Chapter 1
Séminaires à l'Observatoire en 2007/2008

Salle de Cours, Grande Coupole, 10h30
11 rue de l'Université
67000 STRASBOURG


Liste des Séminaires en 2007/2008


Voir aussi:

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Dynamical aspects of dark matter.

Vendredi 28 Septembre 2007, 10h30

Sébastien PEIRANI
Institut d'Astrophysique de Paris

In an Universe dominated by dark matter, within the hierarchical scenario, galaxies are formed when baryonic gas falls into the gravitational potential well of dark matter haloes. Therefore, many properties of galaxies are expected to be closely related to those of their host haloes. In particular, the origin of angular momentum remains a key factor in understanding the formation, evolution and particularly the morphological types of galaxies. In this framework and in the context of the ΛCDM cosmology, I will present results from N-body simulations on both the angular momentum evolution and the dynamical relaxation of dark haloes. I will then emphasize on the role played by mass accretion and merger processes and show how can such studies be used to develop models for galactic disk formation and to make theoretical predictions for future experiments such as the space mission GAIA.


L'énigme de la période radio variable de Saturne.

Vendredi 5 Octobre 2007, 10h30

Philippe ZARKA
Observatoire de Paris

La mesure de la période de rotation des planètes géantes dans le domaine visible est imprécise car elle ne donne que la combinaison entre rotation interne et vitesse des nuages, toutes deux inconnues a priori. Comme les émissions radio des planètes sont produites par des électrons en mouvement dans le champ magnétique planétaire, elles sont en principe liées à l'intérieur planétaire, et c'est pourquoi on les utilise pour mesurer la rotation interne des planètes géantes. Pour Jupiter, on mesure ainsi une période stable à mieux qu'un millionième près. Dans le cas de Saturne, les mesures radio de Voyager avaient fourni une période de 10h 39m 24s ±7s, adoptée comme la période de rotation de Saturne. Mais des mesures ultérieures par Ulysse et Cassini ont montré que cette valeur pouvait varier de ±6 min (donc ±1 pour 100) à l'échelle de quelques mois ou quelques années. Les mêmes variations semblent affecter le champ magnétique mesuré dans la magnétosphère de Saturne par Cassini. L'origine de cette variation énorme, qui ne peut évidemment pas refléter celle de la rotation interne de la planète, est une énigme majeure dont la solution conditionne entre autres la mesure des vents et de la structure interne de Saturne. Nous nous sommes intéressés aux variations de période à plus court terme (quelques jours) et avons obtenu les 2 résultats suivants [réf. 1] :

(1) la période radio de Saturne varie à l'échelle de 20-30 jours, avec une amplitude supérieure à celle des variations à long terme (qui pourraient n'être qu'un résidu de la moyenne des variations à court terme);

(2) ces variations à 20-30 jours sont corrélées à celles de la vitesse du vent solaire près de Saturne (et seulement sa vitesse, à l'exclusion de sa pression ou sa densité), ce qui prouve notamment que l'origine de ces variations est - au moins en partie - externe au système de Saturne. Une des théories précédemment proposées pour expliquer la variation de période radio à long terme suggérait précisément un tel contrôle externe et un rôle spécifique de la vitesse du vent solaire [réf. 2]. Cette théorie, qui s'applique également aux variations à court terme, est renforcée par les résultats ci-dessus, et offre un cadre dans lequel on devrait être capable de retrancher les variations dues au vent solaire pour obtenir la véritable période de rotation interne de Saturne. Ces travaux sont en cours...

[1] P. Zarka, L. Lamy, B. Cecconi, R. Prangé & H. O. Rucker, Solar Wind modulation of Saturn's radio clock, Nature, in press, 2007.

[2] B. Cecconi & P. Zarka, Model of a variable radio period for Saturn,, J. Geophys. Res. 110, A12203, 2005.


The evolution of disk galaxies in a dark matter-dominated Universe.

