Chapter 1
Séminaires à l'Observatoire en 2001/2002

Salle de Cours, Grande Coupole
11 rue de l'Université
67000 STRASBOURG


Liste des Séminaires en 2001/2002

  1. (Vendredi 14 Septembre 2001) Yves GROSDIDIER (IAC, Espagne) Phénomenes turbulents au sein des vents stellaires Wolf-Rayet, et turbulence des nébuleuses associées.
  2. (Vendredi 21 Septembre 2001) Eva GREBEL (Max-Planck-Institut fuer Astronomie, Heidelberg) Dwarf Galaxies in the local group and local volume.
  3. (Vendredi 28 Septembre 2001) Francoise COMBES (Observatoire de Paris) Evolution des galaxies avec ALMA.
  4. (Vendredi 5 Octobre 2001) Victor DEBATTISTA (Astronomisches Institut, Universitaet Basel, Binningen) Dynamical friction in barred galaxies and dark matter content of disk galaxies.
  5. (Vendredi 12 Octobre 2001) Bernd VOLLMER (Max-Plank Institut fuer Radioastronomie, Bonn) L'étude des propriétes de la matière interstellaire d'une galaxie d'amas par son interaction avec le gaz intra-amas.
  6. (Vendredi 26 Octobre 2001) Quentin PARKER (Institute for Astronomy, Edinburgh) The two pillars of the UKST: The H-alpha survey and 6dF.
  7. (Vendredi 2 Novembre 2001, report au Lundi 5 Novembre) Isabelle BARAFFE (ENS, Lyon) Etoiles de faible masse et naines brunes: application a l'evolution des secondaires dans les variables cataclysmiques.
  8. (Vendredi 9 Novembre 2001) Antony SARRAT (IN2P3) Comment mesurer le spectre des neutrinos solaires de basse énergie ?
  9. (Vendredi 16 Novembre 2001) Alain LECAVELIER (Institut d'Astrophysique de Paris) L'Observatoire FUSE: des disques circumstellaires aux galaxies bleues compactes.
  10. (Jeudi 22 Novembre 2001, 14h00 (Exceptionnel)) Valerie SHRIMPLIN (Head, Quality & Standards Department, University of Luton, England) Quality Assurance in Higher Education : the UK model as a method for improvement in scientific disciplines.
  11. (Vendredi 23 Novembre 2001) Valerie SHRIMPLIN (Head, Quality & Standards Department, University of Luton, England) Copernican Iconography in Michelangelo's Last Judgment; the idea of the centre of the Universe.
  12. (Vendredi 30 Novembre 2001) Heino FALCKE (Max-Planck-Institut fuer Radioastronomie, Bonn) The Power of Jets.
  13. (Vendredi 7 Décembre 2001) André HECK (Observatoire Astronomique de Strasbourg) Créativité en arts et sciences: mêmes recettes?
  14. (Vendredi 14 Décembre 2001) Cécile LOUP (Observatoire de Calar Alto, Espagne) AGB stars in the Large Magellanic Cloud.
  15. (Vendredi 11 Janvier 2002) Christophe COLLET (Université Louis Pasteur de Strasbourg, Laboratoire des Sciences de l'Image, de l'Informatique et de la Télédétection) Intéret de l'analyse statistique d'images par approches markoviennes multiéchelle, multirésolution ou multigrille.
  16. (Vendredi 18 Janvier 2002) Suzy COLLIN (Observatoire de Paris, Meudon) Le statut du disque d'accrétion dans les Noyaux Actifs de Galaxies et les quasars.
  17. (Vendredi 25 Janvier 2002) Stéphane COLOMBI (Institut d'Astrophysique de Paris) INC: un groupe d'investigations numériques en cosmologie.
  18. (Vendredi 1er Février 2002) Ralf BENDER (Universitaets-Sternwarte, Muenchen) Supermassive black holes in galaxy centers.
  19. (Vendredi 22 Février 2002) Luiz DA COSTA (European Southern Observatory) The EIS project: present status and future perspectives.
  20. (Vendredi 1er Mars 2002) Frédéric COURBIN (Institut d'Astrophysique de Liege, Belgique et Universidad Catolica de Chile) Astrophysique et Cosmologie a l'ere de la haute résolution spatiale.
  21. (Vendredi 8 Mars 2002) Matthias SCHREIBER (Universitaets-Sternwarte, Goettingen) Observational constraints on the Disk Instability Model (DIM).
  22. (Vendredi 15 Mars 2002) Brigitte ROCCA (Institut d'Astrophysique de Paris) L'evolution des galaxies dans les sondages profonds: implications sur les "redshifts photometriques" et l'age des galaxies elliptiques.
  23. (Vendredi 22 Mars 2002) André HECK (Observatoire Astronomique de Strasbourg) La pollution lumineuse : une lutte deséspérée ?
  24. (Vendredi 12 Avril 2002) Alain HUI-BON-HOA (Observatoire de Paris) Diffusion microscopique et etoiles chimiquement particulieres.
  25. (Vendredi 19 Avril 2002) Yves GALLANT (CEN, Saclay) Modelisation et observations des vestiges de supernovas plerioniques.
  26. (Vendredi 26 Avril 2002) Mark ALLEN (Observatoire Astronomique de Strasbourg) Ultraviolet Clues to the Evolution of Radio Galaxies.
  27. (Vendredi 3 Mai 2002) Jean-Claude BOURET (Observatoire de Marseille) Modeles d'etoiles O a faible metallicite et applications a l'etude de la forma tion stellaire.
  28. (Vendredi 24 Mai 2002) Kailash C. SAHU (Space Telescope Science Institute, Baltimore, MD) A kaleidoscopic view through gravity's microlenses.
  29. (Vendredi 31 Mai 2002) Vanesssa HILL (GEPI, Observatoire de Paris-Meudon) FLAMES/GIRAFFE : un spectrographe haute resolution, multi-objet et integrale de champ pour le VLT.
  30. (Vendredi 7 Juin 2002) Stefan DREIZLER (Université de Tuebigen) Stellar atmospheres for hot compact objects.
  31. (Vendredi 5 Juillet 2002) Arnold H. ROTS (Center for Astrophysics, Cambridge, MA) X-ray Timing of Pulsars


