Séminaires à l'Observatoire en 1996/97

Salle de Cours, Grande Coupole
11 rue de l'Université
67000 STRASBOURG


Liste des Séminaires en 1996/97

  1. (Vendredi le 27 Septembre 1996) Beatriz BARBUY (Institut d'Astrophysique de l'Université de Sao Paulo) Les amas globulaires du bulbe galactique.
  2. (Vendredi le 4 Octobre 1996) Françoise COMBES (Laboratoire de Radioastronomie, Ecole Normale Supérieure, Paris) Absorptions moléculaires à grand redshift.
  3. (Vendredi le 11 Octobre 1996) Jean-Pierre ROZELOT (Observatoire de la Côte d'Azur) L'aplatissement solaire et sa mesure.
  4. (Vendredi le 18 Octobre 1996) Alain FRESNEAU (Observatoire Astronomique de Strasbourg) La cinématique de la ceinture de Gould.
  5. (Vendredi le 25 Octobre 1996) Roger FERLET (Institut d'Astrophysique de Paris) L'abondance du deuterium cosmique.
  6. (Vendredi le 8 Novembre 1996) Didier PELAT (Observatoire de Paris-Meudon) Une nouvelle méthode pour résoudre le problème de la synthèse de populations stellaires à l'aide d'une base.
  7. (Vendredi le 15 Novembre 1996) Detlef SCHOENBERNER (Astrophysikalisches Institut Potsdam) Through the upper AGB towards a planetary: A hydrodynamical simulation.
  8. (Vendredi le 22 Novembre 1996) Laurent VIGROUX (CEA, Service d'Astrophysique, Saclay ) La Galaxie observée par ISO.
  9. (Vendredi le 29 Novembre 1996) Andre HECK (Strasbourg Astronomical Observatory ) Electronic astronomical information handling and flexible publishing.
  10. (Vendredi le 6 Décembre 1996) Martin GROENEWEGEN (Max Planck Institut für Astrophysik,
    Garching bei München) The mass-loss phenomenon in late-type stars.
  11. (Vendredi le 13 Décembre 1996) Boud ROUKEMA (Observatoire National Astronomique du Japon, Mitaka, Tokyo) Méthode de détection de la topologie de l'Univers observable grâce aux positions à 3-D des quasars.
  12. (Vendredi le 10 Janvier 1997) Patrick PETITJEAN (Institut d'Astrophysique de Paris) Les raies d'absorption dans le spectre des quasars aux plus grands décalages spectraux.
  13. (Vendredi le 17 Janvier 1997) Heinz VÖLK (Max Planck Institut für Kernphysik, Heidelberg) Galactic winds and the evolution of the angular momentum of late-type galaxies.
  14. (Vendredi le 24 Janvier 1997) Charley LINEWEAVER (Observatoire Astronomique de Strasbourg) Détermination des paramètres cosmologiques à partir des observations récentes du fond diffus cosmologique.
  15. (Vendredi le 31 Janvier 1997) Christophe PICHON (Institut d'Astrophysique de l'Université de Bâle, Suisse) Première mesure dynamique de la masse d'un disque galactique.
  16. (Vendredi le 7 Février 1997) August EVRARD (University of Michigan et Institut d'Astrophysique de Paris) Ordinary versus extraordinary: The baryon fraction of the Universe from X-ray clusters.
  17. (Vendredi le 14 Février 1997) Michel CRÉZÉ (Université de Vannes) Hipparcos et la masse cachée dans le disque galactique.
  18. (Vendredi le 21 Février 1997) Jean-Louis HALBWACHS (Observatoire Astronomique de Strasbourg) Le catalogue de TYCHO.
  19. (Vendredi le 28 Février 1997) Jean-Eudes ARLOT (Bureau des Longitudes, Paris) L'apport des recherches en astrométrie et mécanique céleste menées au Bureau des Longitudes à son Service d'Ephémérides.
  20. (Vendredi le 7 Mars 1997) Jean-Marie HAMEURY (Observatoire Astronomique de Strasbourg) Novae X et disques d'accrétion.
  21. (Vendredi le 14 Mars 1997) Roman JUSKIEWICZ (N. Copernicus Astronomical Center, Polish Academy of Sciences, Warszawa) On The origin of the Galaxy pair-wise velocity dispersion.
  22. (Vendredi le 21 Mars 1997) Rachida SADAT (Observatoire Astronomique de Strasbourg) Etude des amas de galaxies et contraintes sur la cosmologie (provisoire).
  23. (Vendredi le 4 Avril 1997) Raymond WHITE (University of Arizona, USA & Dunsick Observatory, Ireland) Using member RR Lyrae stars to extend clusters' radial distributions from star counts.
  24. (Vendredi le 11 Avril 1997) Anne-Laure MELCHIOR (Queen Mary and Westfield College, Londres) L'expérience de micro-mirages gravitationnels AGAPE.
  25. (Vendredi le 18 Avril 1997) Manuel FORESTINI (Observatoire de Grenoble) Evolution et nucléosynthèse d'étoiles AGB de masse intermédiaire.
  26. (Vendredi le 25 Avril 1997) Stefan APPL (Observatoire Astronomique de Strasbourg) Les sources radio extragalactiques.
  27. (Vendredi le 16 Mai 1997) Nicolas PRANTZOS (Institut d'Astrophysique de Paris) L'astronomie des raies gamma et le futur satellite européen intégral .
  28. (Vendredi le 23 Mai 1997) Hubert BATY (Observatoire Astronomique de Strasbourg) Mécanismes de chauffage de la couronne solaire: la dissipation de courants électriques.
  29. (Vendredi le 30 Mai 1997) Robert MOCHKOVITCH (Institut d'Astrophysique de Paris) Les sursauts gamma sont-ils à distance cosmologique?
  30. (Vendredi le 6 Juin 1997) Immo APPENZELLER (Landessternwarte Heidelberg) Ionized nuclear winds and the X-ray spectra of AGN.
  31. (Vendredi le 13 Juin 1997) Norbert JUNKES (Astrophysikalisches Institut, Potsdam ) Large X-ray observations of starburst galaxies.
  32. (Vendredi le 20 Juin 1997) Rosie WYSE (Johns Hopkins University, Baltimore, Maryland) The Merging History of the Milky Way Galaxy.
  33. (Vendredi le 27 Juin 1997) Mats CARLSSON (Institute of Theoretical Astrophysics, University of Oslo, Norway) The new chromosphere.
  34. (Vendredi le 4 Juillet 1997) Wendy FREEDMAN (Carnegie Observatory, Pasadena, California) Hubble Space Telescope Results on Measuring the Expansion Rate of the Universe.


