Séminaires en 1994/95


Salle de Cours, Grande Coupole
11 rue de l'Université
67000 STRASBOURG

Récapitulatif des Séminaires

  1. ( 7 Oct 1994) W. TOBIN (IAP) : Etoiles variables des Nuages de Magellan vues par EROS
  2. ( 14 Oct 1994) G. BRUZUAL (Heidelberg) : Galactic evolution
  3. ( 21 Oct 1994) P KROUPA (Heidelberg) : The angular moment of binary star systems and the dominant mode of star formation in disks
  4. ( 28 Oct 1994) C. PICHON (CITA, Toronto) : Formation des barres dans les galaxies
  5. (18 Nov 1994) F. PERRIER (Meudon) : La "qualité" dans les projets informatiques
  6. (25 Nov 1994) C. SAUTY (Meudon) : La focalisation des vents MHD
  7. (2 Dec 1994) P. PETITJEAN (IAP) : Les absorbants métalliques dans les spectres de QSO
  8. ( 9 Dec 1994) K.P. BEUERMANN (Göttingen): AM Her binaries as seen by ROSAT
  9. (16 Dec 1994) G. SOUCAIL (Toulouse): Les potentiels d'amas vus par lentille gravitationnelle
  10. ( 6 Jan 1995) H. REEVES (CEA): La transition Quark/Hadrons dans l'Univers
  11. ( 13 Jan 1995) M. HAYWOOD (Besançon): Mesure de la fonction initiale de masse
  12. ( 20 Jan 1995) Peter SCHUECKER (Münster): Methods and results from the Münster Redshift Project
  13. ( 27 Jan 1995) N. EPCHTEIN (Meudon): Le projet DENIS
  14. ( 3 Feb 1995) Ch. LINEWEAVER (Strasbourg): sujet a preciser
  15. ( 10 Feb 1995) J.L. ATTEIA (CESR): L'enigme des Sursauts gamma.
  16. ( 17 Feb 1995) I. JONCOUR ( ): Imagerie Doppler des T Tauri
  17. ( 24 Feb 1995) S. ROESER (Heidelberg): Catalogue of Positions and Proper Motions (PPM)
  18. ( 3 Mar 1995) MASSET (EtTagger): Coupl. spirales warps
  19. ( 10 Mar 1995) H. RITTER (München): Evolution des variables cataclysmiques
  20. ( 17 Mar 1995) J. MOTHE (IRIT Toulouse): Etat de l'art pour recherches dans des bases de donnés documentaires par réseaux neuronaux
  21. ( 24 Mar 1995) A. HECK: Quelques facettes et challenges de la gestion électronique de l'information
  22. ( 31 Mar 1995) T. FOGLIZZO: Les instabilités de Parker et de cisaillement dans les disques magnétisés azimutalement
  23. ( 7 Apr 1995) D. MINNITI: Stars and clusters in the galactic bulge: clues to galaxy formation
  24. (21 Apr 1995) LEEUWIN: (titre a definir en Dybnameique N corps)
  25. (28 Apr 1995) D. VALLS-GABAUD: Observations de microlentilles gravitationnelles
  26. ( 5 May 1995) H. RITTER: The reaction of low-mass stars to irradiation and its implications for the long-term evolution of compact binaries
  27. (12 May 1995) Anne BARDOU: Interaction d'un disque d'accrétion et du champ magnétique d'un objet central
  28. (19 May 1995) C. PELLETIER, G. HANRI, A. MARCOWITH, J. ROLAND: Emission haute energie des AGN et faisceaux relativistes d'electrons-positrons.
  29. ( 2 Jun 1995) G. TAMMANN: The expansion age of the Universe
  30. ( 9 Jun 1995) M. DUFOUR: Description microscopique de réactions nucléaires d'intéret astrophysique
  31. (16 Jun 1995) J.-Y. Hangouet: Etat de l'informatique a l'Observatoire
  32. (23 Jun 1995) A. GABRIEL: SOHO et sa base de donnees MEDOC
  33. (30 Jun 1995) B. SKIFF: Sunspots, starspots, and tomorrow's weather


Etoiles variables dans les Nuages de Magellan

Vendredi 7 Octobre 1994, à 10h30

William TOBIN
Mount John University Observatory, University of Canterbury, Christchurch (Nelle Zelande)
et Institut d'Astrophysique de Paris
Deux développements donnent un nouvel essor aux études des étoiles variables dans les Nuages de Magellan.

Grâce aux détecteurs CCD, il devient possible d'étudier des étoiles individuelles. En particulier pour les binaires à éclipses, la photométrie CCD au sol sur des téléscopes de 1m et 4m et les données IUE permettent d'étudier les paramètres fondamentaux d'étoiles massives de faible métallicité.

L'expérience EROS fournit de bonnes courbes de lumière pour plusieurs dizaines de milliers d'étoiles variables dans le Grand Nuage. Un catalogue de binaires à eclipses a été produit. On a aussi établi que la relation période-luminosité pour les Cépheides de période inférieure à 10 jours est bimodale. La moitié de ces étoiles pulsent dans la première harmonique. Enfin on a essayé sans succès de trouver des quasars derrière le Grand Nuage de Magellan.

