Séminaires à l'Observatoire en 1999/2000

Salle de Cours, Grande Coupole
11 rue de l'Université
67000 STRASBOURG


Liste des Séminaires en 1999/2000

** = fermement convenu
* = convenu sous réserve de confirmation
? = orateur contacté
blanc = orateur non encore contacté.
  1. (Vendredi 24 Septembre 1999) Antonio FRASCA (Osservatorio Astrofisico di Catania, Italia) Variability in magnetically active late-type stars.
  2. (Vendredi 1er Octobre 1999) André HECK (Observatoire Astronomique de Strasbourg) Quelques caractéristiques d'organisations astronomiques et connexes.
  3. (Vendredi 8 Octobre 1999) Laurent CAMBRESY (DESPA, Observatoire de Paris-Meudon) Extinction et formation d'étoiles dans les nuages moléculaires à l'aide de données infrarouges (DENIS) et optiques (USNO-PMM).
  4. (Vendredi 15 Octobre 1999) Pas de séminaire. ( )
  5. (Vendredi 22 Octobre 1999, 11h00) François HAMMER (Observatoire de Paris) Le projet GIRAFFE au VLT.
  6. (Vendredi 29 Octobre 1999) Pas de séminaire. ( )
  7. (Vendredi 5 Novembre 1999) Pas de séminaire. ( )
  8. (Vendredi 12 Novembre 1999) Pas de séminaire. ( )
  9. (Vendredi 19 Novembre 1999) Thibaut LE BERTRE (DEMIRM, Observatoire de Paris) Les étoiles carbonées extrêmes du disque galactique.
  10. (Vendredi 26 Novembre 1999) Georges MEYLAN (European Southern Observatory, Garching bei Muenchen) Un regard trouble sur l'Univers lointain.
  11. (Vendredi 3 Décembre 1999) Léon OTTEN (Institut de Biologie Moléculaire des Plantes, Université Louis Pasteur de Strasburg) L'origine de la vie.
  12. (Vendredi 10 Décembre 1999) Nicolas CRETTON (Max-Planck-Institut für Astrophysik, Heidelberg) Modèles dynamiques de galaxies elliptiques.
  13. (Vendredi 17 Décembre 1999) Nicolas LEHNER (Université de Belfast) Le spectre remarquable de l'étoile de type B: HD 83206.
  14. (Vendredi 7 Janvier 2000) François LIGNIERES (Queen Mary and Westfield College, Londres) Vers un nouveau type de magnétisme stellaire.
  15. (Vendredi 14 Janvier 2000) Caroline SOUBIRAN (Observatoire de Bordeaux) La spectrométrie haute–résolution à l'usage de la structure galactique.
  16. (Mardi 18 Janvier 2000, à 11h, [exceptionnel]) Mark ALLEN (Space Telescope Science Institute, Baltimore, MD) Shocks and Photoionization in Active Galaxies.
  17. (Vendredi 21 Janvier 2000) Yann CLENET (DESPA, Observatoire de Paris-Meudon) Observations du centre galactique en optique adaptative dans l'infrarouge proche.
  18. (Vendredi 28 Janvier 2000) Luc BLANCHET (DARC, Observatoire de Paris-Meudon) Ondes gravitationnelles des binaires compactes spiralantes.
  19. (Vendredi 4 Février 2000) Gérard VAUCLAIR (Observatoire Midi-Pyrénées (Toulouse)) Astéro-sismologie des naines blanches et de leurs précurseurs.
  20. (Vendredi 11 Février 2000) Walter DEHNEN (Max-Planck-Institut f"Yr Astronomie, Heidelberg) The effect of the Outer Lindblad Resonance of the Galactic bar on the local stellar velocity distribution.
  21. (Vendredi 18 Février 2000) Michel GRANET (EOST-Institut de Physique du Globe, Strasbourg) Les séismes et le risque sismique en France: où en sommes-nous? Le rôle du Réseau National de Surveillance Sismique.