Voir aussi:


Les amas globulaires du bulbe galactique.

Vendredi le 27 Septembre 1996

Beatriz BARBUY
Institut d'Astrophysique de l'Université de Sao Paulo

Dans un angle de 5 degrés autour du centre galactique, se trouvent 17 amas globulaires connus. Des diagrammes couleur-magnitude révèlent que la plupart d'entre eux sont très riches en métaux; quelques-uns cependant sont pauvres en métaux. Nous avons obtenu des données avec le Hubble Space Telescope, où le "turnoff" est observable. Les rapports d'abondances peuvent être déterminés pour quelques étoiles individuelles de ces amas. Ces données indiquent que ceux-ci sont aussi vieux que le halo et donc que le bulbe le serait aussi.

Certaines controverses parues dans la littérature sur l'âge du bulbe seront discutées.


Absorptions moléculaires à grand redshift.

Vendredi le 4 Octobre 1996

Françoise COMBES
Laboratoire de Radioastronomie, Ecole Normale Supérieure, Paris

L'absorption par les molécules de la lumière millimétrique des quasars est un nouvel outil permettant de sonder le gaz froid à grand redshift, en bénéficiant de très haute résolution angulaire (~ 10-3 arcsec) et spectrale (30m/s).

Jusqu'à présent, nous avons découvert 4 systèmes d'absorption et jusqu'à 20 raies moléculaires ont été detectées dans un seul objet (HCO+, HNC, HCN, N2H+, C18O, CS, H2CO, CN, etc....). Les abondances moléculaires, les tempéra-tures d'excitation peuvent être étudiées en détail dans ces galaxies lointaines. Les colonnes-densités échantillonnées par cette technique sont comprises entre N(H2)= 1020 et 1024 cm-2. Les composantes diffuses permettent d'obtenir une limite supérieure sur la température du corps noir cosmique, en fonction du redshift. L'existence de raies millimétriques en absorption nécessite d'avoir le centre d'une galaxie sur la ligne de visée d'un quasar, ce qui implique la présence d'images gravitationnnelles. On montrera comment ces mesures contribuent à la détermination des paramètres cosmographiques, H0 et q0.


L'aplatissement solaire et sa mesure.

Vendredi le 11 Octobre 1996

Jean-Pierre ROZELOT
Observatoire de la Côte d'Azur

On montrera pourquoi la mesure de l'aplatissement solaire reste un sujet actuel et quelles en sont les implications astrophysiques. On décrira les différentes mesures effectuées dans le passé, en les discutant de façon critique. On indiquera à quelles conclusions ces mesures permettent d'accéder et celles que leurs limites empêchent encore d'atteindre.

On terminera en dérivant le principe d'une expérience spatiale dédiée à ces mesures.