Voir aussi:


Phénomenes turbulents au sein des vents stellaires Wolf-Rayet, et turbulence des nébuleuses associées.

Vendredi 14 Septembre 2001

Yves GROSDIDIER
IAC, Espagne

Dans ce séminaire, je présenterai des résultats récents (travaux menés de front avec A. Acker et A. Moffat, Montréal) sur i) la variabilité stochastique des raies spectrales en émission de plusieurs étoiles centrales de nébuleuses planétaires de type WR, et ii) la nature de la turbulence au sein de la nébuleuse M1-67, éjectée de létoile WR massive WR124. Autour de ces deux themes (plus détaillés ci-apres), je tenterai d'évoquer le possible impact de la structure des vents stellaires sur la fragmentation nébulaire, mais aussi de montrer combien ces types d'études peuvent nous apprendre sur la nature de la turbulence astrophysique en milieu compressible.

VENTS WR POP. II: La spectroscopie intensive a moyenne résolution (OHP, ESO et Mont Mégantic, Canada) de ces étoiles révele l'existence de variations stochastiques au sommet des raies d'émission (sous-pics mobiles, i.e. en accélération; échelles de temps: environ ). Ces variations suggerent une fragmentation intrinseque des vents dont je résumerai les principales caractéristiques (``bursts'' qui se maintiennent durant plusieurs nuits, cinématique des sous-pics, etc.). Je comparerai la variabilité spectroscopique des étoiles centrales de type WR a celle des étoiles WR massives. Les vents WR pop. II étant fragmentés, l'estimation des taux de perte de masse actuels a partir de méthodes supposant les atmospheres homogenes conduit a une surestimation i) des taux de perte de masse eux-memes, et ii) des masses initiales des étoiles avant qu'elles n'entrent dans la phase WR.

TURBULENCE AU SEIN DE M1-67: A partir de l'imagerie HST/WFPC2 et de l'interférométrie Fabry-Pérot CFHT/OSIS en H-alpha de la nébuleuse M1-67, je montrerai que cette nébuleuse éjectée affiche une interaction avec le milieu interstellaire (MIS) assez importante (les champs de densité et de vitesse sont trés perturbés). Ces perturbations sont reliées, d'une part, a l'histoire des vents issus de WR124 durant sa propre évolution et, d'autre part, a l'interaction avec le MIS. Le calcul des fonctions de structure pour un grand nombre d'ordres (via des transform ées en ondelettes continues, méthode dont je présenterai les avantages certains) permet de détecter tout régime inertiel et, le cas échéant, de caractériser la nature (de type compressible ou bien de type Kolmogorov ? Autre ?) et le caractere intermittent ou non de la turbulence sous-jacente. Je présenterai ce type d'analyse aussi bien pour le champ de densité que pour le champ de vitesse de M1-67. Une turbulence de type compressible et intermittente est clairement détectée pour cet objet. Je quantifierai cette turbulence dans le cadre des Multifractals Universels développés par S. Lovejoy (Univ. McGill, Montréal) et proposerai une interprétation la multiplicité des lois de Larson de la turbulence comme conséquence de l'intermittence.