Vendredi 19 Octobre 2007, 10h30

Eric BELL
Max Planck Institut fuer Astronomie, Heidelberg

The vast majority of galaxies (by number) have prominent disks. Such disks are dynamically fragile, and would be strongly affected (or even disrupted) by interactions with other galaxies. Yet, one of the hallmarks of galaxy evolution in a dark-matter dominated Universe is that most galaxies should be subjected to an almost continuous rain of dark matter subhalos (many of them containing visible galaxies). In this talk, I show that i) many disk galaxies are indeed being destroyed and transformed into spheroidal galaxies in the last 8 billion years, arguably by interactions, and ii) those disk galaxies that remain bear the scars of a considerable beating by dwarf galaxies. I argue in the talk that these observations are consistent with our understanding of disk galaxy formation in a LCDM context, and discuss a few outstanding challenges for this picture of disk galaxy evolution.


Les disques externes des galaxies spirales.

Vendredi 9 Novembre 2007, 10h30

Jonathan BRAINE
Observatoire de Bordeaux

Tout d'abord, j'essaierai de montrer l'intérêt de l'étude des disques externes, qui va des questions de matière noire à la formation d'étoiles et à l'évolution galactique. Dans le disque externe, la densité est dominée par le gaz plutôt que par les étoiles. Ainsi, le focus principal de ma présentation sera sur le milieu interstellaire, sa masse, ses phases (atomique, moléculaire, et ionisée), et la relation avec la formation d'étoiles dans l'environnement de faible métallicité et faible champ de rayonnement que constitue le disque externe.


Much to do about galaxy clusters.

Vendredi 7 Décembre 2007, 14h00

James BARTLETT
Université Paris Diderot - Paris VII

Galaxy clusters offer powerful and unique probes of cosmology and of the astrophysics of structure and galaxy formation. Large cluster catalogs with well-understood selection criteria are the foundation of this science. We expect a number of important new surveys to make significant advances in cluster science over the next 5 years.

I will review the cosmological and astrophysical importance of galaxy cluster studies and discuss different ways of surveying for clusters. I will then focus on the Planck satellite cluster survey (launch in 2008), which will be the deepest all-sky survey to date, greatly surpassing the previous ROSAT survey by producing several thousand clusters out to redshift one. We will look at the selection criteria and the expected contents of the catalog in terms of mass, redshift and X-ray properties. I will also discuss potential X-ray follow-up programs with XMM-Newton. To finish, we will take a brief look at the unique potential of the SNAP satellite (proposed as the JDEM mission) for cluster science.


Cen X-3 long term intensity variation studies.

Mardi 8 Janvier 2008, 14h00, exceptionnellement

Harsha RAICHUR
Raman Research Institute, Bangalore

Cen X-3 shows aperiodic long term intensity variations with timescales of a few days to a hundred days. This is in contrast to the superorbital intensity variations observed in other X-ray binary pulsar systems that are periodic (Her X-1, LMC X-4) or quasi-periodic (SMC X-1) and are understood to occur due to obscuration of the central X-ray source by a warped or inclined precessing accretion disk. We have studied the QPOs observed in Cen X-3 during its high and low states and find that the QPO frequency has no relation to the X-ray intensity implying that either the QPOs of Cen X-3 are not due to beat frequency or that the observed X-ray intensity of Cen X-3 is not the true intensity of the X-ray source. We have also studied the eclipse shape and pulsed fraction of Cen X-3 in three different intensity states, namely - high, intermediate and low states. We find that X-rays come from a larger emission region when the source is in low intensity states than when the source is in high intensity state. Also the pulsed fraction of the X-rays emitted decreases as the source intensity decreases and is not measurable when the source count rate is lower than 300 counts/sec. These findings are similar to those reported for LMC X-4 and SMC X-1 and indicate that Cen X-3 may possess an obscuring accretion disk that has aperiodic precession. The above results will be presented and discussed in the talk.


Chemodynamique des galaxies de Z=0 à z=1.5.

Vendredi 25 Janvier 2008, 10h30

Hervé WOZNIAK
Observatoire de Lyon

Dans le cadre de l'étude des galaxies, les simulations dites chemodynamiques (ou chimico-dynamiques) associent la dynamique stellaire (N-corps), l'hydrodynamique du milieu interstellaire et l'évolution stellaire (formation stellaire, pertes de masse etc.), le plus souvent par l'intermédiaire de 'recettes' plus ou moins contraintes par la physique ou l'observation.