La cinématique de la ceinture de Gould.

Vendredi le 18 Octobre 1996

Alain FRESNEAU
Observbatoire Astronomique de Strasbourg

C'est Benjamin Gould qui, en construisant le relevé de la Cordoba Durchmusterung, aura laissé son nom au plan de symétrie apparent de la distribution des étoiles brillantes, incliné de 20° par rapport à la Voie Lactée. Un complexe d'associations d'étoiles O,B (Orion, Persée, Scorpion-Centaure) et d'amas ouverts semble effectivement former une structure dans le voisinage du Soleil jusqu'à 500 pc. Son expansion est associée au mouvement du gaz observé en HI et CO.

La cinématique de cet ensemble est la mémoire des scénarios envisagés pour sa formation:

La redistribution de l'énergie injectée lors du processus envisagé pour la formation de la ceinture de Gould permet de comprendre si la formation stellaire des étoiles de grande masse est différente de celle des étoiles de faible masse.


L'abondance du deuterium cosmique.

Vendredi le 25 Octobre 1996

Roger FERLET
Institut d'Astrophysique de Paris

Le deuterium est un élément clé pour la cosmologie et l'évolution chimique des galaxies. La mesure de son abondance primordiale fournirait un des meilleurs tests des modèles de nucléosynthèse et de la densité baryonique de l'Univers. Cette évaluation est réalisée à partir de mesures dans le milieu interstellaire, extrapolées vers le passé avec des modèles d'évolution. Mais il est devenu possible d'estimer directement sa valeur primordiale dans des absorbants à grands "redshifts" observés vers des quasars.

La situation actuelle est confuse: une unique valeur du rapport D/H dans le milieu interstellaire local n'est peut-être pas représentative; les mesures vers les quasars sont en complet désaccord; de plus, des estimations récentes dans le Système solaire confirment que l'évolution du deuterium depuis le Big Bang jusqu'à maintenant n'est pas encore bien comprise.


Une nouvelle méthode pour résoudre le problème de la synthèse de populations stellaires à l'aide d'une base.

Vendredi le 8 Novembre 1996

Didier PELAT
Observatoire de Paris-Meudon

La synthèse de populations stellaires consiste à additionner des spectres d'objets connus (par exemple des étoiles) de façon à reproduire certaines caractéristiques du spectre d'un objet observé (par exemple une galaxie). A partir des pourcentages d'étoiles participant à la synthèse, on espère obtenir une information pertinente sur la population stellaire réelle de l'objet observé.

Les caractéristiques que l'on cherche à reproduire ici sont les largeurs équiva-lentes des raies stellaires d'absorption car elles sont des indicateurs de la population stellaire réelle mais aussi parce qu'elles sont peu sensibles aux erreurs de mesure.

Ainsi exprimé, la synthèse devient un problème du type ``problème inverse'' pour lesquels se pose la question de l'unicité de la solution trouvée. Nous rediscuterons les termes de ce problème et nous montrerons qu'il est formellement très proche de la régularisation par maximum d'entropie. Nous proposerons une façon originale de résoudre le problème qui, comme il sera démontré, conduit à une solution unique. Nous montrerons de plus que la nouvelle méthode conduit à une estimation de la population stellaire qui est juste (c'est-à-dire non-biaisée), proche de l'optimal et ceci pour des rapports signal-sur-bruit supérieurs à environ 10. Cette méthode possède de plus la propriété de ne pas sur-interpréter les données. Enfin elle se prète naturellement à l'ajout de contraintes physiques linéaires.

Il est très probable que les techniques mises en œuvre puissent s'appliquer à d'autre problèmes inverses similaires.


Through the upper AGB towards a planetary:
A hydrodynamical simulation.

Vendredi le 15 Novembre 1996

Detlef SCHOENBERNER
Astrophysikalisches Institut Potsdam

We present a first exploratory investigation about the dynamical evolution of a dusty stellar wind envelope along the upper AGB and its turn into a planetary nebula. We found the existence of AGB stars with detached shells to be naturally explained by mass-loss variations during a thermal pulse. It is also demonstrated that due to the large dynamical effects caused by the radiation field and the fast wind of the central star it is impossible to deduce the AGB mass-loss history from the planetary's density and velocity distribution. The structure of the halo, however, is still determined by the AGB mass-loss history. The large mass-loss declines as they are expected in the aftermath of thermal pulses lead to extended shells of low densities and can explain halos with sharp boundaries. The density structure and velocity field of our model planetary resemble closely those of observational counterparts. The possibility of a direct comparison between the hydrodynamical properties of the model and its synthetic emission line spectrum allows a physically consistent interpretation of observed Doppler-split emission lines.


La Galaxie observée par ISO.