Dwarf Galaxies in the local group and local volume.

Vendredi 21 Septembre 2001

Eva GREBEL
Max-Planck-Institut fuer Astronomie, Heidelberg

Dwarf galaxies, the most frequent galaxy type and building blocks of cosmological importance have become an area of intense study over the past two decades. In this talk I will try to summarize the key properties of dwarf galaxies of different morphological types in the Local Group, for most of which we now have extensive ground-based or space-based data. In particular, common trends in the various observed modes of star formation are beginning to emerge, which appear to be correlated both with intrinsic galaxy properties such as their mass as well as external influences such as proximity to a massive neighbor. This will be compared to what we know about dwarfs in nearby groups, which we are currently studying through a 200-orbit HST snapshot survey.


Evolution des galaxies avec ALMA.

Vendredi 28 Septembre 2001

Francoise COMBES
Observatoire de Paris

Les domaines de longueur d'onde millimétrique et submillimétrique sont privilégiés pour l'exploration des galaxies a grand redshift, grace a la correction K négative: le pic de l'émission de la poussiere a 60-100 microns se décale pour les galaxies lointaines vers 1 millimetre. Les grands surveys de champs vides avec les réseaux de bolometres comme SCUBA sur le JCMT ou MAMBO sur le télescope de 30m de l'IRAM ont découvert dans le continuum de l'ordre d'une source par arcmin carré. La plus grande difficulté dans l'exploitation de ces surveys est l'identification des sources, et la confusion. Avec ALMA, non seulement on pourra détecter pres de 100 fois plus de sources, et atteindre la densité des galaxies LBG (" Lyman Break galaxies ") détectées en optique aujourd'hui, mais la confusion sera completement supprimée, grace a la haute résolution spatiale, et l'on pourra aussi détecter les raies moléculaires de CO qui permettront, grace au redshift, d'identifier exactement les sources. Aujourd'hui, ces raies ne sont pas autant favorisées que le continuum par la correction K, et les sources détectées a grand redshift sont a peine plus d'une douzaine (la plupart amplifiées par une lentille gravitationnelle). ALMA permettra une étude exhaustive des galaxies jeunes et des starbursts, en particulier obscurcis par la poussiere, et sera donc complémentaire a NGST et aux futurs ELTs. Tous les progres que permettra ALMA pour les galaxies proches seront aussi abordés.


Dynamical friction in barred galaxies and dark matter content of disk galaxies.

Vendredi 5 Octobre 2001

Victor DEBATTISTA
Astronomisches Institut, Universitaet Basel, Binningen

I review the evidence for rapidly rotating bars in barred galaxies, including in the Milky Way. The rate of rotation of bars constrains thedark matter content based on the fact that a bar would rapidly transfer its angular momentum to the halo if the halo is massive. Results of simulations suggest that barred galaxies must therefore be maximal disks. I argue further that the same result must also hold for unbarred high surface brightness galaxies, which contradicts the usual impression, based on Ostriker and Peeble's original argument for invoking massive halos.


L'étude des propriétés de la matière interstellaire d'une galaxie d'amas par son interaction avec le gaz intra-amas.

Vendredi 12 Octobre 2001

Bernd VOLLMER
Max-Plank Institut fuer Radioastronomie, Bonn

Un amas de galaxies représente un laboratoire idéal pour étudier la matière interstellaire des galaxies d'amas sous des conditions extrêmes. D'un côté le gaz intra-amas exerce une pression thermique isotrope sur la ISM d'une galaxie, de l'autre côté, quand une galaxie tombe dans un amas, elle subit une pression dynamique due à sa vitesse élevée par rapport au gaz intra-amas. Je présenterai un modèle numérique pour étudier les effets de la pression dynamique, puis un modèle analytique pour étudier les effets de la pression thermique sur la ISM. Les liens avec la formation stellaire seront discutés.


The two pillars of the UKST: The H-alpha survey and 6dF.

Vendredi 26 Octobre 2001

Quentin PARKER
Institute for Astronomy, Edinburgh

I will describe two independent projects currently underway at the AAO UK Schmidt Telescope. One involves the creation of a new Southern Galactic Plane H-alpha survey using the worlds largest monolithic interference filter and the other the commissioning of a robotic R-theta multi-fibre spectroscopy system called 6dF.

The first offers an unrivalled combination of area coverage resolution and sensitivity for mapping the gaseous emission content of the galaxy and many exciting discoveries have already been made. 6dF on the other hand enables, for the first time, shallow hemispheric spectral surveys of a few X10**5 sources.