  22. (Vendredi 25 Février 2000) Helen R. DICKEL (University of Illinois and Netherlands Foundation for Research in Astronomy, University of Amsterdam, Astronomical Institute) Molecules in interstellar space.
  23. (Vendredi 3 Mars 2000) Arnold BENZ (Institute of Astronomy, ETH-Zentrum, Zurich) Heating of coronae by microflares: evidence and open questions.
  24. (Vendredi 10 Mars 2000) Pierre COMTE (Institut de Mécanique des Fluides, Strasbourg) Transition vers la turbulence dans les couches limites, structures cohére ntes et mélange: une approche par simulation numérique.
  25. (Vendredi 17 Mars 2000) Pierre JEAN (Centre d'Etude Spatiale des Rayonnements (CESR), Toulouse) Observation de l'émission Gamma des Novae classiques.
  26. (Vendredi 24 Mars 2000) Dominique BARTHES (Depto. de Astronomia i Meteorologia, Universitat de Barcelona) Distribution période-luminosité-couleur des variables à longue période et test des modèles de pulsation.
  27. (Vendredi 31 Mars 2000) Antoine LETESSIER SELVON (Laboratoire de Physique Nucléaire des Hautes Energies (LPNHE), Universités de Paris 6 et 7, Jussieu) Les rayons cosmiques d'énergie ultime.
  28. (Vendredi 7 Avril 2000) Christophe MORISSET (Laboratoire d'Astronomie Spatiale, Marseille) La modélisation 3D des nébuleuses planétaires.
  29. (Vendredi 14 Avril 2000) (Pas de séminaire) Vacances de Pâques
  30. (Vendredi 21 Avril 2000) (Pas de séminaire) Vendredi Saint: férié
  31. (Vendredi 28 Avril 2000) Stéphane CORBEL (Harvard-Smithsonian, Center for Astrophysics, Cambridge, MA) Etude multi-longueur d'onde du candidat trou noir GX 339-4: couplage accrétion-éjection.
  32. (Vendredi 5 Mai 2000) Delphine HARDIN (Laboratoire de Physique Nucléaire et des Hautes Energies (LPNHE), Paris-J ussieu) Super Novae Extra-galactiques et mesure du paramètre de densité de l'Univers et de la constante cosmologique.
  33. (Vendredi 12 Mai 2000) Caroline TERQUEM (Institut d'Astrophysique de Paris) Dynamique des disques et planètes extrasolaires.
  34. (Vendredi 19 Mai 2000) Emile BIEMONT (Institut d'Astrophysique de Liège) Rythmes du temps, astronomie et calendrier.
  35. (Vendredi 26 Mai 2000) Fabien CASSE (Observatoire de Grenoble) Structures magnétisées d'accrétion-éjection.
  36. (Vendredi 2 Juin 2000) (Pas de seminaire) Week-end de l'Ascension.
  37. (Vendredi 9 Juin 2000) Jean-Paul ZAHN (DASGAL, Observatoire de Paris-Meudon) Transport turbulent dans les objets en rotation différentielle, ou comment le laboratoire peut aider l'astrophysicien.
  38. (Vendredi 16 Juin 2000, à 11h exceptionnellement) Michel RIEUTORD (Observatoire de Midi Pyrénées) Oscillations d'un fluide en rotation et solutions de l'équation de Poincaré.
  39. (Vendredi 23 Juin 2000) Anne DECOURCHELLE (Service d'Astrophysique, CEA Saclay) Restes de Super-Novae: Modèles et Rayonnement X.
  40. (Vendredi 30 Juin 2000) Yan BENHAMMOU (Groupe de Recherche en Physique des Hautes Energies, UHA - Mulhouse) Astroparticules, astronomie des neutrinos et l'expérience ANTARES.