Je décrirai la base de données EROS à l'intention de ceux qui songent à d'autres recherches sur les étoiles variables du Grand Nuage.


Applications of population synthesis models

Vendredi 14 Octobre 1994 à 10h30

Gustavo BRUZUAL
Centro de Investigaciones de Astronomia Merida, Venezuela
et Landessternwarte Königstuhl, Heidelberg

A review of recent applications of population synthesis models will be presented. These applications include:

  1. source of UV continuum and ionizing radiation in elliptical galaxies;

  2. emission lines in star forming galaxies;

  3. star bursts in clusters of galaxies;

  4. modelling dusty dusks:

  5. modelling faint galaxy samples.

The angular momentum distribution of binary stars at birth and the dominant mode of star formation

Vendredi 21 Octobre 1994 à 10h30

Pavel KROUPA
Astronomisches Rechen-Institut, Heidelberg

The formation of single stars with proto-planetary disks is understood reasonably well. Recent observations of star-forming regions suggest, however, that probably all stars are born in binary systems. Why most, if not all, stars should choose to form with a companion remains a mystery and a central theme of current research in star formation. In the galactic disk only about 50 percent of all stellar systems are binary, and the remaining are single stars. This would suggest that significant evolution of the orbital parameters of the young binary stars occurs before the star-forming system disperses to give the field population of the galactic disk.

We assume all stars form in clusters of binary systems and model the dynamical evolution of these until the clusters disperse. We show that a characteristic cluster can be identified in which the orbital parameters of young binary stars evolve to distributions observed in the galactic disk. This inverse dynamical population synthesis thus identifies a dominant dynamical structure for star formation which is dynamically equivalent to an approximately 0.8 pc large cluster consisting initially of a few hundred low-mass binaries. This dominant mode cluster resembles embedded clusters in star forming regions recently suggested to be the birth places of the majority of stars.

Concentrating attention on the dominant mode cluster we study in detail the eigenevolution and stimulated evolution of orbital parameters of the young binary systems. We discuss the eccentricity-period diagram, structure of the period and mass ratio distributions, and the stellar luminostiy function.


Pourquoi certaines galaxies forment-elles une barre et d'autres pas?

Vendredi 28 Octobre 1994

Christophe PICHON
Université de Toronto, CITA

J'aborderai ce problème en menant l'étude de la stabilité d'un système stellaire autogravitant avec pour point de vue les instabilités induites par l'alignement d'orbites résonantes. Je re-écrirai les équations de la dynamique exclusivement en termes de couplage entre les flots d'étoiles décrivant une même orbite résonante. Je démontrerai que ce couplage conduit à une instabilité de type instabilité de Jeans. L'instabilité azimutale procède par capture du lobe des orbites résonantes par un potentiel tournant. Le taux de précession de ce potentiel d'amplitude croissante correspond alors au taux de précession de la barre. Ce type d'instabilité n'est possible que si le moment d'inertie adiabatique des orbites piégées est positif. Dans ce cas, l'orbite résonante répond dynamiquement à un couple attracteur par un déplacement dans la direction de la source de ce couple. Ce mouvement coopératif a lieu à la résonance interne de Lindblad dans les parties centrales des galaxies. Le critère d'instabilité global est obtenu en considérant l'effet de toutes les résonances compatibles avec la symétrie de l'instabilité considérée. Une relation de dispersion pour la fréquence et le taux de croissance de la barre s'en déduit.

Je présenterai une nouvelle méthode d'inversion très générale qui permet de construire les fonctions de distribution pour des disques correspondant à une densité surfacique donnée et un profil de température choisi. Ces fonctions de distribution caractérisent l'état d'équilibre d'une galaxie localement stable avec des distributions de vitesse réalistes. L'inversion peut aussi être menée directement à partir de données observationnelles comme la distribution en vitesse azimutale ou la distribution en énergie spécifique. Je montrerai comment générer de manière très systématique des familles complètes de paires densité--potentiel satisfaisant l'équation de Poisson pour des galaxies d'épaisseurs finies. Ces fonctions permettent de rendre compte de la structure tri-dimensionnelle de disques minces et de calculer les fréquences propres correspondantes. Leur connaissance est nécessaire pour l'étude de la stabilité modale des disques minces à la fois dans le régime linéaire et au-delà.

J'étudierai le devenir d'instabilités orbitales en construisant la fonction de distribution induite par l'alignement adiabatique d'orbites en résonance interne de Lindblad. Cette fonction de distribution est obtenue en maximisant l'entropie du système compte tenu des contraintes de conservation du nombre d'orbites, du moment angulaire et de l'énergie totale du système, et de la conservation adiabatique détaillée de la circulation de chaque étoile décrivant son orbite. Je montrerai alors qu'il existe une température critique en--deçà de laquelle le système évolue spontanément vers un état barré avec une composante bi-symétrique naissante tournant à la fréquence prédite par l'analyse ci-dessus.


MQDP: Méthodologie et qualité de développement de projets

Vendredi 18 Novembre 1994

Françoise PERRIER DASGAL, Observatoire de Meudon

Depuis une quinzaine d'années, les agences spatiales exigent l'application de méthodes de ``qualité'' sur le développement des projets.