Etoiles de faible masse et naines brunes: application à l'évolution des secondaires dans les variables cataclysmiques.

Vendredi 2 Novembre 2001, report au Lundi 5 Novembre

Isabelle BARAFFE
ENS, Lyon

Je présenterai nos travaux sur la modélisation des étoiles de faible masse et des naines brunes. De nombreuses contraintes observationelles (diagramme magnitude couleur, relation masse-magnitude, spectres, etc.) nous permettent maintenant de tester la théorie, nous indiquant ses succès et les incertitudes restantes. Ces modèles ont été appliqués à l'étude des secondaires (étoile de faible masse ou naine brune) dans les systèmes de variables cataclysmiques. Malgré l'amélioration de la physique décrivant la structure interne des secondaires, certaines difficultés apparaissent pour expliquer la distribution en période de ces systèmes binaires serrées.


Comment mesurer le spectre des neutrinos solaires de basse énergie ?

Vendredi 9 Novembre 2001

Antony SARRAT
IN2P3

Depuis le résultat de l'expérience Homestake (1968), toutes les expériences détectant les neutrinos émis par le Soleil ont mesuré un flux inférieur aux prédictions théoriques des modèles solaires. Ce déficit du nombre d'interactions observées au niveau de la Terre peut s'expliquer par un changement de saveur des neutrinos entre leurs lieux de production et de détection. Ces oscillations ne peuvent se produire que si les neutrinos ont une masse, contrairement à ce qui est postulé dans le modèle standard de la physique des particules. Les résultats expérimentaux actuels ne concernent que la partie la plus énergétique du spectre des neutrinos solaires. La mesure séparée des différentes contributions de basse énergie de ce spectre permettrait d'apporter de nouvelles contraintes sur les modèles solaires et sur les paramètres d'oscillations. Dans cet exposé, j'expliquerai comment, sous certaines conditions, la diffusion élastique neutrino-électron dans une chambre à projection temporelle remplie d'hélium à 20 bars pourrait permettre d'obtenir cette séparation.


L'Observatoire FUSE: des disques circumstellaires aux galaxies bleues compactes.

Vendredi 16 Novembre 2001

Alain LECAVELIER
Institut d'Astrophysique de Paris

L'observatoire FUSE permet d'obtenir des spectres dans l'UV lointain (900-1200 Angstroems) avec un pouvoir de résolution d'environ 20000. Il se révèle donc un instrument idéal pour l'étude de l'hydrogène moléculaire et la détermination de l'abondance de très nombreux éléments ayant des transitions électroniques dans ce domaine de longueur d'onde. Je montrerai quelques résultats obtenus avec cet observatoire en insistant particulièrement sur les disques circumstellaires, le deutérium, et les abondances dans les galaxies bleues compactes déficientes en métaux.


Quality Assurance in Higher Education : the UK model as a method for improvement in scientific disciplines.

Jeudi 22 Novembre 2001, 14h00 (Exceptionnel)

Valerie SHRIMPLIN
Head, Quality & Standards Department, University of Luton, England

Quality Assurance methods are becoming increasingly well known as systems applicable in business, commerce and industry. In modified form, concepts such as Total Quality Management and the principles associated with the internationally recognized ISO9000 can be applied to education. In UK Higher Education, although there is regional variation, quality management systems are broadly utilized in universities in order to ensure the quality and standards of education. While not always popular with academics and sometimes mistakenly perceived as bureaucratic inspection systems, it is undoubtedly true that effective methods can be utilized to secure, and also to enhance, the quality of the educational experience of students and the standards of outcomes in educational systems. The main principles of the UK systems will be explained, as well as their application at national, institutional and subject level.


Copernican Iconography in Michelangelo's Last Judgment; the idea of the centre of the Universe.

Vendredi 23 Novembre 2001

Valerie SHRIMPLIN
Head, Quality & Standards Department, University of Luton, England

In Judao-Christian art, the iconography of the Last Judgment (where the three parts of the universe: heaven earth and hell, were depicted together) was traditionally based on a layered structure relating to the ancient perception of the flat earth covered by the dome of heaven according to biblical cosmology. Michelangelo's revolutionary design for the Last Judgment in the Sistine Chapel in Rome (painted 1536-41) differs significantly from the standard format since Christ, depicted as a beardless and Apollonian 'sun-god' is positioned not at the top of a layered, hierarchical format but in the centre of a dramatic circular and rotating design. The possible reasons for this may be traced to the common ground shared between the Catholic Reformation revival of the traditional Christian analogy between the deity and the sun, the neoplatonic cult of sun-symbolism and literary sources in Dante. Evidence may also be provided of the influence of the Copernican theory of heliocentricity, since interest in such ideas in papal circles can be demonstrated at exactly the time of the fresco's commission. In turn this provides important evidence of papal support for Copernican heliocentricity in the early 1540s, and raises questions about Renaissance perceptions of the centre of the universe. A central point is suggested for Michelangelo's deocentric universe.