Vendredi le 22 Novembre 1996

Laurent VIGROUX
CEA, Service d'Astrophysique, Saclay

Le satellite ISO a été lancé le 17 Novembre 1995. Après une phase initiale de mise en route et de vérification des performances, l'observatoire est en opération normale depuis le début février 1996. Depuis lors, une moisson de résultats très intéressants ont été obtenus. Après une présentation générale d'ISO, je montrerai quels sont les principaux résultats obtenus avec ISOCAM pour la compréhension du milieu interstellaire, l'étude des galaxies et leur évolution.


Electronic astronomical information handling and flexible publishing.

Vendredi le 29 Novembre 1996

Andre HECK
Strasbourg Astronomical Observatory

The current dramatic evolution in information technology is bringing major modifications in the way scientists work and communicate. The concept of electronic information handling encompasses the diverse types of information, the different media, as well as the various communication methodologies and technologies. It ranges from the very collection of data until the final publication of results and sharing of knowledge. Fluid information is becoming a common concept. New problems and challenges result also from the new information culture, especially on legal, ethical, and educational grounds. Electronic publishing will have to diverge from an electronic version of contributions on paper and will be part of a more general flexible-publishing policy. The benefits of private publishing are questioned. The procedures for validating published material and for evaluating scientific activities will have to be adjusted too. Provision of electronic refereed information independently from commercial publishers is now feasible. Authors have to read carefully the restrictions on the copyright transfer forms. Scientists and scientific institutions have now the possibility to run an efficient information server with validated (refereed) material without the help of a commercial publisher.


The mass loss phenomenon in late-type stars.

Vendredi le 6 Décembre 1996

Martin GROENEWEGEN
Max Planck Institut für Astrophysik,
Garching bei München

The Asymptotic Giant Branch (AGB) is one of the few phases in stellar evolution where mass loss determines the evolutionary speed. I discuss theoretical models that describe mass loss on the AGB and observational techniques to measure it. I discuss evidence that mass loss can vary strongly with time, and recent work on AGB stars in the Magellanic Clouds.


Méthode de détection de la topologie de l'Univers observable grâce aux positions à 3-D des quasars.

Vendredi le 13 Décembre 1996

Boud ROUKEMA
Observatoire National Astronomique du Japon,
Mitaka, Tokyo

La topologie de l'Univers est difficile à mesurer. Mais, puisque c'est une propriété tellement fondamentale de l'Univers, il faut essayer de l'estimer par des observations. Une nouvelle méthode (Roukema 1996, <&astro-ph.num:9603052 astro-ph/9603052>) a été développée. Elle consiste simplement à chercher des isométries de quintuples de quasars à trois dimensions. En effet, sauf dans le cas de l'Univers de topologie triviale, on devrait s'attendre à voir des groupes d'images ``fantômes'' des mêmes objets à plusieurs positions différentes du ciel. A trois dimensions, ces corréspondances seraient composées de combinaisons de translations, rotations et éventuellement de réflexions p our une topologie arbitraire.

Cette méthode et les résultats de son application aux ∼5000 quasars déjá observés seront présentés.


Les raies d'absorption dans le spectre des quasars aux plus grands décalages spectraux.

Vendredi le 10 Janvier 1997

Patrick PETITJEAN
Institut d'Astrophysique de Paris

Les raies d'absorption dans le spectre des quasars permettent de détecter le gaz interposé sur la ligne de visée quel que soit son décalage spectral. On connaît une cinquantaine de quasars à décalage spectraux supérieurs à quatre, qui sont l'objet d'intensives et difficiles observations.

Je décrirai la recherche d'émission Lyα d'une part et d'émission sub-millimétrique d'autre part pour mettre en évidence la présence de poussières, de métaux et d'activité de formation d'étoiles.

Ces observations conduisent à l'étude de la production de métaux à grand décalage spectral et à celle de l'enrichissement du milieu inter-galactique.


Galactic winds and the evolution of the angular momentum of late-type galaxies.

Vendredi le 17 Janvier 1997

Heinz VÖLK
Max Planck Institut für Kernphysik, Heidelberg

Abstract not received.


Détermination des paramètres cosmologiques à partir des observations récentes du fond diffus cosmologique.

Vendredi le 24 Janvier 1997

Charley LINEWEAVER
Observatoire Astronomique de Strasbourg

Grâce aux photons du fond diffus cosmologique nous obtenons des données riches et uniques sur l'état de l'univers peu après le Big Bang. Il y a cinq ans, le satellite COBE a découvert, dans ce fond, les structures les plus vieilles et les plus grandes de l'univers; structures qui renferment les clefs de l'origine et de la formation de toutes les grandes structures: galaxies, vides, amas et super-amas de galaxies.