Quelques ingénieurs CNRS ont créé un groupe d'étude et de réflexion sur ces méthodes et leur appropriation par notre discipline.

Cette démarche, soutenue par la Formation Permanente du CNRS, a permis de sensibiliser une grande partie des laboratoires spatiaux et touche maintenant les projets d'astrophysique au sol.

Au niveau de notre discipline, l'INSU soutient le groupe MQDP et souhaite gééraliser son action a l'ensemble des laboratoires.

Une présentation de cette démarche permettra de la situer et de connaitre son évolution actuelle. En particulier on parlera de l'impact que peuvent avoir ces méthodes sur la Gestion des Données.

Le séminaire fera une large place à la discussion.


Collimation magnétique des jets d'étoiles jeunes: modèles auto-similaires

Vendredi 25 Novembre 1994

Christophe SAUTY
DAEC, Observatoire de Meudon

Durant les dernières décennies, les preuves se sont accumulées de la présence de jets et de vents collimatés associés aux objets stellaires jeunes entourés de disque d'accrétion. En première approximation, de tels écoulements peuvent être décrits par les équations MHD axisymètriques et stationnaires. Au moyen d'une approche auto-similaire originale, une classe importante de solutions analytiques globales peut être générée, qui puissent rendre compte de l'absence de symétrie sphérique observée.

Nous comparerons alors les différentes approches auto-similaires et leur complémentarité. Parallèlement, nous montrerons que lorsque le champ magné-tique est faible ou la rotation du système négligeable, les vents ne peuvent collimater fortement. Au contraire, la collimation magnétique, lorsqu'elle est suffisante, permet d'obtenir des jets oscillants spatialement et cylindriques. Un critère pour les collimations des vents en jets existe donc et nous esquisserons un scénario d'évolution des jets en vents lorsque l'étoile centrale approche de la séquence principale.


Revue des résultats récents sur les raies d'absorption dans le spectre des quasars

Vendredi 2 Décembre 1994

Patrick PETITJEAN
Institut d'Astrophysique de Paris

L'utilisation de HST et des télescopes de la classe des 10m va permettre un renouveau de ce domaine de l'astrophysique déjà très dynamique. Durant la toute récente conférence sur les raies d'absorption dans le spectre des quasars, tenue à l'ESO, le point a été fait sur les récents développements. Je ferai une revue de ces nouveaux résultats et des nouvelles idées qui émergent à propos de la structure et de l'évolution du gaz responsable de ces absorptions. En particulier, sa relation étroite avec les galaxies permet de penser que son étude est le moyen de suivre l'évolution des structures de l'univers à partir des plus grands décallages spectraux.


AM Herculis Binaries

Vendredi le 9 Décembre 1994

Klaus BEUERMANN
Universität Sternwarte, Göttingen

AM Her stars belong to the brightest soft X-ray sources in the sky. They contain a magnetic white dwarf which accretes matter from its Roche-lobe filling M-dwarf companion. ROSAT has significantly improved out understanding of the nature of these objects, their evolution, and the relevant accretion physics. Besides reviewing the observational properties of these stars, I will report on or theoretical work which relates to the radiation transport in the heated accretion spot on the white dwarf.


Que peut nous apprendre l'Optique Gravitationnelle?

Vendredi le 16 Décembre 1994

Geneviève SOUCAIL
Observatoire de Midi-Pyrenees, Toulouse

L'Optique Gravitationnelle est un domaine de recherche qui a subi ces dernières années une expansion exceptionnelle, principalement sur le plan observationnel avec la découverte et l'étude des ``arcs'' et ``arclets'' dans les amas de galaxies. De nombreux résultats originaux ont émergé sur la distribution de matière noire dans les amas de galaxies et sur la distribution des galaxies lointaines. Après quelques rappels sur les principes de l'Optique Gravitationnelle, je présenterai quelques-uns des résultats obtenus par l'équipe de Toulouse. Dans les cas de lentilles les plus favorables, la distribution de masse au coeur des amas peut être explorée en détails, sur des échelles caractéristiques allant de 10 à 1000 kpc. La relation entre la modélisation des arcs et l'analyse de cartes X à haute résolution (ROSAT) sera abordée. Finalement la population des galaxies faibles d'arrière plan peut, elle aussi, être observée à travers les télescopes gravitationnels que sont les amas. De nouvelles informations peuvent s'en déduire quant à leur distribution en distance et leur évolution. Les futures images attendues avec le HST devraient permettre de faire un saut spectaculaire dans l'étude et l'analyse de ces phénomènes.


La transition Quarks-Hadron dans l'Univers Primordial

Vendredi le 6 Janvier 1995

Hubert REEVES
CEN, Saclay

Attention, le séminaire a lieu à 14h00, Amphi Fresnel

Pas de résumé.