The Power of Jets.

Vendredi 30 Novembre 2001

Heino FALCKE
Max-Planck-Institut fuer Radioastronomie, Bonn

The removal of energy and angular momentum through expulsion of fast, sometimes relativistic, bipolar plasma jets from the inner region of accretion flows seems to be a universal phenomenon found across the astrophysical spectrum: from early and late stages of stellar evolution up to supermassive black holes in the center of galaxies. The power of jets seems to scale with the amount of gravitational energy released through the accretion of matter onto the compact object and thus permits a self-similar treatment of jets over many orders of magnitude. Modeling the emission of relativistic jets, from radio to ultra-high-energy photons and cosmic rays, is, for example, crucial for understanding the total radiation spectrum and energy output of black holes. I specifically discuss the case of X-ray binaries and the supermassive black hole at the center of our own Galaxy.


Créativité en arts et sciences: mêmes recettes?

Vendredi 7 Décembre 2001

André HECK
Observatoire Astronomique de Strasbourg

Une enquête de créativité auprès d'un échantillon mondial d'artistes et de scientifiques révèle à la fois variété et similarités dans les processus créatifs.

Les résultats de l'enquête seront présentés, de même qu'une comparaison avec les aspects créatifs de Georges Simenon.

N.B.: séminaire ouvert à tous.


AGB stars in the Large Magellanic Cloud.

Vendredi 14 Décembre 2001

Cécile LOUP
Observatoire de Calar Alto, Espagne

One of the most fundamental parameters to know to understand the evolution of AGB stars is their luminosity. The Large Magellanic Cloud is thus particularly well adapted because its distance is reasonably well known, its thickness is small, and the interstellar extinction toward the LMC is not critical. I will present our knowledge on AGB stars in the LMC acquired thanks to the numerous "old-technique" surveys (photographic plates, objective-prism), and what "new-technique" surveys have brought and will still bring (DENIS, 2MASS, EROS, MACHO, ISO). Finally new tools to derive the bolometric luminosities of AGB stars from photometric observations will be presented.


Interet de l'analyse statistique d'images par approches markoviennes multiechelle, multiresolution ou multigrille.

Vendredi 11 Janvier 2002

Christophe COLLET
Université Louis Pasteur de Strasbourg, Laboratoire des Sciences de l'Image, de l'Informatique et de la Teledetection

L'analyse statistique d'images permet d'effectuer des operations de segmentation, classification, restauration, detection dans le cadre bien etabli du formalisme bayesien, pour des images bruitees. L'ajout de l'hypothese markovienne permet la definition, au sens d'un voisinage preetabli, de contraintes sur la solution. L'interet reside dans la gestion stochastique de ces contraintes : certaines solutions sont plus probables que d'autres, avec une probabilite connue. La production croissante d'images multibandes relance aujourd'hui l'interet de ces approches: comment gerer l'information complexe et redondante contenue en chaque pixel de l'image, sur chaque bande observee ? Faut-il segmenter chaque image puis fusionner (comment ?) les images segmentees ? N'est-il pas plus judicieux de prendre en compte simultanement toute la masse d'observations (et comment ?) ?


Le statut du disque d'accrétion dans les Noyaux Actifs de Galaxies et les quasars.

Vendredi 18 Janvier 2002

Suzy COLLIN
Observatoire de Paris, Meudon

Il est communément admis que les Noyaux Actifs de Galaxies (NAGs) et les quasars tirent leur énergie de l'accrétion sur un trou noir massif. Je résumerai d'abord les idées actuelles concernant le mode d'accrétion et les processus d'émission (en me limitant aux quasars non radio, qui représentent environ 90% de l'ensemble): un disque géométriquement mince et optiquement épais "froid" émettant le continu optique et UV (qui domine la luminosité bolométrique), et une couronne chaude surmontant le disque et émettant le rayonnement X, les deux composantes étant radiativement couplées.