Après en avoir décrit le principe, j'illustrerai l'apport de ces simulations complexes à l'étude de l'évolution des galaxies barrées par quelques exemples récents. J'aborderai également l'intérêt de ce type de simulation pour la comparaison observation-théorie et pour la préparation des futurs instruments. Enfin, je discuterai des progrès numériques en cours ou à venir, dans la perspective des futurs instruments comme MUSE, NISpec, ALMA ou GAIA.


The Spectral Energy Distributions (SEDs) of starburst galaxies.

Vendredi 8 Février 2008, 10h30

Brent GROVES
Sterrewacht Leiden

Starburst galaxies are hosts of massive star formation events that consume a galaxy's gas supply in a few dynamical timescales. These galaxies host a significant fraction of star formation in the local universe and may dominate at high redshift. I present here new models that reproduce the spectral energy distribution of these galaxies, enabling the determination of physical parameters such as star formation rate, and density. These models will give us greater understanding in the physical processes that bring about such events.


Les galaxies centrales d'amas et leur environnement.

Vendredi 15 Février 2008, 10h30

Philippe SALOME
IRAM, Grenoble

Les galaxies centrales d'amas sont des objets particulièrement intéressants pour étudier les mécanismes de formation des galaxies à partir d'accrétion de gaz. En effet, au centre de nombreux amas de galaxies le gaz X semble se refroidir pour venir nourrir la galaxie centrale. C'est le phénomène de courant de refroidissement (cooling flow). Je ferai ici un état des lieux des travaux de recherche effectués ces dernières années, qui ont considérablement modifié notre vision du phénomène. Je présenterai ensuite les résultats de mes travaux, concernant la recherche directe de gaz froid dans ces environnements. Il s'avère que les galaxies elliptiques, au centre des courants de refroidissement, sont riches en gaz moléculaire. Les premières cartes d'émission du gaz froid mettent en évidence l'importance des interactions du gaz intergalactique avec l'AGN de la galaxie ainsi que l'existence de longs filaments de gaz moléculaire. Ces images apportent de nouvelles contraintes sur les mécanismes de refroidissement du gaz. L'AGN apparaît en effet comme un possible régulateur, qui permet de contrôler la quantité de gaz intergalactique nourrissant la galaxie centrale. Ces résultats ouvrent de nouvelles pistes à explorer dans la perspective de la mise en service du futur interféromètre ALMA.


The role of host galaxy kinematics in nuclear activity.

Vendredi 22 Février 2008, 10h30

Gaëlle DUMAS
CRAL, Lyon

Physical processes which transport material onto the central regions of nearby active galaxies are still not fully understood. In particular, the role of the host galaxy in triggering and sustaining the nuclear activity remains a key unanswered question. In order to address this problem of AGN fuelling in a new way, an ambitious study of the gaseous and stellar kinematics of nearby active and inactive galaxies has been recently initiated, using multi-wavelength spectroscopic observations. Here I will present this study and discuss its first results.


X-ray Emission from Planetary Nebulae and their Central Stars in the Era of Chandra and XMM-Newton.

Vendredi 29 Février 2008, 10h30

Joel H. KASTNER
Center for Imaging Science, Rochester, USA

Planetary nebulae (PNe) represent very late and short-lived stages in the evolution of intermediate mass (1-8 M sun) stars. Their morphologies span a remarkably wide range, from nearly round through elliptical to strongly bipolar. In the era of Chandra and XMM-Newton, the detection (or non-detection) of diffuse and/or point-like X-ray sources within PNe yields important, unique insight into the origin and evolution of PN morphologies. Diffuse X-ray sources, whether due to PN ``hot bubbles'' (evacuated, superheated cavities) or to collimated outflows or jets, allow us to probe the energetic shocks generated by the very stellar wind interactions that sculpt PNe. Meanwhile, X-ray point sources at PN cores provide potential diagnostics of magnetic fields, accretion disks, and/or binary companions associated with PN central stars; any or all of these phenomena may be responsible for launching or collimating the winds that shape PNe. I summarize recent progress in each of these areas of PN X-ray research.