Motivées par la réussite de COBE, la NASA et l'ESA ont décidé de lancer MAP (env. 2001) et Planck Surveyor (= ``COBRAS/SAMBA'')(env. 2005). Objectif: déterminer les paramètres cosmologiques (Ho, Ω, Ωbaryon, Λ, n et Q) avec une précision aux alentours de quelques pour-cent. Depuis la découverte par COBE, les mesures de ces fluctuations à partir des montagnes, des ballons et du pôle sud avec des bolomètres, des HEMTs et des interféromètres, n'ont pas cessé d'augmenter leur précision. A partir d'une synthèse de toutes ces mesures nous avons déjà obtenu les contraintes intéressantes sur la constante de Hubble (Ho = 30 +13-9 km/s/100 Mpc ) et sur d'autres paramètres cosmologiques (cf. Lineweaver et al. <&astro-ph.num:9610133 astro-ph/9610133> et 9612146).


Première mesure dynamique de la masse d'un disque galactique.

Vendredi le 31 Janvier 1997

Christophe PICHON
Institut d'Astrophysique de l'Université de Bâle, Suisse

Résumé non parvenu.


Ordinary versus extraordinary: The baryon fraction of the Universe from X-ray clusters.

Vendredi le 7 Février 1997

August EVRARD
University of Michigan et Institut d'Astrophysique de Paris

The accumulated evidence for large amounts of massive but invisible material in the Universe remains a dominant influence in modern cosmology. Dark matter is extraordinary, in the sense that its weakly interacting nature differs markedly from the behavior of ordinary, baryonic material. Much effort has been devoted to determining the sum of these two components, the total mass density Ωm in the Friedmann–Lemaitre world model. This talk will focus on limiting the ratio of total to baryonic mass Ωmb from observations of X–ray emitting clusters of galaxies. I will discuss the dynamics of galaxy clusters in order to motivate the exercise, emphasizing lessons learned from gas dynamic simulations of their formation through hierarchical, gravitational clustering. Finally, primordial nucleosynthesis limits on Ωb will be coupled with results of the above exercise to place constraints on the total mass density Ωm.


Hipparcos et la masse cachée dans le disque galactique.

Vendredi le 14 Février 1997

Michel CRÉZÉ
Université de Vannes

Les données obtenues par le satellite Hipparcos fournissent le premier sondage complet de la répartition des étoiles du voisinage solaire dans l'espace des phases. Les étoiles A constituent un échantillon limite en volume, représentatif de ces étoiles dans un rayon de 125 parsecs, avec les positions, les magnitudes absolues, deux composantes de vitesse, le tout avec des précisions et une homogénéité jamais atteintes et des distributions d'erreurs remarquablement contrôlées. Un tel échantillon permet de tracer les éventuelles inhomogénéités à petite échelle du potentiel gravitationnel.

Une analyse originale des densités et des vitesses faisant appel aux seules données Hipparcos permet en particulier de "voir" le puits de potentiel quand on traverse le plan galactique suivant la direction normale au plan. Il en résulte la première mesure réellement locale et indépendante de tout modèle de la densité totale de masse dans le plan J.

L'estimation obtenue exclut toute contribution significative d'un supposé "disque de masse cachée" . La principale incertitude pour traquer localement la différence (Masse Dynamique - Masse Visible) provient désormais du recensement de la masse visible du disque et surtout de la matière interstellaire.


Le catalogue de TYCHO.

Vendredi le 21 Février 1997

Jean-Louis HALBWACHS
Observatoire Astronomique de Strasbourg

Donnant les parametres astrométriques et une photométrie B-V pour un milion d'étoiles, Tycho s'impose comme le catalogue de référence des années à venir. Afin d'éclairer les futurs utilisateurs sur les qualités comme sur les faiblesses de cet outil, le séminaire traitera les questions suivantes:
- Comment le catalogue Tycho a-t-il été fait ?
- Que contient-il ?
- A quoi servira-t-il ?


L'apport des recherches en astrométrie et mécanique céleste menées au Bureau des Longitudes à son Service d'Ephémérides.

Vendredi le 28 Février 1997

Jean-Eudes ARLOT
Bureau des Longitudes, Paris

Le Bureau des Longitudes est un laboratoire de recherche en astrométrie des objets du système solaire, et en mécanique céleste. Il abrite aussi un service d'éphémérides diffusant des données liées au mouvement des corps du système solaire pour le grand public, les astronomes professionnels et les agences spatiales. Ce service d'éphémérides sera décrit et on montrera comment les recherches menées au Bureau des Longitudes permettent à ce service d'éphémérides de rester performant.


Novae X et disques d'accrétion.