Utilisant alors le modele "standard" de disque d'accrétion et les masses des trous noirs déterminées par la technique de "reverberation mapping" pour un échantillon de quasars brillants, on peut montrer que pres de la moitié des objets de l'échantillon accretent a un taux super-critique, ce qui semble incompatible avec le nombre de quasars observés et avec leur distribution de masse. Diverses possibilités seront envisagées, et je montrerai que la plus plausible est que le rayonnement optique-UV des quasars n'est pas produit par le disque d'accrétion, mais par une structure quasi-sphérique pouvant etre constituée de nuages tres denses dans un flot d'accrétion ou au contraire dans un milieu en éjection.


INC: un groupe d'investigations numériques en cosmologie.

Vendredi 25 Janvier 2002

Stéphane COLOMBI
Institut d'Astrophysique de Paris

Je parlerai ici de la création récente d'un groupe de recherche et d'Investigations Numériques en Cosmologie (INC). L'objectif général est d'aborder le probleme de la formation des galaxies et des grandes structures de l'univers par la combinaison d'approches a corps et hydrodynamiques sophistiquées. Le groupe INC est a meme de fournir a la communauté scientifique francaise des bases de données virtuelles numériques adaptées, pour traiter de sujets aussi variés que la distribution des galaxies a grande échelle, les propriétés statistiques des amas de galaxies et de l'environnement dynamique des halos galactiques, les effets de lentille gravitationnelle par les grandes structures de l'Univers, les propriétés du milieu intergalactique ou encore les composantes du fond de rayonnement micro-onde.

Apres avoir passé en revue brievement les outils numériques dont nous disposons, je décrirai une partie des achevements du groupe INC et discuterai des perspectives a plus ou moins long terme.

(This talk may be given in English if the audience so desires.)


Supermassive black holes in galaxy centers.

Vendredi 1er Février 2002

Ralf BENDER
Universitaets-Sternwarte, Muenchen

I review the detection methods for supermassive black holes in galaxy centers and analyse under which conditions alternative explanations, e.g. neutron star clusters, can be ruled out. Then I discuss the relation between nuclear black hole masses and host galaxy properties. Supermassive black holes only seem to exist in spheroids, pure disk galaxies do not contain nuclear black holes. The black hole mass correlates best with the velocity dispersion of the spheroid, indicating a tight link between black hole growth and host galaxy formation. Finally I briefly discuss paths of black hole formation.


The EIS project: present status and future perspectives.

Vendredi 22 Février 2002

Luiz DA COSTA
European Southern Observatory

A brief overview is presented of some of the most important aspects of the EIS project (ESO Imaging Survey). Special emphasis is given to the work being carried out in building an end-to-end survey system capable of handling the large amount of data envisioned by imaging survey telescopes such as VST and VISTA and as a data provider to the Astrophysical Virtual Observatory (AVO).


Astrophysique et Cosmologie a l'ere de la haute resolution spatiale.

Vendredi 1er Mars 2002

Frédéric COURBIN
Institut d'Astrophysique de Liege, Belgique et Universidad Catolica de Chile

La haute résolution spatiale s'impose dans la plus grande majorité des problemes astrophysiques actuels, depuis l'étude de la physique stellaire, jusqu'a celle des plus lointaines structures de l'Univers. Nombre de nouveaux instruments sont dédiés a la haute résolution. Tous nécessitent l'application de techniques d'analyse fines. La d`\econvolution d'images figure en tout premier plan parmi ces techniques. Ainsi, les données issues des plus grands instruments tels que le VLT(I), ALMA, ou les futurs NGST et NG-CFH munis d'optique adaptative, devront toutes etre deconvoluees. Je presenterai tout d'abord de facon simplifiee les principes des techniques de deconvolution d'images, ainsi qu'une nouvelle methode s'affranchissant des problemes poses par les techniques "traditionnelles" et assurant une parfaite conservation de la photometrie. Au dela des details techniques memes, j'exposerai comment ces methodes sont appliquees a des observations VLT/HST profondes pour permettre d'aborder sous un angle nouveau, l'etude des mirages gravitationnels ainsi que celle de la dynamique et des populations stellaires dans le kiloparsec central des galaxies hotes de quasars.


Observational constraints on the Disk Instability Model (DIM).

Vendredi 8 Mars 2002

Matthias SCHREIBER
Universitaets-Sternwarte, Goettingen

The DIM has become the general accepted explanation for dwarf nova outbursts observed in many CVs and is regarded as the accretion disc model which has linked the theory of accretion discs to observations most successfully. In spite of its success, the DIM faces some difficulties, e.g. using the ad hoc alpha-prescription is not satisfactory.

I'll confront recently developed extensions of the DIM such as mass transfer variations, irradiation, and stream impact heating with observations of three exemplary dwarf novae, i.e. RX And, V446 Her, and SS Cygni. Constraints on future versions of the model will be discussed.