Voir aussi:


H-alpha and photometric variability of magnetically active late-type stars.

Vendredi 24 Septembre 1999

Antonio FRASCA
Osservatorio Astrofisico di Catania, Sicilia

Stellar activity is a phenomenon largely extended over different spectral types and luminosity classes. Our Sun (G 2 V) is a typical active star, but its level of activity is very low in comparison with very active stars like RS CVn binaries (typically F-G V-IV + G-K IV-III). The phenomenological characteristic of the activity of RS CVn is solar-type, that is these stars show the same activity indicators as the Sun (emissions in Ca II, Mg II, H alpha, X-ray, radio). But the handicap is that stellar phenomena can be only studied in function of time, while the solar phenomena can be followed in time and over the solar surface. Nevertheless, modern techniques can overcome this handicap (Doppler imagining and Spot modeling), allowing a rough reconstruction of the distribution of activity over the stellar surfaces.

Many observational campaigns were performed at the Catania Observatory, both photometric (U,B,V) and spectroscopic (H alpha region). Data were collected since 1989, allowing us to follow long and short term variabilities of several RS CVn binaries. Other spectroscopic observations were made at the OHP with Aurelie and Elodie spectrographs.

From these observations we develop Spot Modeling to visualize active regions (photospheric and chromospheric). The outstanding result we found is that there is a good spatial correlation between active areas in both atmospheric layers, as a result of the observed anticorrelation between photometric and H alpha emission data.

Stars with intermediate activity level as HD 206860 (G 0 V) show the same behavior as RS CVn and the Sun.


Quelques caractéristiques d'organisations astronomiques et connexes.

Vendredi 1er Octobre 1999

André HECK
Observatoire Astronomique de Strasbourg

Que savons-nous des grandes caractéristiques des organisations liées à l'astronomie ?

Nous verrons plus particulièrement:

Ces résultats constituent l'un des volets de ce qui peut s'appeler la socio-dynamique de l'astronomie et sont obtenus à partir de données collectées depuis près d'un quart de siècle (donc stables, exhaustives, cohérentes, ...).

Nous présenterons le contexte général et historique, suivi d'une synthèse de ce qui est à ce jour public et actuellement sous presse dans différentes revues.

N.B.: ce séminaire est accessible à tous.

Résumé en anglais


Extinction et formation d'étoiles dans les nuages moléculaires à l'aide de données infrarouges (DENIS) et optiques (USNO-PMM).

Vendredi 8 Octobre 1999

Laurent CAMBRESY
DESPA, Observatoire de Paris-Meudon

Les comptages d'étoiles sont utilisés depuis plusieurs décennies pour cartographier l'extinction dans les nuages moléculaires de notre galaxie. La méthode classique de comptage fut très utile lorsque les étoiles étaient comptées 'visuellement' sur les plaques de Schmidt. Néanmoins, elle doit évoluer pour s'adapter aux données numériques que nous utilisons de nos jours. Je présenterai donc une variante de cette méthode dans laquelle sont utilisés des comptages adaptatifs et une décomposition en ondelettes.

Cette technique permet de construire une carte d'extinction de l'ensemble de notre Galaxie; elle sera le point de départ d'une étude plus détaillée des principaux nuages moléculaires géants du voisinage solaire (Orion, Rho Ophiuchus, Lupus, Taurus, ...).

Nous verrons que ces cartes permettent, d'une part, d'estimer la masse totale de matière présente dans ces complexes moléculaires et, d'autre part, d'extrapoler les valeurs de l'extinction dans les coeurs des nuages, là où les données optiques ne permettent plus de mesures précises.

Grâce au données infrarouges du relevé DENIS, moins sensible ^ l'extinction que le domaine optique, je montrerai qu'il devient possible de sonder les coeurs denses des nuages (application au nuage du Chamaeleon).

De plus, la connaissance de l'extinction, associée à un critère d'excès infrarouge, permet d'identifier de nouveaux candidats étoiles jeunes, de faible masse, dont l'étude conduit à estimer la durée de vie maximale des disques circumstellaires entourant ce type d'objets.

Enfin, je terminerai en évoquant les corrélations qui existent entre l'émission moléculaire (CO), l'émission dans l'infrarouge lointain et l'extinction, dans le but de contraindre les propriétés physiques qui règnent dans le milieu interstellaire.


Le projet GIRAFFE au VLT.

Vendredi 22 Octobre 1999, 11h00

François HAMMER
Observatoire de Paris

Fin 2001, l'ensemble du spectrographe GIRAFFE, du positionneur de fibres OzPoz sera sur l'UT2 du VLT. GIRAFFE pourra observer jusqu'à 130 sources dans un champ de diamètre 25 arcmin, et sera équipé du premier système multiple d'unité intégrale de champ (spectroscopie bi-dimensionnelle). Il travaillera à résolutions intermédiaires (R 5000-25000). Un lien fibres sera de plus assuré avec le spectrographe UVES, permettant l'observation de 8 objets avec une résolution R=40000, simultanément avec les observations GIRAFFE.

Ces moyens uniques au monde sur un télescope de 8 mètres devraient permettre d'importantes avancées en physique stellaire (étoiles sous géantes et de la séquence principale dans le bulbe, le disque et les galaxies proches) ainsi qu'en extragalactique (chimie des galaxies primordiales, des galaxies compactes, dynamique des interactions, des disques).