Vendredi le 7 Mars 1997

Jean-Marie HAMEURY
Observatoire Astronomique de Strasbourg

La nova X GRO J1655-40 est une des binaires X transitoires où l'objet compact est un trou noir. Des observations X et optiques obtenues au tout début de l'une de ses éruptions ont révélé que l'émission X n'est apparue qu'une semaine après le début de l'éruption dans le domaine visible. Après un rappel des propriétés observationnelles et des modèles de ces sources transitoires, je montrerai que ce retard s'explique si le disque d'accrétion ne s'étend pas jusqu'au voisinage du trou noir, mais se transforme en un écoulement quasi-sphérique, optiquement mince, à des distances de quelques milliers de rayons de Schwarzschild. On explique du même coup le spectre de GRO J1655-40 en quiescence, et en particulier l'existence d'une faible émission X qui ne peut provenir du disque lui-même.


On The origin of the Galaxy pair-wise velocity dispersion.

Vendredi le 14 Mars 1997

Roman JUSKIEWICZ
N. Copernicus Astronomical Center, Polish Academy of Sciences, Warszawa

Résumé non parvenu.


Etude des amas de galaxies et contraintes sur la cosmologie (provisoire).

Vendredi le 21 Mars 1997

Rachida SADAT
Observatoire Astronomique de Strasbourg

Les amas de galaxies sont les plus grandes structures ``virialisées'' de l'Univers. Ils sont par conséquent d'excellents outils pour contraindre les paramètres cosmologiques de l'Univers. Après une brève description des amas de galaxies, je présenterai quelques diagnostics qui permettent de contraindre la valeur de la densité de l'Univers Ω. Les premiers diagnostics proviennent de la détermination de la quantité totale de matière noire et de la fraction de baryons présente dans les amas de galaxies à partir de méthodes que je décrirai et dont je discuterai la validité. Le deuxième diagnostic est lié à l'évolution en fonction du décalage spectral des propriétés X des amas, en particulier, il a été montré que la relation LX-TX peut être utilisée comme test pour contraindre les modèles cosmologiques. Grâce aux mesures récentes de la température principalement obtenues par le satellite ASCA, nous avons pu constituer un échantillon d'amas aussi complet que possible allant jusqu'à z ∼0.8 pour lequel nous avons pu appliquer le test. Le résultat préliminaire que nous avons obtenu montre que les données actuelles présentent une statistique suffisante pour distinguer un modèle Ω=1 d'un modèle Ω=0.2.


Using member RR Lyrae stars to extend clusters' radial distributions from star counts.

Vendredi le 4 Avril 1997

Raymond WHITE
University of Arizona, USA & Dunsick Observatory, Ireland

Résumé non parvenu.


L'expérience de micro-mirages gravitationnels AGAPE.

Vendredi le 11 Avril 1997

Anne-Laure MELCHIOR
Queen Mary and Westfield College, Londres

Résumé non parvenu.


Evolution et nucléosynthèse d'étoiles AGB de masse intermédiaire.

Vendredi le 18 Avril 1997

Manuel FORESTINI
Observatoire de Grenoble

Résumé non parvenu.


Les sources radio extragalactiques.

Vendredi le 25 Avril 1997

Stefan APPL
Observatoire Astronomique de Strasbourg

Apres une brève présentation des objets dont je serai amené à parler (Quasars, radio galaxies, et objets BL Lac), je montrerai les observations clefs qui ont permis de déboucher sur un modèle communément accepté: celui d'éjections fortement collimatées, á des vitesses relativistes, grâce à un champ magnétique à grande échelle.

Je discuterai ensuite de la physique des jets magnétohydrodynamiques en partant de la région la plus proche du trou noir, pour aller jusqu'aux "hot spots" à plusieurs centaines de kpc.

Je présenterai des résultats sur la collimation des jets relativistes pour ensuite passer à la structure des jets déjà collimatés. Un modèle analytique, basés sur des lois de conservation, permet d'établir des relations entre la structure magnétique, la vitesse et d'autres paramètres des jets. Des expériences de fusion contrôlée, présentant des similitudes avec les jets, ont montré la grande instabilité des plasmas confinés. Cette conclusion doit-elle s'étendre aux jets? J'argumenterai pour montrer qu'au contraire ces objets sont moins instables qu'on ne pourrait le penser, et que le champ magnétique réduit l'instabilité en comparaison des jets purement hydrodynamiques.

Les jets puissants se terminent par des "hot spots". Ce sont des chocs au bout du jet qui permettent l'accéleration des particules et une émission synchrotron intense. Je montrerai comment la présence du champ magnétique modifie les conditions au travers de ces chocs, et ainsi les conclusions que l'on peut tirer à propos de l'accélération des particules.