Evolution et structure du disque galactique au voisinage du soleil

Vendredi le 13 Janvier 1995

Misha HAYWOOD
Observatoire de Besançon

L'évolution du disque galactique peut être modélisée à l'aide de deux fonctions, l'une représentant le rythme auquel les étoiles naissent dans le disque (taux de formation d'étoiles), l'autre fixant la répartition relative des masses des étoiles à leur naissance (fonction de masse initiale). L'essentiel des connaissances acquises sur ces deux fonctions provient de l'analyse d'échantillons locaux. Je discuterai les difficultés de cette analyse et les incertitudes qui affectent la fonction de masse initiale. Une partie de ces incertitudes étant liée aux hypothèses qui sont faites sur la structure générale du disque galactique, je montrerai comment une modélisation plus globale (le modèle de synthèse de populations stellaires de Besançon) peut permettre de reconsidérer avantageusement ces problèmes, par confrontation du modèle aux comptages d'étoiles, des magnitudes brillantes (V < 8) aux magnitudes plus faibles (V = 20-22). Je m'attacherai plus particulièrement à décrire la structure du disque en direction des pôles galactiques.


Methods and results from the Münster Redshift Project

Vendredi le 20 Janvier 1995

Peter SCHUECKER
Université de Munster

The Münster Redshift Project (MRSP) started in 1986. The resulting galaxy catalogues are used to address a variety of problems in observational cosmology. Stellar data, obtained simultaneously, have so far been used for tests in stellar statistics.

The project produced positions and magnitudes of 7 million galaxies in 5,500 square de grees. 600,000 galaxies have colour indices b_J_-R_F_, several thousand galaxies have measured magnitudes in the photographic U- and I- bands. More than 1 million galaxies have morphological classifications and about 800,000 have usable redshifts z<0.3 from low-dispersion spectra. Preliminary investigations yielded 7,500 clusters of galaxies. In 10 fields 2,900 quasar candidates were detected so far.

The data are the results of scanning and analysing 218 ESO/SERC R-atlas fields, 16 ESO/SERC J-atlas fields, 4 fields each with U- and I-plates, 6 fields taken with the ESO prism, dispersion 4 nm/mm, and 30 fields taken with the UK prism, dispersion 246 nm/mm. The field size is between 25 and 30 square degrees. From the same plates we obtain positions and magnitudes for 21 million stars.

The aim of MRSP is based of the fact that increasing numbers of galaxies and regular shapes of large survey volumes will solve problems which cannot be addressed by smaller numbers and smaller volumes or even large volumes of irregular shape. This is illustrated by several examples: observations of galaxy number density fluctuations, measurements towards the determinations of the Hubble constant and the deceleration parameter, investigations of galaxy evolution. Increasing numbers of stellar spectra and stellar colours, as by-product of the galaxy survey, permit us to contribute to the knowledge about the Galaxy by studying parts of the galactic disk as well as the galactic halo.


DENIS: un survey digital du ciel austral en infrarouge proche

Vendredi le 27 Janvier 1995

Nicolas EPCHTEIN
Observatoire de Meudon

Le projet DENIS (DEep Near Infrared Southern Sky Survey) de relevé des sources du ciel austral dans l'infrarouge proche entrera en phase opérationnelle au télescope de 1 mètre de l'ESO au Chili en 1995. Ce programme, coordonné par l'Observatoire de Paris, a pour objectif de produire pour la première fois un atlas digitalisé du ciel en trois couleurs entre 0.8 et 2.2 microns (bandes IJK) avec une résolution spatiale de 1" en bande I et de 3" en bandes J et K et de délivrer, à terme, des outils de travail fondamentaux (catalogues, bases de données, atlas) à la communauté. Quatre années d'observations à temps plein seront nécessaires pour couvrir le ciel austral. Avec les sensibilités obtenues (J = 16, K = 14), on prévoit la détection de plusieurs dizaines de millions d'étoiles et d'environ 250 000 galaxies. Je présenterai quelques-uns des domaines astrophysiques qui devraient bénéficier de cette masse de données nouvelles, notamment en physique stellaire et dans le domaine de la structure galactique. Les divers aspects du projet (instrument focal, acquisition et traitement des données, logistique) seront décrits ainsi que les premiers résultats scientifiques obtenus dans les bandes J et K au cours de la période d'installation.


Résultats récents de l'expérience COBE

Vendredi le 3 Février 1995

Charley LINEWEAVER
Observatoire de Strasbourg

Grâce au rayonnement micro-onde du fond cosmique nous pouvons obtenir une donnée unique et importante sur l'état de l'Univers peu après le Big Bang.

L'ensemble des résultats de l'expérience de COBE a ainsi ravivé la recherche en cosmologie. Les radiomètres différentiels micro-ondes, instruments qui se trouvent à bord du satellite COBE, ont fait apparaître les structures les plus vieilles et les plus grandes de l'Univers, tandis que l'instrument FIRAS a déterminé le spectre du corps noir du fond cosmique avec une précision sans précédent.

Après avoir exposé les résultats ainsi obtenus, je discuterai leur interprétation. L'analyse récente de deux années de données des radiomètres différentiels (DMR) a confirmé en partie la découverte originale et a raffiné les résultats.

Cependant des points faibles apparaissent. Les résultats de COBE seraient-ils faux?

Je résumerai le travail qui a été effectué pour répondre à cette question.