View on galaxy evolution from the mid- and far-infrared.

Vendredi 7 Mars 2008, 10h30

Damien LE BORGNE
CEA, Saclay

Over the past 20 years, space astronomy opened a whole new window to study galaxy formation and evolution: the mid and far-infrared light from 4 to 1000 microns. This light is a very precious information to consider because it offers a unique way to see star-formation occurring in optically thick dust clouds. Moreover, about half of the overall galaxies' radiation is emitted at these energies, and the cosmic background light in the infrared is very probably dominated by star-forming galaxies. However, the properties of these galaxies are still poorly known and subject to investigations.

I will present my recent works on galaxies seen in the GOODS-Spitzer survey which is the deepest infrared survey to date. In particular, I will show how the deep multi-wavelength infrared counts are decomposed in galaxies of various measured properties (redshift, luminosity, total stellar mass, etc). Then, I will present a complementary method to investigate on the evolution of the star-formation activity in galaxies: I will show how multi-wavelength infrared counts can be efficiently used with a non-parametric inversion technique to recover the evolution of the infrared luminosity function, hence the cosmic star-formation history.


IBVS: a small e-journal in the astronomy information web.

Lundi 10 Mars 2008, 14h00, exceptionnellement

Andras HOLL
Observatoire de Konkoly, Hongrie

(Pas de résumé)


Exploration de l'environnement proche des trous noirs supermassifs dans les noyaux de galaxie.

Mardi 11 Mars 2008, 10h30, exceptionnellement

René GOOSMANN
Institut d'Astronomie de Prague, Rep. Tchèque

Les noyaux actifs de galaxie (NAG) sont parmi les sources les plus lumineuses trouvés dans l'univers. Leur variabilité violente implique que la transformation d'énergie dans les NAG s'effectue par l'accrétion de matière sur des trous noirs supermassifs. Les régions les plus proches de ces trous noirs sont observées dans la gamme des rayons X où le flot d'accrétion est supposé prendre la forme d'un disque qui s'étend jusqu'à la dernière orbite stable du trou noir. Au-dessus du disque les spectres en rayons X observés suggèrent la présence d'une couronne à haute température. Une possibilité pour chauffer cette couronne est de faire appel à la présence de flares magnétiques.

Dans ma présentation, je donne une courte introduction des NAG et en particulier de leurs propriétés en rayons X. Puis je présente un modèle d'émission des flares en me concentrant sur la composante qui est ré-émise par le disque. Cette composante porte les signes caractéristiques de la 'réflexion', notamment la raie K-alpha de fer et la bosse Comptonisée. En plus des calculs de transfert de rayonnement il est nécessaire d'inclure dans ce modèle les effets Doppler et les modifications relativistes dues à la présence du trou noir. Les séquences temporelles de spectres qu'on obtient servent à l'analyse des données X observées avec des instruments actuels et apportent des prédictions sur les observations futures (Simbol-X, XEUS). En particulier, l'analyse de la variabilité de l'émission en rayons X dans les NAG, en appliquant les modèles relativistes des flares, permet de contraindre des paramètres fondamentaux du système comme le moment cinétique du trou noir et la structure d'irradiation du disque d'accrétion.


Young massive embedded star clusters around the active galactic nucleus in NGC1365: properties and survival.

Vendredi 14 Mars 2008, 10h30

Danielle ALLOIN
CEA, Saclay

On observe la présence d'amas stellaires jeunes et massifs au voisinage du noyau actif de la galaxie NGC1365. Ces amas, détectés dans les domaines de l'infrarouge thermique et de la radio, sont encore enfouis dans leur gangue de matériau moléculaire et poussiéreux. A partir de leurs caractéristiques spectrales, nous discuterons leur âge (quelques millions d'années) et leur masse (quelques millions de masses solaires). Leur mode de formation et leur probabilité de survie seront également évoqués.


Relativistic jets in Gamma Ray Bursts and radio galaxies.