L'astronomie des raies gamma et le futur satellite européen intégral.

Vendredi le 16 Mai 1997

Nicolas PRANTZOS
Institut d'Astrophysique de Paris

L'astronomie des raies gamma, lancée il y a une vingtaine d'années environ, nous a ouvert la dernière fenêtre du spectre électromagnétique sur l'Univers. En raison de leur grand pouvoir de pénétration, les photons gamma peuvent nous parvenir de régions inaccessibles à l'observation dans d'autres fréquences; de plus, les raies gamma nucléaires constituent une signature caractéristique pour divers processus énergétiques et/ou nucléosynthétiques, qui sont impossibles à observer à d'autres longueurs d'onde.

Malgré son jeune âge, l'astronomie de raies gamma (que l'on pourrait aussi appeler ``spectroscopie gamma'' tout court) a déjà obtenu des résultats remarquables, en particulier grâce au lancement du satellite Compton Gamma-Ray Observatory en Avril 1991:
- la raie galactique de l'annihilation électron-positon;
- la raie de la décroissance radioactive de l'aluminium-26 dans le plan de la Voie Lactée;
- celles de la décroissance radioactive du cobalt-56 et cobalt-57 en provenance de la supernova SN1987A ou du titan-44 en provenance de Cas-A;
- celles de la déexcitation du carbone et de l'oxygène dans Orion, etc.

Je présenterai brièvement les divers mécanismes de production des raies gamma, ainsi que les sites astrophysiques des raies gamma d'ores et déjà détectées. Je discuterai les contraintes que cette détection impose sur la physique (structure, nucléosynthèse, processus d'emission) de ces sites. Finalement, je présenterai les projets et les perspectives actuels les plus intéressants pour la détection des raies gamma extra-solaires par le futur satellite européen INTEGRAL.


Mécanismes de chauffage de la couronne solaire: la dissipation de courants électriques.

Vendredi le 23 Mai 1997

Hubert BATY
Observatoire Astronomique de Strasbourg

La couronne solaire présente une température de plusieurs millions de degrés alors que la photosphère est beaucoup plus froide. Bien que l'origine magnétique de ce chauffage semble bien établie, ce n'est pas le cas du mécanisme physique permettant la libération de l'énergie magnétique. A cet égard, je situerai l'état actuel des recherches sur les différents mécanismes plausibles. Plus particu-lièrement, j'exposerai les derniers résultats obtenus sur la formation de régions très localisées où le courant électrique est concentré. Ces régions, appelées ``nappes de courant'', peuvent survenir lors du développement d'instabilités magnétohydrodynamiques (MHD) dans des configurations magnétiques de boucles solaires. La dissipation subséquente d'une telle structure magnétique de petite échelle se traduit par un processus complexe tridimensionnel de reconnexion des lignes de champ magnétique, conduisant ainsi à un changement de la topologie magnétique sur une échelle de temps rapide.

Des simulations numériques MHD m'ont permis d'étudier l'évolution non linéaire de l'instabilité de ``kink'' (instabilité MHD la plus prometteuse pour la création de nappes de courant) dans une configuration magnétique cylindrique. Je présenterai les résultats obtenus sur la structure magnétique (et électrique) résultante de la déformation induite par le ``kink'', ainsi que les conséquences sur la dissipation de l'énergie magnétique.


Les sursauts gamma sont-ils à distance cosmologique?

Vendredi le 30 Mai 1997

Robert MOCHKOVITCH
Institut d'Astrophysique de Paris

Les résultats de l'expérience BATSE à bord du satellite Compton GRO ont montré que la distribution des sursauts gamma est isotrope mais non homogène, la densité des sources paraissant diminuer avec la distance. Ces observations peuvent être expliquées si les sursauts peuplent un super-halo centré sur notre Galaxie ou bien s'ils se trouvent à très grande distance, i.e. z ∼0.5-1, la non-homogénéité étant alors un effet cosmologique.

Le choix entre ces deux possibilités restait essentiellement matière de goût jusqu'à la découverte très récente de contreparties optiques pour deux sursauts gamma. Malgré une certaine confusion dans le bilan actuel des observations, il semble bien que l'échelle de distance des sursauts pourra être enfin connue d'ici à quelques mois.

Je présenterai les divers éléments du débat avant de me placer dans le cadre de l'hypothèse cosmologique (en espérant qu'elle sera bientôt confirmée!). Je décrirai alors un modèle de sursaut dont la source est la coalescence de deux étoiles à neutrons (ou d'une étoile à neutrons et d'un trou noir). Une partie de l'énergie libérée dans la coalescence alimente un vent relativiste qui pourrait être ensuite responsable de l'émission gamma. Le mécanisme envisagé est la dissipation dans des ondes de choc se développant à l'intérieur du vent à la condition que la distribution initiale du facteur de Lorentz n'y soit pas uniforme.