L'evolution des galaxies dans les sondages profonds: implications sur les "redshifts photometriques" et l'age des galaxies elliptiques.

Vendredi 15 Mars 2002

Brigitte ROCCA
Institut d'Astrophysique de Paris

L'evolution des galaxies de type precoce est difficile a interpreter avec des modeles de fusion hierachique tandis qu'une modelisation plus monolithique rend mieux compte des comptages multispectraux de galaxies. Les hypotheses utilisees dans les modeles de comptages (cosmologie et histoire de la formation d'etoiles) seront analysees. Les resultats seront exprimes en termes de "redshifts photometriques", d'ages des elliptiques et d'histoire de la formation d'etoiles a grand z.


La pollution lumineuse : une lutte désespérée ?

Vendredi 22 Mars 2002

Andri HECK
Observatoire Astronomique de Strasbourg

Une conference internationale vient d'etre organisee a La Serena sur le theme de la pollution lumineuse. Organisee par les grands observatoires chiliens (surtout CTIO) et l'UAI, elle etait bien sur conditionnee par des retombees locales immediates. Sa forte participation internationale (environ 130 personnes a la seance inaugurale alors que les organisateurs avaient table sur la moitie), la gamme des disciplines couvertes (astronomie optique et radio, environnement, physiologie, etc., sans oublier les fabricants de luminaires et les specialistes de la securite), ont fait de cette reunion un evenement historique ou de nombreux problemes pratiques ont ete abordes.

Le seminaire donnera un apercu de ceux-ci, de meme que des themes touches lors de la discussion finale (sans oublier le sujet que j'ai moi-meme presente les perspectives de publicite depuis l'espace).

Nous, astronomes observateurs ou pas, sommes tous concernes par cette pollution lumineuse, bien sur comme etres vivants subissant les perturbations de cycles circadiens, mais surtout aussi longtemps qu'une partie des donnees que nous utilisons seront collectees depuis le sol. A noter que de nombreux observatoires devraient balayer devant leur propre porte et montrer l'exemple d'un eclairage adequat (efficace, economique, securitaire).


Diffusion microscopique et etoiles chimiquement particulieres.

Vendredi 12 Avril 2002

Alain HUI-BON-HOA
Observatoire de Paris

Certaines etoiles presentent des abondances tres differentes de celles que l'on peut attendre (etoiles Chimiquement Particulieres). On suppose que cela est du a la diffusion microscopique des elements chimiques. Ce processus engendre une stratification des abondances, differente pour chaque element, entrainant un enrichissement ou une depletion de la zone de formation des raies spectrales. Dans ce cadre, je presenterai un code moderne de calcul de diffusion et les resultats obtenus, notamment en terme de contraintes sur les modeles evolutifs.


Modelisation et observations des vestiges de supernovas plerioniques.

Vendredi 19 Avril 2002

Yves GALLANT
CEN, Saclay

La Nebuleuse du Crabe est le prototype du vestige de supernova de type "plerionique", soit de morphologie "pleine" par opposition aux vestiges de supernovas en "coquilles". La morphologie et le spectre non-thermique de ces "plerions" (observes du domaine radio jusqu'au domaine du TeV dans le cas du Crabe) sont attribues a l'influence d'un pulsar central, par le truchement d'un vent relativiste dont le choc de terminaison accelere les electrons et positons du vent. Les plerions, et en particulier le Crabe, constituent un "laboratoire" privilegie pour les chocs relativistes et l'acceleration de particules qui s'y produit, etant donnees les informations qui y sont accessibles sur la source centrale et la distribution spatiale de l'emission.

Apres une presentation generale de ces objets et des mecanismes physiques en jeu, je m'attacherai plus specifiquement aux modeles de l'acceleration des electrons et positons aux chocs relativistes et a leur confrontation aux observations des plerions. Je presenterai les resultats d'etudes theoriques des mecanismes de cette acceleration, basees sur des considerations analytiques, des calculs numeriques et des simulations de type Monte-Carlo et "particle-in-cell". Je decrirai un scenario probable de pre-acceleration par un mecanisme d'absorption resonante d'ondes cyclotron ioniques, puis d'acceleration par la version relativiste du mecanisme de Fermi. Je discuterai ensuite, dans le cadre de ce modele, de l'interpretation d'observations recentes de plerions, en particulier dans le domaine infrarouge.


Ultraviolet Clues to the Evolution of Radio Galaxies.