Jeudi 20 Mars 2008, 11h00, exceptionnellement

Zakaria MELIANI
Université de Leuven, Belgique

In the first part, I will present the numerical investigation of the various evolutionary phases in the interaction of a relativistic shell with its surrounding cold Interstellar Medium (ISM). We do this for both 1D isotropic as well as full 2D jetlike fireball models. In such jetlike GRB models, I will discuss the differences with the 1D isotropic GRB equivalents. These are mainly due to thermally induced sideways expansions of both the shocked shell and shocked ISM regions. We found that the propagating 2D ultrarelativistic shell does not accrete all the surrounding medium located within its initial opening angle. Part of this ISM matter gets pushed away laterally and forms a wide bow-shock configuration with swirling flow patterns trailing the thin shell. The resulting shell deceleration is quite different from that found in isotropic GRB models. As long as the lateral shell expansion is merely due to ballistic spreading of the shell, isotropic and 2D models agree perfectly. As thermally induced expansions eventually lead to significantly higher lateral speeds, the 2D shell interacts with comparably more ISM matter and decelerates earlier than its isotropic counterpart.

The second part, different model of jet deceleration in FRI radio galaxy we presented. The first, we study relativistic jet propagation in radio galaxies, where the jets encounter a sudden jump in the external medium density. We use this setup to analyze the deceleration of jets in FR I radio galaxies, where the jet is relativistic at pc scales, and subrelativistic at kpc scales. Variations in ISM density could explain sudden transitions in jet propagation behavior. The second, We explore the stability of stratified, rotating, relativistic two-component jets, in turn embedded in static interstellar medium. Also we analyze the effects of two-component in jet deceleration. In the end, I will present the effects of the helical magnetic field on the jet stabilization and the formation of the cocoon.


BALQSOs: What do they tell us?

Mercredi 26 Mars 2008, 10h30, exceptionnellement

Bassem SABRA
Université Notre-Dame, Louaize, Liban

An appreciable fraction of QSOs show broad absorption lines (BALs) in their UV spectra. The BALs are blueshifted with respect to the systemic redshift of the quasar and hence are believed to form in an outflow. The outflow may provide the feedback important to galaxy formation and it is crucial to understanding the physics of accretion disks. In this talk I will concentrate on understanding the X-ray properties of BALQSOs. BALQSOs are heavily absorbed in the X-rays making spectral analysis challenging. Spectral analysis is in the X-ray yields information about the state of the X-ray absorber. I will provide an overview of the BALQsOs in the X-rays and present some specific test cases, some of them extremely are recent. Studying the X-ray absorption and relating it to the UV absorber, in which the BALs form, allows insights into the structure of central engine of quasars.


Modélisation de l'émission haute énergie des pulsars.

Vendredi 28 Mars 2008, 10h30

Jérome PETRI
Centre d'Etude des Environnements Terrestre et Planétaires, Vélizy et Laboratoire de Radioastronomie, ENS, Paris

Découverts il y a 40ans, les pulsars restent aujourd'hui encore des objets astrophysiques au fonctionnement énigmatique. Notre connaissance théorique actuelle se résume à une étoile à neutrons fortement magnétisée et en rotation sur elle-même. En effet, à ce jour, aucun modèle n'est capable d'expliquer simultanément les propriétés de polarisation, la pulsation ainsi que la variabilité du spectre haute énergie (optique, rayons X et gamma) des pulsars. Néanmoins, des efforts récents de modélisation de la magnétosphère et de son environnement proche fournissent une description satisfaisante de l'émission pulsée haute énergie.

Dans une première partie, je rappellerai les principales observations caractérisant les pulsars. Dans une deuxième partie, je passerai en revue les modèles existants susceptibles d'expliquer l'émission pulsée. Je présenterai ensuite en détail un modèle alternatif d'émission haute énergie, émission reliée à une structure particulière nommée vent strié dont les propriétés sont très similaires à celles du vent solaire. Je montrerai que la polarisation de l'émission synchrotron provenant d'une telle géométrie est en accord avec les observations optiques obtenues pour le pulsar du Crabe. L'extrapolation aux plus hautes énergies par diffusion inverse Compton permet d'expliquer les courbes de lumière ainsi que la résolution en phase de la variabilité du spectre de certains pulsars gamma. En effet, je suis capable de reproduire les observations à très haute énergie du pulsar de Vela et de Geminga. La mise en service prochaine du satellite GLAST, opérant entre 20MeV et 300GeV, permettra une étude plus détaillée du rayonnement gamma et donc des processus d'accélération de particules dans la magnétosphère des pulsars. À terme, une discrimination entre les modèles existants sera possible.


