Séminaires en 1995/96


Salle de Cours, Grande Coupole
11 rue de l'Université
67000 STRASBOURG

Récapitulatif des Séminaires

  1. (15 Sep 1995) M.J. SEATON (UCL Londres): Diffusion in chemically-peculiar stars.
  2. (22 Sep 1995) Charley LINEWEAVER (Obs. Strasbourg): Le Mystère du Dipôle Cosmologique.
  3. (29 Sep 1995) François MIGNARD (OCA, Grasse): Les Résultats de la Mission Hipparcos. (Reporté au 23 Février 1996)
  4. (06 Oct 1995) Olivier BIENAYME (Obs. Strasbourg): Modèles dynamiques pour les galaxies.
  5. (13 Oct 1995) Jean-Loup PUGET (IAS, Orsay): Le fond cosmologique IR lointain.
  6. (20 Oct 1995) Montserrat VILLAR (ESO): Effects of dust and geometry on the UV line emission of radio galaxies.
  7. (27 Oct 1995) Simon WHITE (MPIfA, Garching): Violent relaxation and the structure of J dark matter halo.
  8. (07 Nov 1995) Mardi 14h (exceptionnellement) David MALIN (AA Telescope): The detection of faint features of bright galaxies.
  9. (10 Nov 1995) Alain OMONT (IAP, PARIS): Observations millimétriques de quasars non radio à trés grand z.
  10. (17 Nov 1995) Rolf WALDER (ETH, Zurich): New developments in modeling symbiotic stars.
  11. (24 Nov 1995) Michel SALAMON (Utah Univ. and L.P.N.H.E. Ecole Polytechnique): Gamma Ray Astrophysics with the Alpha Magnetic Spectrometer on board the Space Station.
  12. (01 Dec 1995) Roger MALINA (LAS Marseille): Le survey du ciel de l'Extrême Ultraviolet Explorer.
  13. (08 Dec 1995) Jonathan FERREIRA (Landessternwarte Heidelberg): Jets auto-collimates produits par des disques d'accrétion képlériens.
  14. (15 Dec 1995) Fionn MURTAGH (ST-ECF,ESO Garching): Traitement d'images et interrogation d'informatiom en astronomie.
  15. (05 Jan 1996) Gilles CHABRIER (Groupe d'Astrophysique (CRAL), ENS Lyon): Evolution et fonction de masse des étoiles de très faible masse. Masse manquante dans le halo galactique.
  16. (12 Jan 1996) Jamila OUKBIR (University of Berkeley, CA): Les amas de galaxies en X: détermination de la densité de l'Univers.
  17. (19 Jan 1996) Gerhard HAERENDEL (MPI fuer Extraterrestrische Physik, Garching bei Muenchen): Magnetic fractures and the generation of particle beams.
  18. (26 Jan 1996) Christine JOBLIN (CESR, Toulouse): Que sont les PAHs interstellaires? Observations et études en laboratoire.
  19. (02 Fev 1996) Richard HENRIKSEN (SAP, CEA Saclay et Queen's University, Kingston, Canada): Bipolar outflows around young stars.
  20. (09 Fev 1996) Richard ELLIS (Institute of Astronomy, Cambridge, UK): Gravitational Lensing with HST. (Reporté au 24 Mai 1996)
  21. (16Fev 1996) Thierry PASSOT (Observatoire de la Côte d'Azur, Nice): Un modèle turbulent du milieu interstellaire.
  22. (23Fev 1996) François MIGNARD (Observatoire de la Côte d'Azur, CERGA, Grasse): Les résultats de la mission Hipparcos.
  23. (01Mar 1996) Stephane COLOMBI (CITA, Université de Toronto, Canada): Propriétés en échelle de la distribution de matière à grande échelle: dynamique, statistique et incertitudes sur les mesures.
  24. (22Mar 1996) Danièle ALLOIN (Service d'Astrophysique de Saclay): Synthèses de populations stellaires: aujourd'hui, demain.
  25. (29Mar 1996) Françoise GENOVA (CDS, Observatoire Astronomique de Strasbourg): Rechercher l'information astronomique: point sur l'évolution des services du CDS.
  26. (19Avr 1996) François BOULANGER (Institut d'Astrophysique Spatiale, Univ. Paris-Sud): La poussière interstellaire avant ISO.
  27. (26Avr 1996) Hendrick SPRUIT (MPIfE, Garching bei Muenchen): Interaction between the magnetosphere of an accreting star and its disk.
  28. (30Avr 1996) Mardi 10h30 (exceptionnellement) Dieter ENGELS (Hamburger Sternwarte): The Hamburg Quasar Survey.
  29. (03Mai 1996) Roland BACON (Observatoire de Lyon): Des planètes aux quasars: bilan et perspectives de la spectrographie intégrale de champ.
  30. (09Mai 1996) Jeudi 11h00 (exceptionnellement) Alan WRIGHT (Observatoire de Parkes, Australia Telescope, CSIRO): The large Southern radio surveys and their data.
  31. (09Mai 1996) Jeudi 16h00 (exceptionnellement) M. PARTHASARATHY (Indian Institute of Astrophysics, Bangalore): Post AGB stars: chemical composition and evolution.
  32. (10Mai 1996) Wolf-Rainer HAMANN (Institut fuer Theoretische Physik und Astrophysik, Universitaet Potsdam): Model atmospheres and spectral analyses of Wolf-Rayet stars.
  33. (24Mai 1996) Richard ELLIS (Institute of Astronomy, Cambridge, UK): Evolution of field galaxies: results from Hubble Space Telescope and deep redshift surveys.
  34. (31Mai 1996) Guenther HASINGER (Astrophysikalisches Institut Potsdam): The X-ray background.
  35. (07Jui 1996) Romain TEYSSIER (CEA (Bruyères-le-Chatel): Distribution du gaz et de la matière noire dans les amas de galaxies.
  36. (14Jui 1996) Frank VERBUNT (Sterrekundig Instituut, Utrecht): X-rays from non-magnetic cataclysmic variables.
  37. (17Jui 1996) Lundi 10h30 (exceptionnellement) Joao FERNANDES (DASGAL, Observatoire de Meudon et Centro de Astrofisica da Universidade do Porto): La séquence principale sub-solaire: confrontation entre la théorie et l'observation.
  38. (21Jui 1996) Reynald PAIN (IN2P3, Laboratoire LPNHE, Jussieu): Mesure du paramètre de décélération de l'Univers mesuré à l'aide de SN de type Ia.
  39. (21Jui 1996) Tony MOFFAT et Nicole SAINT LOUIS (Université de Montréal, Canada): Collisions et instabilités dans les vents des étoiles Wolf-Rayet.