Vendredi 26 Avril 2002

Mark ALLEN
Observatoire Astronomique de Strasbourg

Recent high resolution UV imaging of nearby Radio Galaxies reveals complex and extended UV emission, even at zero redshift. The UV morphologies show regions of star formation, dust obscuration, jets, scattered AGN light, and in some cases are reminiscent of high-z radio galaxy structures seen in the rest frame UV. I will discuss these UV observations in the context of the evolution of Radio Galaxies.


Modeles d'etoiles O a faible metallicite et applications a l'etude de la formation stellaire.

Vendredi 3 Mai 2002

Jean-Claude BOURET
Observatoire de Marseille

- Dans le but d'etudier les proprietes des etoiles massives dans un environnement pauvre en metaux, nous avons obtenu des spectres d'un echantillon d'etoiles O du SMC, de differents types spectraux et differentes classes de luminosites. La couverture spectrale comprend le FUV (spectres FUSE entre 900 et 1200 A), l'UV (HST/STIS entre 1200 et 1800 A) et l'optique (soit a l'ESO soit a l'AAT).
- Je presenterai les resultats que nous avons obtenus a l'aide d'un code recent modelisant les vents en incluant les effets hors-ETL et le line blanketing. Le calcul de spectres synthetiques pour ces etoiles nous a permis de determiner des parametres fondamentaux tels que les temperatures, taux de perte de masse, composition chimique et taux de rotation, avec une precision sans precedent. Je discuterai l'interet de ces mesures pour l'etude quantitative de la dependance de la perte de masse des etoiles O en fonction de la luminosite et la metallicite.
- Je terminerai en soulignant l'interet de ces spectres theoriques pour le calcul de spectres synthetiques de galaxies starbursts a grands redshifts.


A kaleidoscopic view through gravity's microlenses.

Vendredi 24 Mai 2002

Kailash C. SAHU
Space Telescope Science Institute, Baltimore, MD

After monitoring of millions of stars towards the Magellanic Clouds over the past 7 years and the detection more than a dozen microlensing events, the location and nature of the lenses remains controversial. I will argue that the lenses within the Magellanic clouds play a dominant role as gravitational lenses and that the contribution of the MACHOs to the dark matter is small. I will present some recent results from PLANET collaboration on the search for extra-solar planets. I will also describe how microlensing is an effective tool to determine the stellar mass function down to planetary masses, the stellar masses to the accuracy of a few percent, and the fraction of white dwarfs, neutron stars and black holes in binaries.


FLAMES/GIRAFFE : un spectrographe haute resolution, multi-objet et integrale de champ pour le VLT.

Vendredi 31 Mai 2002

Vanesssa HILL
GEPI, Observatoire de Paris-Meudon

FLAMES/GIRAFFE et son lien UVES est un instrument VLT qui sera sans competiteur dans le monde. FLAMES/GIRAFFE est un spectrographe alimente par des fibres optiques, qui combine la spectroscopie haute resolution au mode multi-objet et au mode bidimensionnel, dans un tres grand champ (25'). Il sera fonctionnel au foyer Nasmyth de l'UT2 des 2003. FLAMES/GIRAFFE propose trois modes observationnels MEDUSE (130 monofibres positionnees dans 25'), IFU (15 mini-integrale de champ 2x3" positionnies dans 25') et ARGUS (integrale de champ), et pour chacun de ces modes, deux risolutions spectrales (R=6000 ou R=15000). Ils sont aussi completes par un lien par fibres vers le spectrographe haute resolution UVES (deja en operation), vers lequel 8 fibres (8 monofibres positioneies dans 25') peuvent etre envoyees.


Stellar atmospheres for hot compact objects.

Vendredi 7 Juin 2002

Stefan DREIZLER
Université de Tuebigen

Modeling stellar spectra for hot stars has made significant progess during the last decade. I will describe our stellar atmosphere models and then show three applications: The analysis of pulsating hot white dwarfs and its implications to the asteroseismology of these objects, the time resolved spectroscopy of the pulsating subdwarf B star PG1605+072 and the X-ray spectrum of the enigmatic object RXJ1856.5-3754.


X-ray Timing of Pulsars

Vendredi 5 Juillet 2002

Arnold H. ROTS
Center for Astrophysics, Cambridge, MA

In the last decade it has become possible to provide time information for space-based observations to an accuracy that rivals that of earth-based observatories. I will report on the time calibration of the Rossi X-ray Timing Explorer (RXTE) and six years of monitoring the pulsars B0531+21 (Crab) and B1509-58. For the Crab pulsar we have determined the X-ray / radio lag very accurately, while B1509-58 has provided us with the puzzle of periodic or quasi-periodic timing deviations. In both cases the RXTE observations can now provide a more accurate timing ephemeris than the radio data.


Rodrigo Ibata, Observatoire Astronomique de Strasbourg