L'Enigme des Sursauts Gamma

Vendredi le 10 Février 1995

Jean-Luc ATTEIA
Centre d'Etude Spatiale des Rayonnements, Toulouse

Depuis 25 ans, des détecteurs de rayons gamma sont envoyés dans l'espace. Ils voient sporadiquement des flashes très intenses de photons énergétiques (de 10 à 10 000 keV) de très courte durée (quelques secondes). Les sources semblent réparties aléatoirement sur la sphère céleste, suggérant l'émission de ces ``sursauts gamma'' à des distances où l'Univers est homogène (soit des décalages cosmologiques proches de 1).

Les nombreuses observations accumulées depuis les années 1970 permettent de se faire une idèe d'ensemble de ces évenements, sans toutefois que leur origine ait pu être comprise.

Aprés une présentation rapide des principales caractéristiques de ce phénomène, je concentrerai mon exposé sur deux questions parmi les plus intéressantes posées actuellement par les sursauts gamma.


Imagerie Doppler des Etoiles T Tauri

Vendredi le 17 Février 1995

Isabelle JONCOUR
Observatoire de Grenoble
Les étoiles T Tauri (TTS), jeunes étoiles en fin de formation, sont le siège d'intenses manifestations magnétiques qui les classent parmi les étoiles les plus actives. Entre autres signes d'activité magnétique (X, radio non-thermique, raies chromosphériques), la modulation périodique de leur courbe de lumière indique, pour certaines d'entre elles, la présence de taches froides, lieux présumés d'émergence d'intenses champs magnétiques photosphériques. Le facteur de couverture total de ces taches peut atteindre jusqu'a 40% de la surface du disque stellaire, alors qu'au maximum d'activité solaire, il n'est que d'environ 7%. La seule analyse photométrique est insuffisante pour décrire la distribution de ces taches à leur surface. Cette information est cependant cruciale non seulement pour étudier à terme leur cycle magnétique et tester les modèles dynamo, mais aussi pour analyser le type d'interaction qu'entretient la magnétosphère stellaire avec l'environnement circumstellaire (disque d'accrétion).

L'imagerie Doppler est une technique d'imagerie indirecte qui permet d'obtenir la cartographie en brillance de la surface à partir de spectres de haute résolution observés à différentes phases rotationnelles de l'étoile. Dans cet exposé, nous analysons le principe de cette technique et procédons aux estimations des contraintes qu'imposent la qualité des données (résolution et rapport S/B). Nous décrirons par la suite le modèle numérique fondé sur la paramétrisation des taches. Nous présenterons des tests de reconstruction à l'aide de données synthétiques et nous montrerons, pour la premiere fois, la surface de deux TTS à faibles raies d'émission: V410 Tau et HDE 283572, jeunes étoiles situées dans le nuage moléculaire du Taureau.


PPM, TRC... et autres mouvements propres

Vendredi le 24 Février 1995

Siegfried ROESER
Astronomisches Rechen-Institut, Heidelberg

Le sujet de ce séminaire concernera les mouvements propres. Dans la première partie, je discuterai la construction de mouvements propres pour le catalogue PPM (Positions and Proper Motions). La qualité du PPM sera examinée par comparaison avec HIPPARCOS (en respectant les restrictions sur les données HIPPARCOS). Quelques implications astrophysiques seornt évoquées.

La deuxième partie se concentrera sur le TRC (TYCHO Reference Catalogue). Un million de mouvements propres seront déterminés par la comparaison des mesures de TYCHO avec celles de la Carte du Ciel, plus précisément du Catalogues Astrographique (AC). Les procédures de réduction des données AC seront présentées.

Finalement, je présenterai le projet de déterminer les mouvements propres des 4,5 millions d'étoiles du AC. L'époque moderne sera le HST Guide Star Catalogue. Des mesures de la correction systématique de la version 1.1 du GSC seront décrites.

La précision des mouvements propres attendus du TRC sera 3 mas/a, celle du GSC-AC entre 5 et 6 mas/a.


Couplage spirale / warps dans les galaxies spirales

Vendredi le 3 Mars 1995

Frédéric MASSET
Service d'Astrophysique, CEA Saclay

Les warps sont des modes de gauchissement des disques de galaxies. Ceux-ci, vus par la tranche, ne sont pas parfaitement rectilignes mais montrent un profil en "S" ou en signe d'intégrale caractéristique. Bien que les warps correspondent à des ondes similaires aux spirales galactiques, ils ne sont pas spontanément instables et leur origine est encore incomprise; aucun des mécanismes proposé depuis plus de 30 ans n'a pu en rendre compte de manière satisfaisante.

Nous proposons pour cela un mécanisme nouveau, le couplage non-linéaire de modes, qui a déjà fait ses preuves dans l'étude des ondes spirales. Nous verrons comment ce mécanisme permet à la spirale d'alimenter des warps en leur transférant de l'énergie et du moment angulaire. Je montrerai que dans un disque galactique réaliste, ce couplage est efficace près du bord externe du disque stellaire, et que le couplage de modes permet à la spirale de s'y "transformer" en deux warps, l'un revenant vers l'intérieur de la galaxie, l'autre continuant vers l'extérieur dans le disque HI. Pour finir je comparerai les prédictions de notre mécanisme aux observations.