Diffusion in chemically-peculiar stars

Vendredi le 15 Septembre 1995

Mike J. SEATON
Department of Physics and Astronomy, University College London
The work of the Opacity Project (OP) has involved the calculation of large amounts of atomic data for 17 abundant chemical elements, the calculation and archiving of monochromatic opacities as functions of temperature and density, and the calculation of Rosseland mean opacities for a wide range of chemical mixtures. The OP Rosseland means are in good agreement with those (referred to as OPAL) calculated independently at the Lawrence Livermore Laboratory by Iglesias and Rogers. Use of the new opacities has resolved a number of outstanding problems in stellar pulsation theory.

All of the OP atomic data are available at CDS in the database system TOPbase, which is being widely used. Work is in progress to make all of the OP opacity data available via anonymous ftp at CDS.

During the past year or so I have been concerned with a different application of the OP data, to studies of diffusion process in the chemically-peculiar (CP) stars. These are slow rotators, with little meridional circulation and have, at most, only limited amounts of convection so that diffusive movements can occur. For some elements, particularly those of the iron group and heavier elements, the upward forces due to radiation pressure are larger than the downward forces due to gravitation. The available very extensive atomic data are required for the calculation of the radiative forces. In solving the diffusion equations it is necessary to consider time scales of order 10^8^ years, comparable with main-sequence lifetimes, and to go to layers well below the atmospheres (down to temperatures in excess of 10^6^ K).

Large radiative forces do not necessarily lead to large enhancements in surface abundances: they can lead to large rates of outflow and that can even imply depleted abundances in near-surface layers. Preliminary results have been obtained for diffusion of Fe and Mn in the HgMn stars (T_ eff_ in the range 10000 to 15000 K, log(g)=~ 4). The results obtained are encouraging although it is clear that a good many further refinements will yet be required.


Le Mystère du Dipôle Cosmologique

Vendredi le 22 Septembre 1995

Charley LINEWEAVER
Observatoire de Strasbourg
Le rayonnement du fond diffus cosmologique définit un référentiel fondamental dans notre univers. Un dipôle est observé dans ce rayonnement: la température est plus chaude dans la direction de la constellation du Lion et plus froide dans la direction de la constellation du Poisson. L'interprétation standard de ce dipôle consiste à dire qu'il s'agit de l'effet Doppler-Fizeau dû à notre vitesse par rapport au fond diffus (dipôle cinématique). Mais il y a des alternatives à cette interprétation. Par exemple, l'univers pourrait être réellement plus chaud dans la direction de la constellation du Lion (``dipôle intrinsèque''). Je discuterai de cette possibilité ainsi que d'autres alternatives. Je présenterai également des tests pour distinguer les différentes hypothèses.

Nous sommes en train d'extraire le dipôle des cartes de COBE avec une précision sans précédent: (~0,1deg en direction, ~10 {mu}K en magnitude). Quelques résultats préliminaires de ce travail seront exposés.


Modèles dynamiques pour les galaxies

Vendredi le 6 Octobre 1995

Olivier BIENAYME
Observatoire Astronomique de Strasbourg

Les équations de Boltzman et Poisson permettent de relier directement la dynamique de chaque population stellaire d'une galaxie au potentiel et à la distribution de masse de cette galaxie. Je montrerai l'importance des incertitudes dans la détermination des distributions de masses galactiques.

Pour les galaxies extérieures, elles proviennent des observations qui ne donnent qu'une seule composante des vitesses. De plus pour les galaxies elliptiques, les incertitudes sont liées à l'absence de modèles utilisables "à 3 intégrales", c'est à dire de modèles anisotropiques pour les 3 composantes des vitesses.


Première évidence d'un fond extragalactique submillimétrique ou
Où est passée l'énergie de la nucléosynthèse des premières générations d'étoiles?

Vendredi le 13 Octobre 1995

Jean-Loup PUGET
Institut d'Astrophysique Spatiale, Orsay

Une analyse des données de l'instrument FIRAS du satellite COBE nous a conduit à des conclusions différentes de celles obtenues par les équipes américaines. Les cirrus de haute latitude ne contiennent probablement pas de poussières froides. Un fond est présent dans les données aux longueurs d'onde supérieures à 250 microns. Il est difficile d'en rendre compte par une émission galactique ou venant du système solaire. S'il est d'origine extragalactique, l'existence de ce fond diffus aura des implications fortes en ce qui concerne la formation et l'évolution des galaxies.