Je montrerai une série de résultats obtenus sur de tels modèles en les comparant aux propriétés temporelles et spectrales des sursauts observés.


Ionized nuclear winds and the X-ray spectra of AGN.

Vendredi le 6 Juin 1997

Immo APPENZELLER
Landessternwarte Heidelberg

Many AGN show optical and infrared forbidden emission lines of ions with ionization potentials well above 100 eV. These lines have (on average) widths between those of the NLR and those of the BLR lines, they are blueshifted relative to the lower-ionization species, and they form in a plasma which is less dense than the BLR gas. A comparison between the strength of these optical high-ionization lines and the ROSAT X-ray spectral index shows a correlation between the observed equivalent widths and the X-ray spectral index. This correlation can be explained assuming that the high-ionization forbidden lines originate in a warm wind from the central region of the AGN which also produces the oxygen absorption edges (the "warm absorber" effect) and consequently a distortion of the observed continuum of the X-ray spectra of the AGN. If this explanation is correct, the optical high-ionization lines provide a powerful tool to derive physical information on the warm plasma flow from the AGN and on the geometric structure of the Active Nuclei and to develop a physically consistent AGN model.


Large X-ray observations of starburst galaxies.

Vendredi le 13 Juin 1997

Norbert JUNKES
Astrophysikalisches Institut, Potsdam

Starburst galaxies are presently undergoing an intense period of star formation. The soft X-ray emission traces individual sources like supernova remnants and accreting X-ray binaries, but also the diffuse hot gas in starburst galaxies. We have observed such galaxies in X-rays with ROSAT and compare our results to observations in other wavelengths.

Nuclear starbursts are spiral galaxies with starburst activity in their central regions and disks. Some of them exhibit pure star-forming activity, some form transition types to Active Galactic Nuclei (AGN). In NGC 4569 different emission components (nucleus and disk) can be distinguished in X-rays, and the presence of hot halo gas is indicated.

In starburst dwarf galaxies the region of massive star formation comprises the whole galaxy. For a number of Blue Compact Galaxies (BCGs) with high FIR- and radio luminosities, we compare spectral sensitive ROSAT PSPC observations with observations in the radio and in the optical range of the spectrum.

We have also started to utilize results from the ROSAT Result Archive (RRA) to investigate the X-ray properties of interacting galaxies where starburst activity is triggered by the interaction. The total X-ray emission of a sample of interacting galaxy systems is significantly higher than for a control sample of isolated galaxies.


The Merging History of the Milky Way Galaxy.

Vendredi le 20 Juin 1997

Rosie WYSE
Johns Hopkins University, Baltimore, Maryland (USA)

I will discuss the various constraints on theories of galaxy formation and evolution that come from study of the stellar populations of the Milky Way, and of its satellite dwarf galaxies.


The new chromosphere.

Vendredi le 27 Juin 1997

Mats CARLSSON
Institute of Theoretical Astrophysics, University of Oslo, Norway

Numerical simulations have shown that enhanced chromospheric emission, which corresponds to an outwardly increasing semi-empirical temperature sructure, can be produced by wave motion without any increase in the mean gas temperature. Hence, the sun may not have a classical chromosphere in magnetic field free internetwork regions. This dynamic picture of the solar internetwork chromosphere is also consistent with ground-based observations of the Ca II resonance lines and of CO absorption lines and with observations from the SOHO satellite.

The simulations also show that a static picture and a dynamic picture of the chromosphere are fundamentally different and that time varations are crucial for our understanding of the chromosphere itself and for the spectral features formed there.


Hubble Space Telescope Results on Measuring the Expansion Rate of the Universe.

Vendredi le 4 Juillet 1997

Wendy FREEDMAN
Carnegie Observatory, Pasadena, California

One of the primary aims in building the Hubble Space Telescope (HST) was to provide an accurate measure of the expansion rate of the Universe, or Hubble constant, H0. The measurement of H0 has been designated as a so-called "Key Project" of the HST. The goal is to measure the expansion rate using a variety of different methods, and to provide a means of reducing the systematic errors that have historically plagued the determination of this quantity. Two measured quantities are required for a determination of H0, the velocities and distances to galaxies. From the ground, measurement of galaxy distances is complicated by the turbulence in the Earth's atmosphere. From HST, the resolution is increased by almost a factor of 10, and the volume that can be surveyed is about a factor of 1000 greater. Distances to objects are measured using a variety of techniques that will be described. New images from HST will be shown, and a current update of measurements of the expansion rate will be presented.


J. Heyvaerts, Observatoire Astronomique de Strasbourg