Les étoiles carbonées extrêmes du disque galactique.

Vendredi 19 Novembre 1999

Thibaut LE BERTRE
DEMIRM, Observatoire de Paris

Résumé non parvenu.


Un regard trouble sur l'Univers lointain.

Vendredi 26 Novembre 1999

Georges MEYLAN
European Southern Observatory, Garching bei Muenchen

En l'espace de 20 ans, depuis la découverte de la première lentille cosmologique, le phénomène de lentille gravitationnelle a donné naissance à l'un des champs de recherche les plus actifs de l'astrophysique. Il offre les possibilités nouvelles:

  1. de déterminer directement la masse de la lentille,
  2. d'étudier la fraction de matière sombre contenue dans les galaxies et amas de galaxies,
  3. de cartographier la répartition à grande échelle de cette matière sombre,
  4. d'estimer la densité moyenne de matière dans l'univers, et
  5. même de déterminer l'âge de l'univers !

Durant mon exposé, je présenterai une revue des résultats les plus importants ainsi que plusieurs de mes travaux originaux.


L'origine de la vie.

Vendredi 3 Décembre 1999

Léon OTTEN
Institut de Biologie Moléculaire des Plantes, Université Louis Pasteur de Strasbourg

Résumé non parvenu.


Modèles dynamiques de galaxies elliptiques.

Vendredi 10 Décembre 1999

Nicolas CRETTON
Max-Planck-Institut für Astrophysik, Heidelberg

Résumé non parvenu.


Le spectre remarquable de l'étoile de type B: HD 83206.

Vendredi 17 Décembre 1999

Nicolas LEHNER
Université de Belfast

Nous avons récemment identifié une étoile B, <qui présente un spectre stellaire et interstellaire remarquable.

Des observations spectroscopiques de très haute résolution, (R ∼160000) ont été obtenues pour cette étoile du halo de type B précoce. Ses raies métalliques très fines permettent de tester les modèles théoriques d'atmosphères stellaires et de formation des raies, mais rendent difficile de décider s'il s'agit d'une étoile de la séquence principale ou d'une étoile évoluée. Nous avons utilisé des modèles d'atmosphère hors-ETL pour estimer ses paramètres atmosphériques et les abondances absolues de ses métaux (C, N, O, Mg et Si). Une analyse en ETL a parallèlement été développée pour apprécier sa validité éventuelle pour une détermination plus simple de l'abondance du Fer. Les abondances obtenues ne diffèrent pas significativement de celles que l'on obtient pour des étoiles B normales à partir de modèles hors ETL. La comparaison des abondances déduites d'analyses hors ETL et en ETL montre des différences systématiques de 0.1 - 0.2 dex qui soulignent l'importance de l'analyse hors ETL lorsqu'il s'agit d'obtenir des mesures d'abondances précises. La position de l'étoile dans le diagramme de HR et ses abondances métalliques normales nous conduisent à conclure que HD83206 est probablement une étoile de type B de la séquence principale. C'est, parmi les étoiles de cette classe observées jusqu'á present, celle qui possède les plus fines raies. Les raies interstellaires présentes dans son spectre révèlent la présence sur la ligne de visée de nuages de haute vitesse et de vitesse intermédiaire. Les résultats obtenus à ce sujet seront brièvement présentés.


Vers un nouveau type de magnétisme stellaire.

Vendredi 7 Janvier 2000

François LIGNIERES
Queen Mary and Westfield College, Londres

La génération d'un champ magnétique dans une étoile est généralement associée à la présence d'une zone de convection thermique sous sa surface. Des phénomènes d'induction y transforment l'énergie cinétique des mouvements de convection en énergie magnétique. Pourtant, des observations récentes suggèrent que des étoiles sans enveloppe peuvent aussi engendrer un champ magnétique.

Je défendrai l'idée selon laquelle ce nouveau type de magnétisme est dû à la rotation rapide de ces étoiles. Je présenterai un modèle décrivant la formation d'une couche turbulente sous la surface d'une étoile qui émet un fort vent stellaire. La modélisation du transport turbulent de moment cinétique à grands nombres de Reynolds. Elle utilise également une analogie avec l'action des vents atmosphériques à la surface de la mer.