Effect of dust and geometry on the UV line emission of radio galaxies

Vendredi le 20 Octobre 1995

Montserrat VILLAR-MARTIN
ESO Garching, Germany

The emission line spectrum of active galaxies is an important topic with many open questions still under debate. In the actual state of the field, it is believed that dust has an important influence on the UV line ratios, and geometry is in most cases not taken into acount. But, if the dominant source of photoionization for the interstellar gas is the hard radiation field associated with the active nucleus, one expects a relatively open geometry which allows many different observer's perspectives.

We claim that geometry effects can not be neglected when interpreting the UV line ratios of radio galaxies, where resonant lines (very sensitive to perspective), like Ly alpha and CIV1550 are involved. We show that dust per se cannot explain the observed trends in the data, unless perspective is considered.

We show that neutral condensations along the line of sight can increase the observed (CIV / Ly alpha) ratio and may result in large, diffuse haloes of what appears to be narrow Ly alpha emission.


Violent relaxation and the structure of J dark matter halos

Vendredi le 27 Octobre 1995

Simon WHITE
Max-Planck Institut fuer Astrophysik
Garching bei Muenchen

The talk will review the predictions of the original Lynden-Bell theory of violent relaxation and then describe the extent to which the dark halos formed by gravitational instability and hierarchical clustering show a universality of structure which can be ascribed to violent relaxation.


The detection of faint features of bright galaxies

Mardi 7 Novembre 1995

David MALIN
Anglo-Australian Telescope

Photography has been displaced for many applications in astronomy, especially where high quantum efficiency and linearity are essential. However, for some investigations it is still competitive, especially where good resolution, very deep imagery and wide field coverage are required. I will describe a project which exploits these properties to explore the low surface brightness features of bright galaxies. This reveals an unexpected variety of extended structures, even in galaxies which are otherwise quite good resolution, very deep imagery and wide field coverage are required. I will describe a project which exploits these properties to explore the low surface brightness features of bright galaxies. This reveals an unexpected variety of extended structures, even in galaxies which are otherwise quite normal, strongly suggestive of ancient mergers.


Observations millimétriques de quasars non radio à très grand z. Détection de la poussière jusqu'à z=4.7.

Vendredi le 10 Novembre 1995

Alain OMONT
Institut d'Astrophysique de Paris
Divers indices convergent pour indiquer la présence de très grandes quantités de poussière et donc de gaz interstellaire et d'éléments lourds dans les quasars à très grand redshift. Après avoir rappelé le contexte de telles recherches, je décrirai l'étude systématique que nous avons effectuée, avec le radiotélescope de 30m de l'IRAM, de l'émission continue à 1.25mm des quasars non radio avec z>4. Nous en avons détecté six avec des flux compris entre 3 et 10 mJy. Nous avons également de bonnes limites (3-4 mJy) pour une vingtaine d'autres objets, soit environ la moitié des quasars connus avec z>4.

Quelques tendances générales de cette émission millimétrique peuvent être dégagées: les quasars détectés sont parmi les plus lumineux en visible-UV; leur spectre visible est relativement caractéristique. L'un est amplifié par une forte lentille gravitationnelle, sans qu'il soit encore possible de dire si les autres sont amplifiés ou non.

Il est très probable que ce rayonnement est émis par de la poussière, avec une masse de poussière >10^8^ Mo. Une telle masse implique très probablement une flambée géante de formation d'étoiles dans le kiloparsec central de la galaxie sous-jacente.

On évoquera rapidement les perspectives d'extension des observations dans les domaines millimétrique et infrarouge (ISO) de tels objets et leur importance pour la problématique de la formation des quasars, de leurs galaxies et des premières générations d'étoiles.


New developments in modeling symbiotic stars

Vendredi le 17 Novembre 1995

Rolf WALDER
Institut für Astronomie, ETH Zürich

Symbiotic systems are generally believed to be well separated but still interacting binary systems consisting of a cold giant and a hot and mostly luminous object which resembles in many aspects a central stars of a planetary nebula. The classical symbiotic spectrum is a composition of the spectra of these two stellar components over which - very prominent - a nebular spectrum is superimposed.

Recently, new observations, mostly taken by HST, provided us with interesting new data of several symbiotic systems. In addition, complex computer codes allow now 3D hydrodynamical modeling of the wind dynamics in binary systems. Both paths have given rise to new insights into the symbiotic phenomenon. The talks present some of these new aspects but does not intend to give an overall review.

The new data unambiguously proves the existence of a colliding wind scenario for at least one subclass of symbiotic systems. Two- and three-dimensional numerical hydrodynamical models of colliding winds in symbiotic systems are presented. They show a strong differentiation in density, velocity and temperature of the symbiotic nebulosity. This scenario may be able to explain various different features in symbiotic spectra such as the complex shaping of nebular emission lines and the Xray spectrum observed by the ROSAT satellite in many symbiotics. The colliding wind model may also provide a connection between another subclass of symbiotics to very unregular and extremely bipolar shaped planetary nebulae. Finally, the colliding wind model is compared to other dynamical models of symbiotics as wind accretion models for which also 3D hydrodynamical simulations are presented.


"Gamma Ray Astrophysics with the Alpha Magnetic Spectrometer on board the Space Station"

Vendredi le 24 Novembre 1995

Michael SALAMON
UTAH University and L.P.N.H.E. Ecole Polytechnique

This talk will briefly review astrophysics of extragalactic gamma rays. The role of the EGRET experiment in this field will be reviewed. Finally, we shall describe what can be done with our new instrument, AMS. The Alpha Magnetic Spectrometer (AMS) is currently scheduled for installation as an externally attached payload on the International Space Station Alpha in February, 2001. This large magnetic spectrometer has as its primary mission a search for cosmic ray nuclear antimatter. This instrument can also act as a high-energy (0.3 to 200 GeV) gamma ray detector. We discuss the gamma ray astrophysics which can be explored with this detector, focussing on gamma-ray blazars and the extragalactic gamma-ray background.