L'émission X des étoiles jeunes de type solaire

Vendredi le 10 Mars 1995

Sophie CASANOVA
CEA Saclay
Il y a dix ans, le satellite "Einstein" a mis en évidence l'extraordinaire activité en rayons X des étoiles jeunes de faible masse. Cette activité vraisemblablement magnétique est interprétée en terme d'éruptions de type solaire, mais jusqu'à 10^5^ fois plus intenses. Le satellite ROSAT, lancé en 1990, est de résolution et de sensibilité bien supérieures à "Einstein", ce qui permet la découverte de nombreuses sources X ainsi qu'une étude temporelle détaillée. Le travail que je présenterai est basé sur les premières observations ROSAT de nuages moléculaires, sièges de formation stellaire.

Nous montrerons que les rayons X peuvent être utilisés comme traceur homogène des étoiles jeunes, c'est-à-dire en particulier indépendamment de leur environnement circumstellaire. Ils permettent aussi de détecter des étoiles à tous les stades de leur évolution: non seulement des étoiles approchant la séquence principale (actuellement encore très mal connues), mais aussi pour la première fois des objets très jeunes (10^5^ ans ou moins), profondément enfouis dans les nuages moléculaires. Des observations multi-longueurs d'onde (particulièrement en photométrie IR et spectroscopie optique) permettent ensuite de caractériser les objets découverts en X.

Notre échantillon de quelques centaines de sources, représentatif de l'ensemble de la population des étoiles jeunes, nous a permis d'étudier de manière statistique l'influence de différents paramètres sur l'émission X. Nous obtenons des corrélations de la luminosité X avec la masse, le rayon et la luminosié stellaire, alors que nous ne pouvons pas mettre en évidence l'effet de la vitesse de rotation ou de l'âge. Ces résultats ne peuvent pas être expliqués de manière directe par la théorie dynamo de génération du champ magnétique. D'autre part, l'étude de la variabilité temporelle indique une activité complexe sous forme d'éruptions quelquefois très intenses (augmentation d'un facteur 20 en une demi-heure).


Utilisation des réseaux de neurones en recherche d'information

Vendredi le 17 Mars 1995

Josiane MOTHE
Institut de Recherche en Informatique, Toulouse

Cette présentation concerne les travaux réalisés dans le cadre des systèmes de recherche d'information textuelle. Cette étude est cruciale, tant sur le plan théorique qu'appliqué, compte tenu de la quantité d'informations gérées à l'heure actuelle et des enjeux sociaux-économiques liés à la rapidité d'accès aux informations et à la pertinence des informations mises disposition des utilisateurs.

Au cours de cette présentation, les mécanismes généralement utilisés en recherche d'information seront d'abord rapidement décrits (technique d'indexa-tion, mécanisme de mise en correspondance des rêquetes et des documents pour la recherche). Nous focaliserons ensuite l'exposé sur les systèmes interrogeables en langage naturel. Ce type de langage d'interrogation est en effet plus adapté à des utilisateurs non informaticiens. Dans la littérature, différents modèles ont été proposés pour rendre la mise en correspondance des requêtes et des informations documentaires la plus adéquate et performante possible. Nous montrerons l'intérêt de l'utilisation des réseaux de neurones pour limiter les problèmes liés à la distorsion du langage de requête et du langage d'indexation.

Le modèle connexionniste que nous présenterons ensuite constitue une base théorique pour le traitement du langage naturel pour la recherche d'information. Il réutilise des éléments des modèles de recherche existants et introduit les aspects dynamiques via l'utilisation de réseaux de neurones formels. Les termes du langage d'indexation et de recherche d'une part, les documents d'autre part sont repreésentés par des neurones. Ces neurones sont interconnectés par des liens sémantiques typés et pondérés (taxonomie, synonymie, antinomie et co-occurrence); les relations d'indexation lient les termes aux documents. Une architecture multi-réseaux de la base d'informations est ainsi spécifiée. Outre le modèle de représentation, nous avons défini un certain nombre de mécanismes de recherche complémentaire. A partir d'une requête exprimé en langage naturel par un utilisateur, la recherche d'information peut alors être réalisée simplement, sans modification de la requête. La mise en correspondance de l'univers des utilisateurs et des auteurs des textes peut aussi être améliorée en faisant appel à des connaissances sémantiques sur les termes du langage, qui sont représentées par le modèle connexionniste. La requête de l'utilisateur est alors reformulé en une requête qui permettra une recherche plus efficace. Cette reformulation est réalisée de façon semi-automatique en utilisant les connaissances sémantiques représentées. Un mécanisme de recherche complémentaire consiste à rechercher des documents ressemblants à un document donné. L'ensemble de ces mécanismes est basé sur une propagation d'activation issue de la théorie connexionniste.

Nous avons complter ces travaux par la définition des différentes stratégies d'adaptation du réseau. PLus précisément, l'apprentissage à court terme permet une adaptation à l'utilisateur pour chaque requête prise séparément. Il est basé sur le principe de réinjection dans la requête des jugements fournis par l'utilisateur sur le pertinence des informations restituées. Des apprentissages à long terme prennent en compte les interrogations d'un ensemble d'utilisateurs et leur satisfaction par rapport aux réponses du système pour assurer une représentation dynamique des informations. Les prolèmes induits par la mise à jour de la base d'informations seront également abordés.