Relation binaires X noyaux actifs de galaxie: application à la formation de galaxies.

Vendredi 4 Avril 2008, 10h30

Elmar KOERDING
University of Southampton, UK

Durant ce séminaire, j'introduirai le comportement des binaires X en éruption et je m'attacherai à montrer qu'il est possible de les utiliser comme références pour la quasi totalité des objets accrétants. J'accorderai une importance particulière à l'interaction entre le disque d'accrétion et le jet. Pour appuyer ce modèle, je présenterai plusieurs connexions empiriques entre les binaires X et les NAG. Je discuterai, finalement, des implications pour la rétroaction des NAG dans le contexte de formation des galaxies (en anglais).


Matière sombre dans les galaxies à faible densité de masse.

Vendredi 18 Avril 2008, 10h30

Laurent CHEMIN
GEPI, Observatoire de Paris

La masse des galaxies spirales à faible densité surfacique de masse est supposée entièrement dominée par celle du halo de matière sombre. Ces galaxies sont alors des laboratoires idéaux pour étudier la distribution de matière sombre. Elles permettent de tester certains résultats des simulations numériques réalisées dans le cadre des modèles cosmologiques d'évolution des halos de matière sombre (e.g. Lambda Cold Dark Matter LCDM).

Des résultats d'une étude de la cinématique et de la dynamique de galaxies spirales à faible brillance de surface et de galaxies irrégulières naines seront présentés. Un échantillon sans précédent de cartes de raie d'émission et de champs de vitesse du gaz ionisé a été obtenu pour une trentaine de galaxies au moyen de l'interferométrie Fabry-Perot.

Il sera présenté une étude comparative de la distribution de masse et de la forme des profils de densité de masse des galaxies spirales pour différents modèles de halo de matière sombre, dont celui prédit par les simulations numériques LCDM. Il sera également illustré les effets introduits par des perturbations dynamiques du potentiel et leurs implications sur la forme des courbes de rotation des galaxies, et ainsi sur celle des halos de matière sombre.


Interactions et fusions de galaxies dans l'Univers local et vers de plus hauts redshifts.

Mardi 22 Avril 2008, 16h00 exceptionnellement

Paola di MATTEO
GEPI, Observatoire de Paris

(Pas de résumé)


The hotter side of cold, luminous galaxies at high redshift: towards a complete census of z 2 ULIRG activity .

Vendredi 16 Mai 2008, 10h30

Scott CHAPMAN
Institute of Astronomy, Cambridge, UK

Microjansky radio sources at z 2 divide roughly equally into 3 parts: submm-luminous galaxies, starburst dominated (submm-faint) galaxies, and AGN dominated galaxies. // Confirming the starburst dominated (submm-faint) galaxies has been a challenge. We present new high spatial resolution MERLIN radio observations and IRAM CO molecular gas detections of this population, showing that star formation likely powers these galaxies and places the population roughly on par with the submm-bright "SCUBA" galaxies in their contribution to the evolving luminosity density and build-up of massive galaxies.


Tidal dwarf galaxies: a headache for CDM?