Le survey du ciel de l'Extrême Ultraviolet Explorer

Vendredi le 1er Décembre 1995

Roger F. MALINA
Directeur du Laboratoire d'Astronomie Spatiale CNRS - Marseille

Le satellite Extrême Ultraviolet Explorer (EUVE) a été lancé en 1992 et continue son opération (programme ?) à ce jour. Un survey entier du ciel dans quatre bandes de 100 à 900 A a permis d'établir un catalogue d'objets qui dépasse 800 objets. Parmi les objets détectés, on trouve des naines blanches, des couronnes d'étoiles, des étoiles variables type CV, des étoiles B, des objets extragalactiques, des étoiles à neutrons.

Une centaine de sources EUVE n'ont pas encore été identifiées. EUVE obtient depuis 1993 des spectres de bonne qualité avec une résolution spectrale de 0.5 à 3 A. Cela a permis de faire des études approfondies sur les abondances dans les couronnes, sur les disques d'accrétion, sur les conditions dans le milieu interstellaire. EUVE démontre que l'EUV est une nouvelle fenêtre importante sur l'astrophysique.


Jets auto-collimates produits par des disques d'accrétion képleriens

Vendredi le 8 Décembre 1995

Jonathan FERREIRA
Landessternwarte Heidelberg

Des jets de matière rapides et maintenus collimates sur de longues distances sont observés provenant aussi bien d'étoiles jeunes en formation et d'objets compacts galactiques, que du noyau de certaines galaxies actives et quasars. Bien que les puissances et les échelles de distances de ces jets ne soient pas comparables, leur similitude morphologique suggère l'existence d'un mécanisme de formation commun. Or, jeunes étoiles et trous noirs supermassifs présentent des signatures caractéristiques d'un disque d'accrétion. Nous nous plaçons donc dans l'hypothèse dans laquelle accrétion et éjection sont deux phenomènes interdépendants, grâce à l'action d'un champ magnétique à grande échelle.

Il existe de nombreux travaux théoriques sur les disques magnétisés et les jets, mais aucun d'entre eux n'a pris en compte de façon satisfaisante la rétroaction des jets sur la structure des disques. Ainsi, les trois questions suivantes étaient restées sans réponse:

1) Quelles sont les conditions physiques nécessaires pour produire des jets "froids", c'est-à-dire produits sans couronne chaude, à partir d'un disque képlerien?

2) Quel mécanisme détourne la matière de son mouvement d'accrétion et produit un mouvement vertical ?

3) Quelles sont les propriétés de tels jets (vitesse, degré de collimation)?

Au cours de ce séminaire, je rappelerai brièvement la physique des disques produisant des jets, puis préciserai les propriétés attendues de leurs jets. En particulier, il sera montré que celles-ci dépendent principalement d'un seul paramètre du disque, l'indice local d'éjection; ce paramètre peut être contraint par les observations.

Je montrerai des solutions globales auto-cohérentes "disque-jets super-Alfvéniques", obtenues gr ce à l'emploi de l'auto-similarité, et discuterai des conséquences d'une telle hypothèse.


Traitement d'images et interrogation d'information en astronomie

Vendredi le 15 Décembre 1995

Fionn MURTAGH
ST-ECF, ESO Garching

Nous décrivons des résultats récents, en utilisant des transformations multirésolutionnelles (des transformations en ondelettes et d'autres). Ces transformations sont basées sur l'analyse du bruit dans l'image traitée. Une nouvelle structure de données (``data-structure'') dont on se sert est le support multirésolutionnel. Nous passons en revue des applications pour le filtrage du bruit, la compression d'images, la détection d'objets, la visualisation, et la reconstruction d'images (``image restoration'').

Nous présentons ensuite une revue de quelques travaux récents pour permettre l'accès aux images HST par des requêtes en texte libre (ou langage naturel). Ceci nous amène à poser deux questions: dans quelle mesure peut-on envisager l'interrogation d'images astronomiques à partir d'une base d'images telle que celle du HST, sur la base du contenu de ces images (``content-based image retrieval'')? Et deuxièmement, les structures de données décrites ci-dessus, peuvent-elles faciliter cet objectif?

Nous terminons avec une description des études sur la prévison du ``seeing'', la qualité des observations astronomiques. Pour cela, on a utilisé des réseaux neuronaux (récurrents et dynamiques), ainsi que des méthodes statistiques non paramétriques et de reconnaissance des formes. On pose la question suivante: y-a-t'il une manière d'utiliser des transformations multirésolutionnelles (des séries temporelles, peut-être multidimensionnelles) pour améliorer encore ces prévisions?


Evolution et fonction de masse des étoiles de très faible masse. Masse manquante dans le halo galactique

Vendredi le 5 Janvier 1996

Gilles CHABRIER
Groupe d'Astrophysique (C.R.A.L.) ENS Lyon

Nous présentons des modèles d'évolution d'étoiles de très faible masse (0.07 M/M_{sun}_ 0.6) de métallicité initiale [M/H]=0, -0.5 et -2. Ces modèles tiennent compte des développements les plus récents concernant la physique de ces objets: équation d'état, taux d'écrantage des réactions nucléaires, modèles d'atmosphères froides non grises. Pour la première fois un accord entre modèles théoriques et observations est obtenu dans les diagrammes magnitude-couleur et couleur-couleur, pour des objets du disque et du halo galactique.