Quelques facettes et challenges de la gestion électronique de l'information

Vendredi le 24 Mars 1995

André HECK
Observatoire Astronomique de Strasbourg

Il est un truisme de parler aujourd'hui de 'révolution des technologies de l'information'. Cette évolution récente (dont nous n'apprécions probablement pas encore tous les tenants et aboutissants) n'est pas qu'un bouquet de roses. Elle entraîne inévitablement de nouveaux problèmes et de nouveaux défis.

Le séminaire sera consacré à certains aspects de cette 'révolution' dont l'impact historique est déjà mis en parallèle avec l'invention par Gutenberg de l'imprimerie à caractères mobiles. Le développement d'Internet et des réseaux associés, l'avènement du World-Wide Web seront évoqués, de même que les questions ethiques, légales et éducationnelles qui en résultent et auxquelles nous devons nous adapter sans tarder.

C'est aussi dans cette perspective que sera organisée les 6 et 7 avril prochains, à l'Observatoire de Strasbourg, la réunion "Weaving the Astronomy Web (WAW)" déjà assurée d'une très forte participation internationale.

Audience visée : large (i.e. y compris IATOS).


Les instabilités de Parker et de cisaillement dans les disques magnétisés azimutalement

Vendredi le 31 Mars 1995

Thierry FOGLIZZO
Max-Planck Institut für Astrophysik, Garching bei München
Les disques magnétisés azimutalement sont instables par deux mécanismes différents: Par une analyse linéaire locale, je décrirai comment ces deux instabilités correspondant à la déstabilisation du même mode magnéto-sonore lent, dans des domaines de longueurs d'onde différents. Je développerai un parallèle entre l'instabilité de cisaillement en champ purement azimutal, et l'instabilité de cisaillement des disques magnétisés verticalement, redécouverte par Balbus et Hawley (1991).

Ces instabilités concernent à la fois les disques d'accrétion et les disques galactiques.

Stars and clusters in the galactic bulge: clues to galaxy formation

Vendredi le 7 Avril 1995

Dante MINNITI
European Southern Observatory, Garching bei München
A spectroscopic study of several hundred bulge giants in three bulge fields is described. Metallicities and radial velocities are measured for the whole sample. There is a strong evidence for correlation between kinematics and metal abundance. The radial dependences of kinematics for metal-rich and metal-poor stars are also found to be different. Other tracers of bulge kinematics are compared in light of there results, including Miras, SiO masers, OH/IR stars, RR Lyrae, PN and globular clusters. In particular, it is suggested that the metal-rich globular clusters are associated with the bulge rather than the thick-disk.

Dynamique et évolution séculaire des galaxies elliptiques

Vendredi le 21 Avril 1995 à 14h00

F. LEEUWIN
Scuola Norm. Sup., Pisa, Italia
Une motivation pour l'étude de perturbations en dynamique galactique est fournie par l'observation, apparemment omniprésente, de structures fines dans les galaxies. Alors que des modèles dynamiques complets de galaxies elliptiques apparaissent impossibles à construire sur la seule base des observations, on peut espérer extraire de la présence et morphologie de ces sous-structures une information de nature dynamique, ou des indices sur le passé de la galaxie.

Ces études de perturbations se font classiquement soit dans la limite des faibles perturbations (analyse linéaire), soit dans celle des fortes perturbations (simulations numériques, en raison de la faible résolution de celles-ci). Je présenterai d'abord une méthode hybride qui permet de simuler de faibles perturbations, et ainsi de suivre depuis leur naissance le développement d'instabilités, avec une estimation des échelles de temps.

Cela sera illustré par un exemple de perturbations externes portant sur les temps de coalescence de deux galaxies par friction dynamique mutuelle.

L'hypothèse d'une origine interne de certaines des sous-structures des galaxies elliptiques a été très peu examinée. L'étude des perturbations internes dans les galaxies elliptiques a concerné jusqu'ici un seul type de mode (lié aux orbites radiales des étoiles), qui agirait sur la forme globale de la galaxie. Le seul exemple différent connu (dû à Hénon) est lié au contraire à des orbites tangentielles. Son étude demande de disposer d'un ensemble le plus général possible de modèles dynamiques, présentant ce biais tangentiel des vitesses stellaires. C'est pourquoi nous avons élaboré une méthode pour construire des familles de modèles auto-gravitants de galaxies elliptiques, avec un profil de densité arbitraire et un taux variable d'anisotropie tangentielle des vitesses.