Jeudi 26 Juin 2008, 16h00 exceptionnellement

Benoit FAMAEY
Université Libre de Bruxelles, Institut d'Astronomie et d'Astrophyque

Within the cold dark matter (CDM) framework tidal dwarf galaxies (TDGs) cannot contain dark matter, so the recent results by Bournaud et al. (2007) that 3 rotating TDGs do show significant evidence for being dark matter dominated is inconsistent with the current concordance cosmological theory unless yet another dark matter component is postulated. We confirm that the TDG rotation curves are consistent with Newtonian dynamics only if either an additional dark matter component is postulated, or if all 3 TDGs happen to be viewed nearly edge-on, which is unlikely given the geometry of the tidal debris. We also find that the observed rotation curves are very naturally explained without any free parameters within the modified Newtonian dynamics (MOND) framework if inclinations are adopted as derived by Bournaud et al. We explore different inclination angles and two different assumptions about the external field effect. The results do not change significantly, and we conclude therefore that Newtonian dynamics has severe problems while MOND does exceedingly well in explaining the observed rotation curves of the 3 TDGs studied by Bournaud et al.


Le Strong Lensing Legacy Survey.

Vendredi 27 Juin 2008, 10h30

Rémi CABANAC
Observatoire de Midi-Pyrénées, TBL

Depuis 20 ans, l'analyse des mirages gravitationnels forts offre un outil puissant de mesure directe de la matière non-lumineuse de l'univers dans le cadre de la théorie de la relativité générale. Les progrès réalisés dans la modélisation des déflections gravitationnelles permet maintenant de contraindre non seulement la masse totale des lentilles, mais aussi leur profil et leur environnement. En parallèle, l'étude des grandes structures par observation et simulations numériques ont apporté une vision concordante de l'univers à grande échelle dominé par une énergie et une matière sombres non-baryoniques. Les modèles à l'échelle des galaxies exigent l'inclusion d'effets physiques baryoniques pour rendre compte des observations (formation stellaire, AGN, transferts énergétiques, gaz). Les grands sondages actuels comme le CFHTLS et le SDSS permettent pour la première fois d'établir des échantillons importants de lentilles gravitationnelles à toutes les échelles de masse et redshifts, ouvrant une fenêtre directe sur la mesure des évolutions de matière sombre. Le Strong Lensing Legacy Survey fait partie d'un de ces efforts collectifs. Il est particulièrement sensible à l'échelle des halos intermédiaires (groupes, petits amas) où les jeux entre effets baryoniques et non-baryoniques sont peu connus, mais cruciaux pour notre compréhension de l'assemblage des structures des galaxies aux amas. Dans cette présentation, je décrirai le cadre du projet, ses buts, les étapes, les résultats préliminaires et la perspective à plus long terme.


Towards unification of MOND, self-interacting DM, lambda and neutrino.

Jeudi 3 Juillet 2008, 16h00 exceptionnellement

HongSheng ZHAO
University of St. Andrews, GB

(Pas de résumé)


The universality of the globular cluster mass function - Can dynamical evolution be ruled out?

Vendredi 11 Juillet 2008, 10h30

Mark GIELES
European Southern Observatory

The young massive clusters (YMC) observed in the star-burst environments such as the ``Antennae'' galaxies are thought to be the progenitors of globular clusters (GCs) that are found in almost all galaxies. The respective mass functions (MF), however, are strikingly different: YMCs form with a power-law MF with an index of -2, while the GCs have a typical mass of  200.000 M_sun. The most popular explanation is that the low mass GCs have been eroded by tidal disruption over the course of nearly a Hubble time. Dynamical models predict that indeed a power-law MF can be converted into a bell-shaped MF, but they also show that the turn-over mass depends on the strength of the tidal field. This is at odds with the empirical finding that the turn-over mass in the GC MF is independent of environment (galacto-centric distance and/or galaxy type). To overcome this problem, an analytical model was recently introduced in which the mass-loss rate scales with cluster density, that is, the internal relaxation dominates the evolution and sets the mass loss rate.

I present result from a large set of N-body simulations with which we study this. The rather surprising result is that for a cluster of a given mass at a given orbit, the dissolution time is independent of its radius, and hence density. This is due to a balance between internal relaxation and the effect of the tidal field, which have an opposite effect, but of similar magnitude, on the mass loss rate of clusters with different radii. It implies that the cluster dissolution time depends only on cluster mass and angular velocity around the galaxy centre, which makes it hard, if not impossible, to explain the universality of the GC MF by dynamical evolution.


Observatoire Astronomique de Strasbourg

Rodrigo Ibata