La relation Masse-Luminosité ainsi obtenue, couplée aux fonctions de luminosité observées dans le halo et dans le disque (HST, observations à grandes magnitudes), ainsi qu'aux résultats d'expériencesde micro-lensing, permet de déduire des contraintes sur la fonction de masse de ces objets et des objets sub-stellaires, et donc sur la fraction de masse baryonique dans la Galaxie.


Les amas de galaxies en X: détermination de la densité l'univers

Vendredi le 12 Janvier 1996

Jamila OUKBIR
University of Berkeley, CA (USA)

La modélisation auto-cohérente des amas de galaxies en X permet de contraindre les modèles de formation de galaxies et en particulier, la forme et la normalisation du spectre de puissance des fluctuations initiales de densité. Je montrerai comment une telle modélisation permet en outre de contraindre la densité moyenne de l'univers, {OMEGA}_0_, d'une façon totalement indépendante des méthodes dynamiques classiques.

Les observations à z=0 ne permettent cependant pas de distinguer entre un univers critique et les univers ouverts. J'ai donc mis en évidence un test de la valeur de {OMEGA}_0_ basé sur les observations d'amas à grands redshifts selectionnés selon leur flux X.

Finalement, je discuterai les conclusions préliminaires auxquelles les observations actuelles permettent d'arriver et les limites de la méthode compte tenu des incertitudes quant à l'évolution des propriétés X des amas de galaxies.

Je conclurai sur les perspectives intéressantes qu'offrirait un catalogue d'amas selectionné à partir de l'effet Sunyaev-Zel'dovich.


Magnetic Fractures and the Generation of Particle Beams

Vendredi le 19 Janvier 1996

Gerhard HAERENDEL
Max-Planck-Institut für Extraterrestrische Physik,
Garching bei, Muenchen, Germany

The auroral particle acceleration process is an example of an ubiquitous cosmical process whose near-Earth realization offers the advantage of thorough in situ investigation. In spite of this, our understanding has been proceeding slowly, but in doing so it enables us to apply the process mutatis mantandis to other cosmical situations. In this lecture, we will first deal with the auroral process and subsequently with its role in solar flares.

The basic nature of the process is the conversion of magnetic energy into kinetic energy of electrons and ions. A necessary ingredient is the presence of thin sheets of intense field-aligned currents. A multitude of energy conversion processes are at hand as soon as the current densities are sufficiently high. In such a case, field parallel potential drops lead to decoupling of different sections of magnetic flux-tubes and a spontaneous release of the associated magnetic shear stresses. For this reason we speak of ``magnetic fractures''. The particle beams generated in these potential drops carry away most of the energy liberated in the magnetic stress release.

Analysis of the solar flare situation reveals that similar processes may occur at the transition region from corona to chromosphere. This requires the existence of 10^5^ or more current sheets with widths of tens of meters. Potential drops of 100MV or more can easily exist.


Que sont les PAHs interstellaires? Observations et études en laboratoire

Vendredi le 26 Janvier 1996

Christine JOBLIN
Centre d'Etude Spatiale des Rayonnements, Toulouse

Les bandes d'émission infrarouge dont les composantes principales sont à 3.3, 6.2, 7.7, 8.6 et 11.3 sont attribuées à des composés carbonés comprenant des liaisons aromatiques. La nature chimique précise des porteurs de ces bandes est sujette à de nombreuses recherches: nouvelles observations et simulations par des expériences de laboratoire et des calculs de chimie quantique. Nous présenterons les différents modèles de porteurs et développerons plus précisément le cas des hydrocarbures aromatiques polycycliques (PAHs). L'étude spatiale d'objets étendus, de type nébuleuses par réflexion, et l'étude séquentielle d'objets évolués (étoiles post AGB à nébuleuses planétaires) permettent de mettre en évidence l'évolution photophysique des PAHs: ionisation, dissociation des groupements périphériques... Ces modifications de nature chimique sont principalement dues aux variations du champ d'irradiation ultraviolet. Les régions les plus protégées révèlent également la présence probable en phase gazeuse de composés aliphatiques et de complexes métaux-PAHs (complexes organométalliques). Nous finirons par un bilan des propriétés des PAHs interstellaires et présenterons les perspectives d'avenir avec le satellite ISO et les nouveaux montages expérimentaux.


Bipolar outflows around young stars

Vendredi le 2 Février 1996

Richard HENRIKSEN
SAP, CEA Saclay et Queen's University (Kingston, Canada)

I will try to define the outstanding theoretical problems and compare them with existing models in the first part of my talk. In the second part I will turn to the definition of an accretion-convection type model that has been developed in collaboration with one of my students, Jason Fiege.

This will include the presentation of molecular line shapes, total intensity and channel maps that are predicted by this model. The correspondence with observed objects is remarkably good, but problems remain for us all


Un modèle turbulent du milieu interstellaire

Vendredi le 16 Février 1996

Thierry PASSOT
Observatoire de la Côte d'Azur, Nice

Nous présentons des résultats de simulations numériques d'un fluide supersonique auto-gravitant dans l'approximation MHD, ayant les caractéristiques du milieu interstellaire à l'échelle du kilo-parsec, dans le plan du disque galactique. Le refroidissement radiatif du milieu, le chauffage diffus et la rotation différentielle de la galaxie sont également pris en compte. La modélisation de la formation d'étoiles se fait par l'introduction d'un chauffage localisé dans l'espace et le temps dès que la densité atteint une valeur critique.