Finalement, la possibilité d'un effet dynamo dans cette couche turbulente sera discutée.


La spectrométrie haute–résolution à l'usage de la structure galactique.

Vendredi 14 Janvier 2000

Caroline SOUBIRAN
Observatoire de Bordeaux

L'évolution des moyens d'observation conduit à l'acquisition d'un nombre de plus en plus grand de spectres stellaires, pour des étoiles de plus en plus lointaines. La haute–résolution, qui était plutôt le domaine de la physique stellaire, devient un outil pour sonder les populations stellaires de la Galaxie en fournissant des vitesses radiales, des distances et des métallicités précises pour des échantillons statistiquement significatifs.

Mais l'analyse d'un grand nombre de spectres haute–résolution prendrait un temps prohibitif avec les méthodes classiques, et de nouvelles techniques de traitement rapide doivent être envisagées. Dans ce cadre, je présenterai un logiciel d'intérêt général, TGMET, permettant de paramétrer automatiquement des spectres stellaires en termes de température effective, gravité, abondance en fer et magnitude absolue. Je montrerai les résultats obtenus sur les distances spectroscopiques par comparaison aux parallaxes d'Hipparcos. La méthode TGMET repose sur la comparaison d'un spectre observé à une librairie de spectres d'étoiles de référence dont les paramètres physiques sont bien connus. La constitution d'une telle librairie est la première étape d'un projet de base de données spectroscopiques.


Shocks and Photoionization in Active Galaxies.

Mardi 18 Janvier 2000, à 11h, [exceptionnel]

Mark ALLEN
Space Telescope Science Institute, Baltimore, MD

Résumé non parvenu.


Observations du centre galactique en optique adaptative dans l'infrarouge proche.

Vendredi 21 Janvier 2000

Yann CLENET
DESPA, Observatoire de Paris-Meudon

Depuis sa découverte par Balick et Brown en 1974, Sgr A* a été le sujet d'intenses recherches. Assez brillant dans le centimétrique, il possède une faible contre-partie millimétrique et aucune contre-partie claire dans le proche infrarouge. Des observations récentes des vitesses radiales et des mouvements propres des sources très proches de Sgr A* sont compatibles avec un objet central compact -un trou noir- d'une masse de 2.5 millions de masse solaire, et associent donc ce trou noir avec Sgr A*.
Mais le modèle du trou noir central ne va pas sans poser de problèmes, en particulier concernant la luminosité infrarouge de Sgr A*: les limites basses actuelles en luminosité sont significativement trop faibles comparées à celles prédites par les modèles. L'identification de Sgr A* dans l'infrarouge proche et moyen est donc un problème crucial auquel l'optique adaptative permet maintenant de s'attaquer.

Je présenterai lors de ce séminaire les résultats obtenus par l'équipe d'optique adaptative de l'Observatoire de Meudon après l'observation du centre galactique en bande K avec le système d'optique adaptative du CFH (PUEO/KIR), et en bande L avec celui du 3.6 m de l'ESO (RASOIR/COMIC).


Ondes gravitationnelles des binaires compactes spiralantes.

Vendredi 28 Janvier 2000

Luc BLANCHET
DARC, Observatoire de Paris-Meudon

Résumé non parvenu.


Astéro-sismologie des naines blanches et de leurs précurseurs.

Vendredi 4 Février 2000

Gérard VAUCLAIR
Observatoire Midi-Pyrénées (Toulouse)

Je commencerai par replacer les naines blanches dans le contexte de l'évolution stellaire. En plus de leur intérêt intrinsèque, les naines blanches sont des indicateurs d'âge et des laboratoires de la physique dans des conditions extrêmes. C'est pourquoi la connaissance détaillée de leur structure est un enjeu important.
L'astéro-sismologie, outil pour sonder l'intérieur des étoiles, a amené ces dernières années des progrès significatifs dans notre connaissance de la structure interne des naines blanches. Après quelques rappels sur les éléments de base de l'astéro-sismologie, je résumerai ce que l'on peut déduire, en principe, de son application aux naines blanches. Je présenterai ensuite ce que les observations de naines blanches variables nous apprennent réellement, en m'attachant plus spécialement aux naines blanches chaudes et aux pré-naines blanches.


The effect of the Outer Lindblad Resonance of the Galactic bar on the local stellar velocity distribution.