Observations de microlentilles gravitationnelles: conséquence en cosmologie et physique stellaire

Vendredi le 28 Avril 1995

David VALS-GABAUD
Observatoire de Strasbourg
Quelques 90 événements produits probablement par effet de microlentille gravitationnelle ont été observés vers des étoiles du Grand Nuage de Magellan et du Bulbe Galactique par les équipes de MACHO, EROS, OGLE et DUO. Nous montrerons que, d'une façon générale, les événements doivent présenter un effet chromatique, contrairement à l'hypothèse couramment acceptée. Cet effet chromatique, détectable avec la technologie actuelle, est accompagné d'un changement des largeurs équivalentes de certaines raies spectrales pendant la durée de l'événement, ainsi que d'une variation du degré de polarisation. La possibilité d'observer ces événements en temps réel permet de tester ces prédictions et d'apporter des contraintes à la structure des atmosphères stellaires. Nous montrerons qu'une imagerie à 3 dimensions de l'atmosphère de la source stellaire est possible, et nous discuterons les implications que la détection de ces effets aurait sur la nature de la matière noire et sur notre connaissancce de la physique stellaire.

The reaction of low-mass stars to irradiation and its implications for the long-term evolution of compact binaries

Vendredi le 5 mai 1995

Hans RITTER
Max Planck Institut fuer Astrophysik, Garching bei Muenchen
The internal structure of low-mass stars with a deep outer convective envelope is very sensitive to changes of the photospheric boundary conditions and thus to external irradiation. Therefore, the stability of mass transfer in semi-detached binaries with a compact accretor (white dwarf, neutron star or a black hole), where the donor is irradiated by accretion luminosity generated near the compact star, is at issue. With this end in view I shall first discuss the reaction of low mass stars to (anisotropic) irradiation and subsequently examine the stability of mass transfer in such binaries, taking into account irradiation of the donor star by the accretion light source. I show that if the donor star has a mass above about 2/3 of a solar mass, such systems are likely to be unstable against irradiation-induced runaway mass transfer and must evolve through a limit cycle with alternating phases of high and low-mass transfer. I shall also examine the question why systems with a donor star of less than about 2/3 solar masses are stable. Finally I shall discuss the implications of the irradiation- induced mass transfer instability for the long-term evolution of cataclysmic variables and low-mass X-ray binaries.

Interaction d'un disque d'accrétion et du champ magnétique d'un objet central

Vendredi le 12 mai 1995

Anne BARDOU
Observatoire de Strasbourg
Nous nous intéressons à l'interaction d'un disque d'accrétion et du champ magnétique de l'objet central (binaires X, polars intermédiaires, étoiles jeunes). En particulier, nous étudions la configuration du champ magnétique dans la couronne, espace situé entre le disque et l'étoile. Nous avons obtenu un résultat assez surprenant : dans le cas d'un disque turbulent, le champ dipolaire n'est pas une configuration stationnaire, le champ magnétique est très déformé et est presque complétement éjecté du disque.

Emission haute energie des AGN et faisceaux relativistes

Vendredi le 19 Mai 1995

C. PELLETIER, G. HANRI, A. MARCOWITH, J. ROLAND
Laboratoire d'Astrophysique de Grenoble; IAP, Leyden
(no abstract)

The expansion age of the Universe

Vendredi le 2 juin 1995

Gustav TAMMANN
Astronomisches Institut, Universität Basel
(no abstract)

Description microscopique de réactions nucléaires d'intérêt astrophysique

Vendredi le 9 juin 1995

Marianne DUFOUR-FOURNIER
Laboratoire de Physique Théorique, Université de Strasbourg
La compréhension des problèmes liés à l'évolution et à la nucléosynthèse stellaire passe obligatoirement par l'étude des réactions nucléaires qui alimentent en énergie l'étoile. Un très grand nombre de taux de réactions doit donc être calculé. Cependant, les énergies astrophysiques étant, de façon générale, très basses par rapport à la barrière coulombienne des noyaux interagissant, les sections efficaces sont trop petites pour être mesurées en laboratoire et des techniques d'extrapolation doivent être utilisées.

Une approche possible, purement théorique, est d'appliquer un modèle microscopique en amas à l'étude de ce type de réactions. Ce modèle permet le calcul des sections efficaces de transfert et de capture radiative sans faire référence à des données expérimentales. L'antisymétrisation, la conservation du moment angulaire et de la parité sont traitées exactement. Tous les résulats sont déduits d'un hamiltonien microscopique comprenant une force effective nucléon-nucléon et l'interaction coulombienne exacte. En-dehors de la force, le modèle ne comporte donc pas de paramètre ajustable.

Après une introduction au domaine de l'astrophysique nucléaire, je présenterai le modèle multi-amas que je suis en train de développer dans le cadre d'une collaboration avec le laboratoire de physique théorique de l'université libre de Bruxelles. Je discuterai des résultats déjà obtenus, des perspectives ouvertes ainsi que des avantages et des inconvénients (en particulier des temps de calcul très imnportants sur super-ordinateur) d'une telle approche.


Etat de l'informatique à l'Observatoire

Vendredi le 16 juin 1995

J.-Y. Hangouet
Observatoire de Strasbourg

Pas de résumé.


SOHO et sa base de données MEDOC

A. GABRIEL:

Vendredi le 23 juin 1995

A. GABRIEL
Inst. d'Astrophysique Spatiale, Orsay

Pas de résumé.


Sunspots, starspots, and tomorrow's weather

Vendredi le 30 juin 1995

Brian SKIFF
Lowell Observatory, Flagstaff Az

Pas de résumé.


J. Heyvaerts, Observatoire Astronomique de Strasbourg