Le milieu se sépare en une phase chaude et ténue, et une phase froide et dense. Un des principaux résultats est l'obtention d'un cycle auto-entretenu dans lequel aucun phénomène n'est à lui seul responsable de la formation stellaire. Des nuages sont formés par pression de confinement turbulente; ils sont ensuite comprimés grâce à la gravité et au refroidissement jusqu'à atteindre le seuil de formation stellaire; les étoiles injectent alors de l'énergie permettant de supporter le nuage contre sa propre gravité et de régénérer la turbulence au travers des regions HII en expansion.

Les effets du champ magnétique sont nombreux et complexes et dépendent non seulement de son intensité mais aussi de sa topologie. A fortes valeurs du champ magnétique moyen, la formation stellaire diminue indiquant une rigidification du milieu. Malgré l'absence de phénomène dynamo (à 2D), l'énergie des fluctuations magnétiques se maintient (et même croî t) en présence du champ moyen. Un spectre magnétique en loi de puissance se développe, accompagné d'une cascade inverse, indiquant la présence d'une turbulence MHD développée et non seulement d'ondes d'Alfvén. Le champ magnétique a tendance à être aligné avec les contours des condensations et à confiner les nuages, empêchant l'expansion des régions HII. Nous présenterons également des résultats prélimi-naires concernant l'introduction des supernovae dans ce modèle.


Les Résultats de la Mission Hipparcos

Vendredi le 23 Février 1996

François MIGNARD
Observatoire de la Côte d'Azur, CERGA, Grasse

Le dépouillement des données recueillies par la mission Hipparcos touche à sa fin et l'objet de ce séminaire est de présenter l'ensemble des résultats et le calendrier de leur mise à disposition.

Je rappelerai succinctement les principes généraux de la mission et des méthodes d'analyse qui ont conduit à la réalisation d'un catalogue astrométrique pour environ 120 000 objets pour la mission principale et de l'ordre du million pour la mission Tycho.

Les propriétés statistiques sont analysées en fonction de la magnitude et de la position des étoiles sur la sphére céleste et montrent que pour une étoile typique du programme principal, la précision est voisine de 0"001 en position, 0"0015/an en mouvement propre et 0"0015 en parallaxe. La solution photométrique montre que la couverture homogène du ciel pendant 3 années permet de détecter plus de 20000 étoiles variables et de déterminer des courbes de lumière pour plusieurs milliers. Enfin Hipparcos apporte une contribution substantielle à l'astronomie des étoiles doubles (visuelles et binaire astrométrique).

Au-delà de ces résultats bruts je montrerai les premières ébauches de résultats scientifiques: diagramme HR, courbure de l'espace-temps, cinématique galactique, rapport de masses stellaires.

Je terminerai en envisageant le futur autour du concept de mission d'interfé-romètrie spatiale pour l'astrométrie.


Dark matter in Galactic Halos

Vendredi le 1er Mars 1996

Ortwin GERHARD
Astronomisches Institut, Universitaet Basel

The possibility is considered that the dark matter in the halos of galaxies may be in the form of clusters of Machos within which are embedded cold, dense gas clouds. Microlensing experiments have found evidence that the Galactic halo contains up to half of its mass in the form of low-mass Machos. A number of observational and dynamical arguments point to the existence of hitherto unobserved cold gas around galaxies. Within the framework of a simple two-component model, in which the cold gas is stabilized by the Macho clusters, constraints on the Macho clusters and on the halo cold gas content can be derived. Typical cluster masses are of order 10 solar masses, typical Macho masses are of order 0.01 solar masses, and the gas content could be up to of order 50 given for testing the hypothesis that such objects could constitute most of the mass in the dark halos of galaxies. If halos are indeed baryonic and contain significant amounts of cold gas, they are likely to play a much more active role in galaxy formation and evolution than is commonly thought.


Second year results from the MACHO dark matter search project

Vendredi le 8 Mars 1996

Peter QUINN
European Southern Observatory, Garching bei Muenchen

The MACHO project is searching for dark matter in the form of massive compact halo objects (Machos) by photometric monitoring of millions of stars in the LMC, SMC and Galactic bulge, to search for gravitational microlensing events. This talk presents analysis of our first 2.2 years of data for 8.5 million stars in the LMC. We detect 8 candidate microlensing events in this sample, of which at least 7 are likely to be actual microlensing events. The implications of these findings for the dark matter halo of the Milky Way will be discussed.


Propriétés en échelle de la distribution de matière à grande échelle : dynamique, statistique et incertitudes sur les mesures.

Vendredi le 15 Mars 1996

Stéphane COLOMBI
CITA, Université de Toronto, Canada

Il est généralement admis que les grandes structures observées dans la distribution des galaxies ont crû à partir de petites fluctuations initiales sous les effets de l'instabilité gravitationnelle. Si cela était le cas, la distribution à grande échelle du champ de densité devrait présenter des propriétés statistiques remarquables que j'étudierai en termes de comportement en échelle. L'une des manières les plus simples pour faire cela est d'utiliser la fonction de distribution du champ de densité lissé. J'introduirai cet outil, discuterai des prédictions analytiques et de mesures dans des simulations à N corps. J'insisterai plus particulièrement sur les moments de cette fonction de distribution et parlerai des problèmes qui interviennent lorsque l'on veut comparer des prédictions théoriques à des mesures dans des catalogues de galaxies.


Synthèses de populations stellaires: aujourd'hui, demain.