Vendredi 11 Février 2000

Walter DEHNEN
Max-Planck-Institut f"Yr Astronomie, Heidelberg

Hydro-dynamical modelling of the inner Galaxy suggests that the radius of the outer Lindblad resonance (OLR) of the Galactic bar lies in the vicinity of the Sun. How does this resonance affect the distribution function in the outer parts of a barred disk, and can we identify any effect of the resonance in the velocity distribution actually observed in the solar neighbourhood? To answer these questions, detailed simulations of the velocity distribution, f(v), in the outer parts of an exponential stellar disk with nearly flat rotation curve and a rotating central bar have been performed. For a model resembling the old stellar disk, the OLR causes a distinct feature in f(v) over a significant fraction of the outer disk. For positions up to 2kpc outside the OLR radius and at bar angles of ∼10-70 degrees, this feature takes the form of a bi-modality between the dominant mode of low-velocity stars centred on the local standard of rest (LSR) and a secondary mode of stars predominantly moving outward and rotating more slowly than the LSR.

Such a bi-modality is indeed present in f(v) inferred from the Hipparcos data for late-type stars in the solar neighbourhood. If one interprets this observed bi-modality as induced by the OLR – and there are hardly any viable alternatives – then one is forced to deduce that the OLR radius is slightly smaller than Ro. Moreover, by a quantitative comparison of the observed with the simulated distributions one finds that the pattern speed of the bar is 1.8 ± 0.15 times the local circular frequency, where the error is dominated by the uncertainty in bar angle and local circular speed.

Also other, less prominent but still significant, features in the observed f(v) resemble properties of the simulated velocity distributions, in particular a ripple caused by orbits trapped in the outer 1:1 resonance.


Les séismes et le risque sismique en France: où en sommes-nous? Le rôle du Réseau National de Surveillance Sismique.

Vendredi 18 Février 2000

Michel GRANET
EOST-Institut de Physique du Globe, Strasbourg

Résumé non parvenu.


Molecules in interstellar space.

Vendredi 25 Février 2000

Helen R. DICKEL
University of Illinois and Netherlands Foundation for Research in Astronomy, University of Amsterdam, Astronomical Institute

Only a few molecules were known to exist in outer space when OH, the first interstellar molecule to be discovered by radio techniques, was observed in 1963. By January 2000  120 molecules had been discovered with the most complex, HC11N, having 13 atoms. An overview of the discovery of molecules and mapping of molecular clouds will be followed by a discussion of more recent radio observations of selected star-forming regions with the Berkeley-Illinois-Maryland Array.


Heating of coronae by microflares: evidence and open questions.

Vendredi 3 Mars 2000

Arnold BENZ
Institute of Astronomy, ETH-Zentrum, Zurich

Résumé non parvenu.


Transition vers la turbulence dans les couches limites, structures cohérentes et mélange: une approche par simulation numérique.

Vendredi 10 Mars 2000

Pierre COMTE
Institut de Mécanique des Fluides, Strasbourg

Résumé non parvenu.


Observation de l'émission Gamma des Novae classiques.

Vendredi 17 Mars 2000

Pierre JEAN
Centre d'Etude Spatiale des Rayonnements (CESR), Toulouse

Résumé non parvenu.

Pour des détails sur INTEGRAL, voir http://www.cesr.fr/~inte20/


Distribution période-luminosité-couleur des variables à longue période et test des modèles de pulsation.

Vendredi 24 Mars 2000

Dominique BARTHES
Depto. de Astronomia i Meteorologia, Universitat de Barcelona

La calibration de la luminosité de 350 Miras et SRa/b à partir des données HIPPARCOS a permis de distinguer leurs différentes populations et de déterminer leurs distributions (et relations moyennes) période-luminosité-couleur. L'habitude de transposer la relation PL des "Miras" du LMC à d'autres galaxies est alors remise en question. La confrontation avec une grille de modèles de pulsation révèle que les périodes et couleurs prédites par les modèles, tant linéaires que non-linéaires, sont nettement différentes de la rŽalité, ce qui peut avoir des conséquences sur les calculs d'évolution AGB. En attendant que le couplage entre pulsation interne et enveloppe circumstellaire soit correctement traité, il est nécessaire d'effectuer des corrections systématiques. Les paramètres fondamentaux des différentes populations peuvent alors être estimés et mettent en évidence, de manière cohérente avec la cinématique, des différences d'âge et de degré d'évolution.