Vendredi le 22 Mars 1996

Danièle ALLOIN
Service d'Astrophysique de Saclay

Une revue sera présentée sur les méthodes d'analyse des populations stellaires composites en âge et métallicité. On discutera les avancées récentes, en ce qui concerne la modélisation et en ce qui concerne la synthèse directe. Des exemples illustreront cette discussion, galaxies de l'univers local et galaxies à grand décalage spectral. Des pistes de développements futurs seront évoquées, dans le domaine des contraintes observationnelles et dans le domaine de la modélisation. La complémentarité des approches est également un point qui sera mis en avant dans ce séminaire.


Rechercher l'information astronomique: point sur l'évolution des services du CDS

Vendredi le 29 Mars 1996

Françoise GENOVA
CDS, Observatoire Astronomique de Strasbourg

Le CDS développe des outils pour permettre aux astronomes de G trouver leur chemin H dans les informations astronomiques disponibles, dont le volume et la diversité sUaccroissent constamment.

Je présenterai, en montrant leur évolution au fil du temps, les activités du CDS, ainsi que les grandes orientations des prochaines années.


La poussière interstellaire avant ISO

Vendredi le 19 Avril 1996

François BOULANGER
Institut d'Astrophysique Spatiale, Université Paris-Sud

La recherche sur la poussière interstellaire ne s'est pas totalement endormie en attendant le lancement d'ISO. Je décrirai l'état actuel de nos connaissances à la lumière de travaux récents, notamment sur les observations du satellite COBE qui nous a donné pour la première fois accès à l'ensemble du spectre d'émission des poussières de l'infrarouge proche au mm.


Interaction between the magnetosphere of an accreting star and its disk.

Vendredi le 26 Avril 1996

Hendrick SPRUIT
Max Planck Institut fuer Astronomie, Garching bei Muenchen

The interaction between the magnetosphere of an accreting star and its disk is believed to be responsible for the remarkable bursting behavior of some galactic X-ray sources and for protostars. Magnetic interchange instabilities are an important ingredient in this interaction. I show recent results on the behavior of such instabilities in accretion disks. A model is shown in which cyclic accretion can be understood as a natural property of viscous disks accreting onto a magnetosphere, if the inner edge of the disk is close to the `corotation' radius.


The Hamburg Quasar Survey.

Mardi le 30 Avril 1996

Dieter ENGELS
Hamburger Sternwarte

The Hamburg Quasar Survey is a wide-angle objective prism survey on the northern sky conducted with the Schmidt telescope on Calar Alto/Spain. The plates are digitized with a PDS machine, and semi-automated search techniques are used to select candidates. Complete coverage of the northern extragalactic sky was achieved in 1995. The digitized archive of Schmidt spectra is used for a variety of research projects: search for bright QSOs (B<17 mag) and hot stars, identification of ROSAT all-sky survey X-ray sources, and the search for emission line galaxies.

An overview will be given on the status of the project, including digitization techniques applied and on new scientific results.


Des planètes aux quasars: Bilan et perspectives de la spectrographie intégrale de champ.

Vendredi le 3 Mai 1996

Roland BACON
Observatoire de Lyon

Je me propose de faire le bilan instrumental et astrophysique de l'opération TIGRE (en insistant sur les résultats astrophysiques). Dans la seconde partie je dirai quelques mots des projets (par exemple OASIS) à venir, en particulier dans le domaine de la haute résolution spatiale.


The large Southern radio surveys and their data

Jeudi le 9 Mai 1996

Alan WRIGHT
Observatoire de Parkes, Australia Telescope, CSIRO

Résumé non communiqué.


Post AGB stars: chemical composition and evolution

Jeudi le 9 Mai 1996

M. PARTHASARATHY
Indian Institute of Astrophysics, Bangalore

Résumé non communiqué.


Model atmospheres and spectral analyses of Wolf-Rayet stars.

Vendredi le 10 Mai 1996

Wolf-Rainer HAMANN
Institut für Theoretische Physik und Astrophysik, Universität Potsdam

The quantitative analysis of Wolf-Rayet type spectra requires non-LTE models for expanding atmospheres. Adequate radiative transfer calculations have been developed during the last decade. Under idealizing assumptions of spherical symmetry, homogeneity and stationarity of the flow, quite complicated model atoms can be accounted for by means of special numerical solution algorithms.

These so-called ``standard models'' were extensively applied to study the ``classical'', massive Wolf-Rayet stars of PopulationI. The obtained results are briefly reviewed and discussed. Wolf-Rayet type spectra are also shown by a subgroup of central stars of planetary nebulae. Recent spectral analyses of these low-mass stars yielded their parameters and atmospheric abundances, providing the empirical basis for discussing their evolutionary status. Hydrogen deficiency and strong mass-loss are the common features of both, high- and low-mass stars showing Wolf-Rayet type spectra.


Evolution of Field Galaxies: Results from Hubble Space Telescope and Deep Redshift Surveys

Vendredi le 24 Mai 1996

Richard ELLIS
Institute of Astronomy, Cambridge, UK

Multi-object redshift surveys have shown that there has been significant evolution in the shape of the field galaxy luminosity function since a redshift z=0.7. Results from the AAT and WHT demonstrate that much of this evolution can be accounted for by a rapid change in the volume density of star-forming dwarf galaxies. Deep HST imaging of faint fields also shows a marked change in the morphological mixture with a high proportion of irregular and possibly merging systems. By combining HST imaging and ground-based spectroscopy, progress is being made in unravelling the fate of the star-forming population identified at modest redshift.