Les rayons cosmiques d'énergie ultime.

Vendredi 31 Mars 2000

Antoine LETESSIER SELVON
Laboratoire de Physique Nucléaire des Hautes Energies (LPNHE), Universités de Paris 6 et 7, Jussieu

Résumé non parvenu.


La modélisation 3D des nébuleuses planétaires.

Vendredi 7 Avril 2000

Christophe MORISSET
Laboratoire d'Astronomie Spatiale, Marseille

Les nébuleuses planétaires ne sont pas objets à symétrie sphérique, elles présentent souvent des morphologies axi-symétriques (ellipsoidales ou bi-polaires) sur lesquelles viennent s'ajouter des motifs à symétrie centrale. La compréhension des causes de ces asymétries passe par des observations de plus en plus détaillées auxquelles doivent correspondre des moyens de modélisation adaptés. Un code unique de photoionisation détaillé traitant une distribution quelconque de matière (3D) a été développé à l'IAG de Sao Paulo (Brésil). Nous avons utilisé ce code pour montrer que la reproduction des images monochromatiques et du spectre global d'une nébuleuse ne suffit pas à lever l'indétermination concernant la distribution du gaz ionisé. Il est nécessaire de contraindre les modèles 3D par des observations à haute résolution spatiale et spectrale, pour obtenir des cartes de variation de la densité (e.g. à partir de [SII] 6717/6731) et des profiles de raies. Un exemple d'une telle modélisation morpho-cinématique est donné dans le cas de NGC 3132, dont nous avons reproduit l'ensemble des observations à partir d'un modèle de type Diabolo de la distribution de gaz.


Etude multi-longueur d'onde du candidat trou noir GX 339-4: couplage accrétion-éjection.

Vendredi 28 Avril 2000

Stéphane CORBEL
Harvard-Smithsonian, Center for Astrophysics, Cambridge, MA

C'est à l'étude observationnelle multi-longueur d'onde du candidat trou noir GX 339-4 que sera consacré ce séminaire. Dans un premier temps, je montrerai que le rayonnement radio de GX 339-4 est lié à l'injection continue de plasma relativiste dans un jet compact. En 1998, GX 339-4 a effectué une transition vers un état spectral X intense et les observations radio, X mous et X durs ont montré que cette transition s'accompagnait d'une suppression physique du jet de GX 339-4. Suite à un ensemble d'observations multi-longueur d'onde, nous avons pu mettre en évidence un fort couplage entre le disque d'accrétion, le jet compact et la couronne à l'origine du rayonnement X dur. A partir d'observations radio, infrarouge, optique, X et gamma, un modèle pouvant expliquer l'origine des différentes composantes d'émission de GX339-4 dans les différents états spectraux X est proposé.

Finalement, ces résultats seront placés dans le cadre plus général des systèmes binaires X et des noyaux actifs de galaxies dans l'optique de mieux cerner le couplage accrétion–éjection autour d'objets compacts.


Super Novae Extra-galactiques et mesure du paramètre de densité de l'Univers et de la constante cosmologique.

Vendredi 5 Mai 2000

Delphine HARDIN
Laboratoire de Physique Nucléaire et des Hautes Energies (LPNHE), Paris-Jussieu

Résumé non parvenu.


Dynamique des disques et planètes extrasolaires.

Vendredi 12 Mai 2000

Caroline TERQUEM
Institut d'Astrophysique de Paris

Une fraction significative des planètes extrasolaires détectées à ce jour orbitent à des distances relativement faibles de leur étoile parente. Ceci suggère que, sous l'effet des interactions de marée avec le disque environnant, les protoplanètes migrent efficacement à travers le disque.

Je présenterai des modèles de disques protoplanétaires, et décrirai les mécanismes de migration. Puis je discuterai les mécanismes susceptibles d'arrêter la migration d'une protoplanète avant qu'elle n'entre en collision avec son étoile parente. Enfin, je décrirai comment la migration des coeurs planétaires affecte la formation des planètes géantes.


Rythmes du temps, astronomie et calendrier.