The X-ray Background

Vendredi le 31 Mai 1996

Guenther HASINGER
Astrophysikalisches Institut Potsdam (AIP)

ROSAT deep surveys have resolved a large fraction of the soft extragalactic X-ray background into discrete sources. At faint fluxes the X-ray sources have relatively hard spectra which ties in with the fact that at harder X-ray energies a larger number of sources exists. Optical follow-up observations on some of the largest telescopes have identified the majority of the resolved sources as active galactic nuclei although an interesting population of X-ray loud emission line galaxies seems to contribute significantly at the faintest fluxes.


Distribution du gaz et de la matière noire dans les amas de galaxies

Vendredi le 7 Juin 1996

Romain TEYSSIER
CEA, Bruyères-le-Chatel

La formation des galaxies et des amas de galaxies reste une question ouverte en Cosmologie. Les observations permettent néanmoins de trouver la distribution du gaz et de la masse totale à l'intérieur de ces objets.

Je passerai en revue quelques aspects théoriques de la dynamique du gaz et de la matière noire qui expliquent certaines propriétés des profils de densité observés. Je montrerai notamment qu'il est possible dans certains cas d'obtenir une ségrégation entre le gaz et la matiè re noire.

J'aborderai finalement quelques problèmes liés à la thermodynamique du plasma cosmologique. Je montrerai qu'un écart à l'equilibre thermodynamique entre les ions et les électrons dans les régions externes des amas peut provoquer un biais important entre la distribution de masse réelle et celle déduite des observations X.


X-rays from non-magnetic cataclysmic variables.

Vendredi le 14 Juin 1996

Frank VERBUNT
Sterrekundig Instituut de Utrecht, Pays-Bas

ROSAT has made a large contribution to our study of the X-ray emission of cataclysmic variable, with observations obtained during the All Sky Survey, as well as in subsequent pointed observations.

I will discuss the origin of the X-rays in these systems, on the basis of eclipse measurements, outburst lightcurves, and the dependence of X-ray flux on the inclination of the binary. I also discuss the relation between X-ray and optical/ultraviolet flux, as a function of the accretion rate.


La séquence principale sub-solaire: confrontation entre la théorie et l'observation

Lundi 17 Juin 1996

Joao FERNANDES
DASGAL, Observatoire de Meudon et Centro de Astrofisica da Universidade do Porto

Nous présentons une étude sur des étoiles de type spectral G, K et M du voisinage solaire (d<=25 pc). Cette étude met en regard la confrontation entre les observations associées à ces étoiles et les modèles de ZAMS d'étoiles de faible masse (0.6<=M/M_{sun}_<=1.0). Le but est d'apporter une meilleure connaissance sur les étoiles de faible masse elles-mêmes aussi bien que donner des contraintes aux proprietés globales du voisinage solaire. Du point de vue de la modélisation, les étoiles de faible masse restent particulièrement dépendantes de la description de la convection aussi bien que du traitement de l'équation d'état. Nous analysons la sensibilité des modèles de masse différente à ces deux processus.

Du point de vue observationnel, il n'est pas possible de déterminer l'abondance en hélium pour le cas d'étoiles de faible masse. En ce qui concerne le Soleil, une estimation est possible par calibration, dans le plan du diagramme HR, aussi bien que par l'inversion des données de l'héliosismologie.

Quelques systèmes binaires proches sont de bons candidats pour une étude de calibration semblable à celle qui est faite pour le Soleil, à cause de la bonne précision sur la masse. Nous analysons en détail quatre systèmes binaires composés par des étoiles de faible masse : {alpha} Centauri,{eta} Cassiopeiae, {xi} Bootis et 85 Pegasi. Cette étude permet également une estimation de l'âge du système et la détermination du paramètre de la théorie de la longueur de mélange, {alpha}_MLT_, pour chaque étoile de la binaire.

Les conclusions sur la pente de la séquence principale qui découlent forcément de l'étude théorique/observationelle précédente, permettent d'étudier en particulier l'élargissement de le séquence principale des étoiles de faible masse. Pour cela, nous analysons en détail la position dans le diagramme HR de 69 étoiles proches de Population I. Nous discutons les différents processus qui peuvent être responsables par l'élargissement. En tenant en compte du fait qu'un des processus les plus importants concerne les différences de composition chimique entre les étoiles, cette étude permet donner des indications sur la valeur du paramètre d'enrichissement galactique en hélium par rapport aux éléments lourds, {DELTA}Y/{DELTA}Z, dans le voisinage Solaire.


Mesure du paramètre de décélération de l'Univers, q_0, à l'aide de supernovae de type Ia.

Vendredi le 21 Juin 1996

Reynald PAIN
IN2P3, Laboratoire LPNHE, Jussieu

Dans une première étape de notre programme de recherche de supernovae à grand décalage vers le rouge, nous avons découvert 7 supernovae. Les spectres et courbes de lumière indiquent que pratiquement toutes sont de type Ia avec des décalages vers le rouge variant entre z=0.3 et z=0.5. Il semble aujourd'hui possible d'utiliser les supernovae de type Ia comme indicateurs de distance pour mesurer les paramètres cosmologiques q_0 et H_0.

Dans ce séminaire, les stratégies d'observation, l'analyse des données ainsi que les résultats préliminaires concernant la mesure de q_0 sont présentés.


Collisions et instabilités dans les vents des étoiles Wolf-Rayet.

Vendredi le 28 Juin 1996

Tony MOFFAT et Nicole Saint-Louis Université de Montréal, Canada

Résumé non communiqué.



J. Heyvaerts, Observatoire Astronomique de Strasbourg