Vendredi 19 Mai 2000

Emile BIEMONT
Institut d'Astrophysique de Liège

L'approche de l'an 2000 a incité à la réflexion sur la découpe actuelle du temps...
Il a fallu de nombreux millénaires à l'homme pour assurer la transition entre le temps des lunaisons des sociétés primitives et le décompte précis du monde moderne généré par le quartz et l'atome.
Jadis, nos ancêtres étaient tributaires des rythmes imposés par la nature. Les observations astronomiques jouaient un rôle important.
Plus récemment, le décompte temporel, régi par les horloges atomiques, a permis d'affiner la précision des observations.
Désormais, la lunaison ne joue plus qu'un rôle mineur dans notre vie. Le calendrier s'est détaché progressivement du mois lunaire pour devenir solaire.
La symbolique du mystère temporel a varié au cours des siècles. Rythmé par les Olympiades, le temps des cités grecques a laissé la place à une vision rationnelle et mécanique de l'écoulement des jours et des années. La domestication du temps par la technologie s'efforce de rendre désuète la poésie des montres et des horloges somptueuses d'autrefois. Elle tend à s'ériger en nouveau gardien du temps et à faire définitivement du calendrier un monument de l'histoire.


Structures magnétisées d'accrétion-éjection.

Vendredi 26 Mai 2000

Fabien CASSE
Observatoire de Grenoble

Autour de certains objets astrophysiques (étoiles jeunes, objects galactiques et noyaux actifs de galaxie), des jets de matière ont été observés. Ces jets ont des propriétés communes telles qu'un fort degré de collimation ou, au moins pour certains objets, des indices d'interrelation avec un disque d'accrétion sous-jacent. Cette corrélation entre le phénomène d'accrétion et d'éjection, via un champ magnétique à grande échelle, est à la base du modèle développé à Grenoble depuis plusieurs années. Dans ce modèle, le champ magnétique extrait le moment cinétique du disque pour le transférer verticalement à la matière du jet. Je commencerai ce séminaire par décrire comment une partie de la matière du disque peut être envoyée dans le jet. Puis je poursuivrai ensuite en présentant les effets de la création (ou pas) d'entropie à l'intérieur de ces structures. Je montrerai enfin que le traitement de l'équation d' énergie dans le disque peut avoir des conséquences gigantesques sur les propriétés du jet émis depuis le disque. Par exemple, un énorme chauffage coronal peut engendrer des structures où un flux de masse énorme est éjecté dans un jet (qui peut être un rotateur magnétique lent grâce à la présence non négligeable d'énergie thermique dans le jet). A l'opposé, un tout petit chauffage contenu à l'intérieur du disque peut mener à obtenir des jets très dilués et très rapides.


Transport turbulent dans les objets en rotation différentielle, ou comment le laboratoire peut aider l'astrophysicien.

Vendredi 9 Juin 2000

Jean-Paul ZAHN
DASGAL, Observatoire de Paris-Meudon

La plupart des objets astrophysiques sont en rotation, et cette rotation est rarement uniforme. Dans ces écoulements cisaillés, des instabilités peuvent se produire, engendrant la turbulence et causant ainsi un transport accru de matière et de moment cinétique. Je rappellerai quel rôle important ce transport joue dans la structure et l'évolution d'une étoile ou d'un disque d'accrétion.

Or il est surprenant de constater que l'on connaît peu de chose sur ces instabilités de cisaillement, dès lors qu'elles ne sont pas linéaires mais d'amplitude finie. Certains doutent même de leur existence. C'est pourquoi une nouvelle expérience de Couette-Taylor a été montée avec O. Dauchot et F. Daviaud au Service de la Matière Condensée du CEA/Saclay; je présenterai les premiers résultats obtenus tout récemment par O. Richard, et discuterai de leur pertinence astrophysique.


Oscillations d'un fluide en rotation et solutions de l'équation de Poincaré.

Vendredi 16 Juin 2000, à 11h exceptionnellement

Michel RIEUTORD
Observatoire de Midi Pyrénées

Résumé non parvenu.


Restes de Super-Novae: Modèles et Rayonnement X.

Vendredi 23 Juin 2000

Anne DECOURCHELLE
Service d'Astrophysique, CEA Saclay

Résumé non parvenu.


Astroparticules, astronomie des neutrinos et l'expérience ANTARES.

Vendredi 30 Juin 2000

Yan BENHAMMOU
Groupe de Recherche en Physique des Hautes Energies, UHA - Mulhouse

Résumé non parvenu.


J. Heyvaerts, Observatoire Astronomique de Strasbourg